Premier Avent, t. I, p
2. Dimanche de Quasimodo. Sur la Paix chrétienne^ fin, t. IV, p. 324.
3. 20 dim. ap. TÉpiphanie, Sur FÉtat du manage, 2® partie, t. V, p. Si.
4. Premier Avent. Fête de tous les Saints, l^e partie, t. I, p. 22.
5. Panégyriques. Sermon pour la fête de saint Ignace de Loyola, t. XIII, p. 55.
les mathématiques de promptitude à comprendre et de sûreté à raisonner ^
Fort jeune encore, il fut chargé d'enseigner Tenfance. Selon l'usage de la Compagnie, il professa successivement toutes les classes, celles de grammaire d'abord, puis les humanités et la rhétorique. C'était en quelque sorte refaire avec plus de maturité et de profondeur ses propres études. On ne sait très-bien ce qu'on sait qu'en l'apprenant aux autres.
La pratique de l'enseignement fut une école excellente pour le futur prédicateur. Il y connut par l'expérience de chaque jour quelles règles il faut suivre pour faire pénétrer dans l'esprit et y graver ce qu'on veut qu'il retienne, l'efficacité de la méthode, la nécessité de tout expliquer, de tout éclaircir, de distinguer avec netteté ce qui pourrait être confondu, de revenir souvent sur le même objet pour en donner une intelligence complète, de fortifier toujours les maximes générales par des applications particulières, les préceptes par des exemples. Bourdaloue gardera dans la chaire ces qualités du professeur, et l'on comprend que ses supérieurs aient considéré d'abord l'enseignement comme le meilleur emploi des facultés d'un esprit si solide et si méthodique, si net et si précis.
Il nous est parvenu un monument de l'enseignement de Bourdaloue : c'est une Rhétorique écrite en latin par un de ses élèves, et sous sa dictée. Ce petit traité, naguère traduit en français ^, ne se distingue pas sans doute par des vues personnelles et neuves. Quelques traits pourtant sont précieux à noter. Ainsi le professeur dégage avec soin les notions importantes de toutes les surcharges et curiosités