‹ Bourdaloue, sa prédication et son tempsChapitre 170 sur 341 · Dominicales. Sur In Tempérance chrétienne^ p · texte numérisé non relu

Dominicales. Sur In Tempérance chrétienne^ p

loue aime, et qu'il traite en perfection. Je ne puis citer ici que les titres des beaux et instructifs discours sur le devoirs des pères par rapport à la vocation de leurs enfants, sur l'état de mariage, sur l'oisiveté, sur le soin des domestiques, sur l'état de vie, sur le pardon des injures, sur la restitution. Bourdaloue nous le dit, il « se promet beaucoup » de ces matières; elles sont a morales; » elles sont « instructives » et « capables de remuer les plus secrets ressorts des consciences. »

N'avions-nous pas raison de dire, en parlant des caractères généraux de la prédication de Bourdaloue, qu'il était moins encore le prédicateur que le directeur de son auditoire? Ces deux rôles se confondent dans sa pensée; tout au moins il regrette qu'il y ait entre l'un et l'autre quelque difTérence. La prédication est à ses yeux d'autant plus parfaite qu'elle se rapproche davantage de la direction par la précision minutieuse des préceptes, par l'efïicacilé sensible des résultats. « Si vous apportiez de meilleures dispositions, dit Bourdaloue dans un sermon sur la Patvk de Dieu;

V Pas une parole no vous échapperait, et pas une qui demeurât sans fruit. Vous trouveriez en nous des guides, des maîtres, des pères ; des guides pour vous conduire à Dieu, des maîtres pour vous élever dans la connaissance de Dieu, des pères pour vous former selon Dieu *. »

Dans un autre discours sur le même sujet, il compare le prédicateur au médecin.

(( Quand, pour la santé du corps, j'ai à choisir im médecin, je n'examine point s'il est orateur ou philosophe; s'il s'exprime avec politesse, et s'il sait donner à ses pensées un tour ingénieux et délicat ; mais je veux qu'il ait de l'expérience et qu'il soit versé dans son art; je veux qu'il connaisse mon tempérament et qu'il soit en état de me guérir : cela me suffit *. »

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