‹ Bourdaloue, sa prédication et son tempsChapitre 2 sur 341 · PRÉFACE IX · texte numérisé non relu

PRÉFACE IX

premier, par celte raison que Bourdalouè enseigne plus ordinairement la morale que le dogme, et que ses peintures forment bien moins un portrait du cœur de Tliomme qu'un vaste tableau dés mœurs contemporaines.

A la fin de chacune des trois parties, je m'efforce de déterminer eu quoi les caractères qui viennent d'être reconnus à Bourdalouè, soit dans l'éloquence, soit dans la doctrine, soit dans la peinture morale, étaient conformes aux idées, aux goûts, aux tendances de son siècle, et par là même nous conviennent moins. Ces conclusions partielles, qui contribuent à résoudre la même question générale, donnent à l'ensemble du travail son unité ; et comme d'ailleurs il est impossible d'étudier de près Bourdalouè et de le comprendre sans le replacer constamment par la pensée en face de son auditoire et au milieu de son époque, on jugera sans doute que cette étude n'a rien usurpé de son titre : Bourdalouè^ sa prédication et son temps.

Les citations que j'ai tirées des œuvres de Bourdalouè sont nombreuses : elles paraîtront peut-être à quelques-uns multipliées jusqu'à la surcharge. D'autres estimeront avec plus de raison peut-être qu'elles sont la principale recommandation de ce travail. Elles en ont été du moins une des plus grandes difficultés. Le développement, chez Bourdalouè, est si compacte et si fortement lié ; la phrase est si ample et si com-

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