Ibid
5. Second Avent. 3« dimanche, sur la Sévérité évangélique, exorde, t. I, p. 305.
G. Sermon pour la fête de saint François de Paule, 2« partie, t. XII, p. 243.
à ceux qui la composent leurs mœurs corrompues et leurs débordements*.)) — ((G*estàlacour...oùs'aYeuglentlepla8 aisément et se pervertissent les consciences même les pins éclairées et les plus droites... Des consciences qui passeraient partout ailleurs pour monstrueuses, se trouvant là autorisées par l'usage et la coutume, semblent y avoir acquis un droit de possession et de prescription. A force de vivre à la cour,... à force d'en respirer Tair et d'en écouter le langage, on s'accoutume à l'iniquité,... et, par un progrès insensible, de chrétien qu'on était, on devient peu à peu tout mondain et presque païen *. )> Enfin, « void ce qu'on en pense et ce qu'on en dit tous les jours : que quand il s'agit de la conscience d'un homme de cour, on a toujours raison de s'en défier ^...))
Le lecteur taxera peut-être déjà toutes ces paroles d'ezagération chagrine : nous le renvoyons à Saint-Simon, à La Bruyère, à la correspondance de Madame, mère du Régent, enfîn, sans parler de tant d'autres témoignages, aux lettres de madame de Sévigné elle-même, peu suspecte de malveillance ou de mauvaise humeur, qui parut quelquefois à la cour, en éprouva un instant lés séductions, mais fut trop sage pour la rechercher, parce qu'elle savait assez ce qui se passait « dans ce bon pays-là *. »
N'en demeurons pas aux appréciations générales; avec Bourdaloue, venons au détail.
(( A la cour, bien loin de se faire un crime de Tambition, on s'en fait une vertu : ou si elle y passe pour un vice, du reste on la regarde comme le vice des grandes âmes, et Ton aime mieux les vices des grandes âmes que les vertus des simples et
des petits^. »
1. Homélie sur r évangile de F Aveugle-né, 2« partie, t. Ill, p. 318.
2. Premier Avant. 3« dimanche, sur la Fausse conscience, 4" partie, t. I, p. 113-114.