‹ Bourdaloue, sa prédication et son tempsChapitre 270 sur 341 · LIBERTINAGE DES GRANDS · texte numérisé non relu

LIBERTINAGE DES GRANDS

[es dames, à la cour, à qui Taurait, dont pas une n'eût osé le brouiller avec lui, à commencer par les plus hautes*. » Parmi les grands hommes du siècle, le petit nombre est ie ceux qui mènent une vie régulière. Louvois faisait créer me charge à la cour pour la femme de son premier comnis, dont il était Tamant^. L'illustre Turenne, à Tâge de soixante ans, se laissait arracher un secret d'État par sa naîtresse, qui ne lui était même pas fidèle'. Le maréchal ie Luxembourg, digne successeur de Turenne aux armées, a grand devant l'ennemi, » dit Saint-Simon qui ne l'aime [)as, s'abandonnait à un ignoble libertinage, et, presque septuagénaire, prenait son propre fils pour compagnon de îébauches^. Les mœursdeVillars ne furent pas meilleures, ît déshonorèrent également sa vieillesse, avec plus de cylisme encore ^ Celles de Vendôme furent ordurières®.

« Encore, disait énergiquement Bourdaloue, s'ils savaient, ians leur iniquité, se prescrire de certaines bornes, et demeurer lans les limites d'une certaine pudeur. Mais y a-t-il rien dans es plus sales passions de si infect et de si honteux où ils ne se aissent entraîner?... Je n'oserais m'expliquer davantage, et je es renvoie au témoignage de leur conscience pour penser en îux -mêmes et pour se dire à eux-mêmes en quels abîmes de corruption et à quelles abominations la sensualité qui les gouirerne les a conduits. Abominabiles facti sunt (Ps. 13) ', »

Et dans un des sermons sur la Conception de la Vierge^ commentant la parole de saint Paul : Nescitis quoniam :orpora vestra sunt membra Ckristt, il s'écriait avec une îgale liberté de langage :

Page 1