Mystères, l"*" senn. sur la Purification^ t. XI, p
•J- Retraite spirituelle, 2» jour, 2« méditation, t. XVI, p. 38-39.
mieux débiter, nous avons donc des maximes pour toutes sortes de personnes, pour les bénéficiers, pour les prêtres, pour les religieux, pour les gentilshommes, pour les domestiques, pour les riches, pour ceux qui sont dans le commerce, pour ceux qui sont mal dans leurs affaires, pour ceux qui sont dans l'indigence, pour les femmes dévotes, pour celles qui ne le sont pas, pour les gens mariés, pour les gens déréglés : enfin rien n'a échappé à leur prévoyance ^ »
Il y a aussi, chez Bourdaloue, des maximes « pour toutes sortes de personnes, » mais qui sont le contre-pied de tous les ingénieux tempéraments que Pascal prête à ses adversaires. S'il faut en croire les Provinciales^ les docteurs de la Société n'approuvent point sans doute la simonie; à Dieu ne plaise! ils condamnent hautement le mot, mais ils laissent passer la chose en lui ôtant son nom. (( Si l'on donne un bien temporel pour un bien spirituel, c'est-à-dire de l'argent pour un bénéfice, et qu'on donne l'argent pour le prix du bénéfice, c'est une sinaonie visible; mais si on le donne comme le motif qui porte la volonté du collateur à le conférer, ce n'est point simonie, encore que celui qui le confère considère et attende l'argent comme la fin principale ^. » Que seront les marchés conclus à la faveur de ces détours subtils, sinon ces « simonies palliées et déguisées, » que Bourdaloue réprouve avec énergie, « en sorte, dit-il, qu'on peut bien présentement nous reprocher ce que reprochait TertuUien aux païens, quand il leur disait qu'ils faisaient servir la majesté de leurs dieux à leurs intérêts : Apud vos majestas quœstuaria efflcitur ^ ? »
« Quant aux prêtres, continue le jésuite de Pascal, nous avons plusieurs maximes qui leur sont assez favorables * ; »