‹ Bourdaloue, sa prédication et son tempsChapitre 265 sur 341 · Sur les Divertissements du monde^ 3« partie, p · texte numérisé non relu

Sur les Divertissements du monde^ 3« partie, p

2. De la Ville. — Cette promenade à la mode faisait le sujet des satires et des comédies du temps. On jouait au Théâtre-Italien en 1696 les Bains de la porte Saint- Beimard. (La Bruyère, édition annotée par M. Hémardinquer). — 11 faut lire tout le commencement de ce chapitre de la Ville; La Bruyère y parle précisément des promenades, et ce qu'il en dit confirme, en les éclaircissant, les sévères paroles de Bourdaloue,

surer le prédicateur. L'appareil provocant du costume, le surcroît de la parure joint à Tiasuffisance du vêtement, révélaient chez les femmes un désir immodéré de plaire et de séduire. Un livre paru en 1675, et attribué à Tabbé Boileau, dénonçait le mal, que plusieurs évêques attaquèrent en vain dans leurs mandements. Bourdaloue à son tour s'élève fréquemment contre « ces habitudes païennes, » et la persistance qu'il niet à les combattre témoigne assez qu'elles étaient fort répandues. Dans son libre et énergique langage, il reprochait aux femmes et aux filles dn siède (( ces artifices de la vanité humaine employés à relever les agréments d'une beauté pernicieuse;... ces nudités artificieuses, et quelquefois si honteuses et si scandaleuses, dont le ciel rougit *. »

« Les dame s chrétiennes sont maintenant plus païennes que les païennes mêmes en ce qui regarde l'immodestie et le luxe de leurs habits... Elles semblent n'être sur la terre et n'avoir une â.me que pour servir leur corps. Combien en voit-on onîquement occupées à le parer, à le nourrir, à rembellir, à le plâtrer 1 Combien en feraient, s'il leur était possible, ridols dn monde, et en font, sans y penser, une victime de Tenfer "1 »

Ces désordres en impliquent d'autres, et de plus graves. On s'est fait parfois sur la régularité des mœurs an dixseptième siècle de singulières illusions, que Bourdalone, témoin aussi éclairé que vigilant, ne nous autorise point à partager. La société fréquente et habituelle entre les per* sonnes de sexe différent, inaugurée dans les salons an

1. Carême. Dim. de la 3« semaine, sur t Impureté, !'• partie. — Mystères. Sermon pour la fête de la Pentecôte, 2« partie, t. III, p. 75, et t. X, p. 311.

2. Panégyriques. Serm, pour la fête de sainte Geneviève, i^ partie. — Carême. Sermon sur la cérémonie des Cendres, 2» partie > t. X1I| p. 161, et t. Il, p. 63.

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