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CHAPITRE II

PEIxNTURE DES MŒURS DU TEMPS

SOMMAIRE

I. Liberté de la prédication chrétienne au xvii' siècle.— Liberté de Boordilooe dans les peintures qu'il fait des mœurs contemporaines. — But et eertetèn véritable de ces peintures. — Ce qu'il faut penser des portraits et des albutou dans les sermons de Bourdaloue. — Gomment on peut dégager des ■ennoiil de Bourdaloue une peinture générale et fidèle des mœurs du temps* — Pourquoi B lurdaloue peint surtout les mœurs des grands et des nobles. ^ IL Jugements généraux sur la cour. — Principaux vices des nobles. -<- Ambition st intrigue. — Bassesse et servilité pour arriver à la faveur. — Esprit de baotenr et d'autorité jalouse. — Impopularité croissante des grands. •— Gorroptioii dss juges. — Pernicieux effets de la vénalité des charges. — Mahrersationi dss financiers ; les publicnins du christianisme. — Défaut de délicatesse et gains honteux mémo dans la noblesse. — III. État de gène de la plupart des nobles, résultat d'un luxe sans mesure. — Jeu effréné. — Trieheries. — Créanciers non payés. — Oisiveté des nobles. — La vie de cour. «- Le sermon sur les Divertissements du monde. — Bal. — Romans. '- Promenades. ' Toilette des femmes. — IV. Galanterie. — Amitiés sensibles et prétendues innocentes. — Liaisons coupables. .— Mauvais exemples contagieox. <— Immoralité croissante. — V. Vaffaire des Poisons et le sermon ncr Vlwqmreti, — Hardiesse sans exemple de Bourdaloue. — Empoisonnements. — Superstitions sacrilèges. — Vices contre nature. — Livres obscènes. — Ooût des sooiHés suspectes ; le sermon sur la Société des justes avec les pécheurs» — Le théâtre. — Terrible conclusion du sermon sur l'Impureté. — Les excès de table, l'ivrognerie des femmes, et le sermon sur la Tempérance chrétienne. — VI. Pourquoi la religion était impuissante à contenir ces désordres. — CbristianisaM sincère, mais inconséquent. — Irrévérences et scandales dans les églises — L'hypocrisie. — Bourdaloue et le Tartufe. — VII. Le clergé. ^ Abus qal le corrompaient dans l'ancienne société. — Prêtres sans vocation. ^ Prêtres ambitieux. — La naissance, l'intrigue et la favear font parvenir anx dignités ecclésiastiques. — Cupidité et simonies. — Mœurs déréglées on tontes mondaines. — Les communautés religieuses : grande supériorité da clergé régulier. — VIII. Bourdaloue's'adrcssant à Louis XIV. — Conseils mêlés à l'éloge jusque dans les compliments officiels. — Indépendance apostolique et eoursgeuse do Bourdaloue. II combat sans cesse les désordres de la vie da roi. ^

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