‹ Bourdaloue, sa prédication et son tempsChapitre 256 sur 341 · DETTES NON PAYÉES · texte numérisé non relu

DETTES NON PAYÉES

9t un homme admirable... Je ne voudrais pas que M. de Irignan eût entendu ce Père ; il ne croit pas qu'on puisse

18 péché donner à ses plaisirs quand on a des créan* iers : les dépenses lui paraissent des vols quinous ôtentle loyen de faire justice. Vraiment, c'est un homme bien

é; il ne fait aucune composition *. » Bourdaloue n'avait arde de négliger un devoir si méconnu, et dans son ser-

n sur la Restitution, il ne se montre pas moins « salé » ue le P. Morel. Il y remarque que « l'un des obstacles à i conversion les plus invincibles... est cette difficulté de endre au prochain ce qui lui est dû. » Sur ce point, les onfesseurs rencontrent presque toujours l'indocilité et le

uvais vouloir.

« Jusque-là les pénitents écoutent le prêtre comme le lieusnant de Dieu, ils se soumettent à lui comme à leur juge, ils li obéissent comme au pasteur et au médecin de leur âme : uoi qu'il exige d'eux et qu'il leur ordonne, tout leur semble isé. Mais vient-il à leur prescrire une restitution, dès là ils 3 prennent lui-même à partie, et, dans le désespoir de le gainer, ils en cherchent un autre plus traitable, un autre moins barrassant, un autre qui les trompe et qui se damne avec t. Vous diriez que le ministre de Jésus-Christ devient en un loment leur ennemi, parce qu'il s'arme d'un zèle d'équité tour l'intérêt du prochain ^, »

C'est ainsi u qu'il faut faire violence aux riches, et aux xands du monde pour arracher d'eux un paiement dont is conviennent les premiers qu'ils ne peuvent se déendre ^. »

Mais dans l'ordre divin, selon la doctrine de Bourdaloue [ue nous avons exposée, les créanciers des riches, ce sont ous les pauvres, et c'est aussi la cause des pauvres qu'il ilaide, quand il s'élève avec persistance contre les excès

Page 1