‹ Bourdaloué: Histoire critique de sa prédication d'après les notes de ses auditeurs et les témoignages contemporainsChapitre 85 sur 475 · LES DRAGONNADES AVANT LES MISSIONS · texte numérisé non relu

LES DRAGONNADES AVANT LES MISSIONS

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pour la plupart une tout autre origine. Le procédé ne saurait être plus nettement décrit que par les dépêches des intendants ou les nouvelles froidement enregistrées par les annalistes de la cour. L’exposer est le flétrir, mais la faute n'en est pas à l'historien; el il est trop juste de montrer en quelles conditions impossibles étaient placés les missionnaires, que M de Sévigné (qu’elle ait ou non «impercepüblement... ri, au moins des yeux » en l’écrivant!), nous représente comme chargés de parfaire l’œuvre des dragons et d'aller apprendre aux foules DÉAUEs elles avaient eu raison de se convertir ?.

On sut alors, écrit Sourches au 20 septembre 1685, que le marquis de La Trousse étoit allé commander les troupes en Dauphiné, et sous lui le Comte de Tessé, mestre de camp général des dragons, et que M. le duc de Noailles étoit allé faire la même chose en Languedoc, où M. de Saint-Ruth étoit passé pour commander sous lui. Les conversions des huguenots continuoient dans tous ces pays-là, et l’on entendoit parler que de dix ou de vingt mille convertis en six semaines de temps à.

Rulhière “ a cité les lettres de Louvois à Le Tellier, dans lesquelles les «retours » se chiffrent aussi par milliers :

1. C’est l'avis de M. L. Crouslé (Fénelon et Bossuet, t.1, p. 93, note 7) qui est peut-être moins entré qu'il ne le suppose dans la psychologie de la marquise, s'exposant à lui prêter des sentiments en avance d’un siècle pour le moins, sinon les idées du nôtre. En ce cas, elle serait bien à blämer de n'avoir employé, dans l'intimité du moins, que cette ironie imperceptible, et d'avoir si légèrement parlé de ces tristes expédients de la politique religieuse de Louis XIV. J'aime mieux croire, à sa décharge, qu'elie n'en voyait guère plus que ses contemporains. N'est-ce point là d'ailleurs le ton, nullement ironique de la lettre du 28 octobre 1685» annonçant la mission de Bourdaloue à Montpellier (cf. plus haut, p. 597. « Vous aurez vu sans doute l’édit par lequel le Roi révoque celui de Nantes. Rien n'est si beau que tout ce qu'il contient, et jamais aucun roi n'a fait et ne fera rien de plus mémorable. » (T. vit, p. 470.)

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