SERMONS SUR LES MYSTÈRES
lœurs » cette « vérité » qu'il vient d'expliquer. C'est enore ainsi qu'il procède dans le sermon sur la Commémo* ati'on des morts :
c Je trouve dans le christianisme, dit Bourdaloue, trois ar de personnes qui, par différentes raisons, ne contribuent
nen au soulagement des âmes du purgatoire ; les premiers ant ceux qui ne croient pas leurs peines ; les seconds ceux qui js croient, mais qui n'en sont pas touchés; et les derniers, ceux lêmes qui en sont touchés, mais qui n'emploient pas les aoyens efficaces pour les soulager, »
De là trois parties :
« La première tient lieu d'une controverse, mais d'une con-
roverse aisée, qui ne fera que vous affermir dans les sentiments
hodoxes touchant la charité qui est due aux morts; la se-
e sera une exhortation pressante pour vous porter à ac-
plir fidèlement le devoir de cette charité; et la dernière,
il puction pratique pour vous apprendre en quoi doit
M iT cette charité *. »
Bourdaloue ne s'en tient jamais à la partie de « controeerse ; » il veut que, dans ses discours comme dans la vie, a pratique du christianisme découle de la foi ; il s'applique i les montrer inséparables l'une de l'autre. Son invention éconde et ingénieuse sait découvrir des points de vue, iréer des plans, où le dogme et le précepte, le symbole et e décalogue, non-seulement s'enchaînent, mais s'unissent troitement et, pour ainsi dire, se combinent. Voyez par xemple, dans un des sermons sur la Nativité de Jésus- 8t ^, le long et beau développement de cette idée,
si Jésus-Christ est né dans l'humilité, dans la pauvreté, la souffrance, c'est qu'étant notre Sauveur, et voulant
s sauver en nous réformant, il condamne, par ces trois