Id., t. V, c. VIII
7. Dominicales. 20® dim. ap. la Pentecôte, sur ie Zèle pour thonleur de la religion^ 2® partie, t. VII, p. 240-241.
ce Quelle indignité, mes frères, et qaelle horreur! ces membres de Jésus-Christ, les. profaner, les souiller, les livrer aux sales désirs d'une prostituée ! Plût au ciel, mon cher auditeur, que je n'eusse pas plus lieu que F Apôtre de vous faire k même reproche ! Mais à quoi ne vous a pas porté la corraptioa du siècle, à quels débordements et à quelles profanations 1 Je dis à quelles profanations : car ne vous croyez pas seulement profanateur du corps de Jésus- Christ, quand vous le recerei dans l'état de votre péché ; mais vous Tètes encore, comment? par ces voluptés brutales et ces plaisirs infâmes où vous plonge la passion, et qui déshonorent le corps du Sauveur en déshonorant le vôtre *. »
Bientôt les liens de la famille se relâchèrent» On ne regarda plus (( le mariage comme une chose sacrée, m comme une chose indifférente et toute profane, conu une pure négociation, comme un trafic mercenaire'. Ur répugna de moins en moins à conclure aces mariages sans attachement, » après lesquels, selon la piquante antithèse de Bourdaloue, « on fait ailleurs de criminels attachements sans mariage ^. » Bien avant le dix-huitième siècle, l'usagi commençait d'autoriser « ces damnables commerces qui dans les familles les mieux établies, causent .tous les jouii de si funestes divisions et de si tristes renversemente*. t (( Les catholiques, écrivait la princesse palatine, qui semUi n'avoir abjuré le protestantisme que pour devenir for libre-penseuse, les catholiques, ici, voient dans leur caté chisme que le mariage est un sacrement ; mais, au fait ils vivent avec leurs femmes comme si ce n'en était pai un, et, ce qui est pire, rien n*est plus approuvé que d( voir des hommes avoir des galanteries et délaisser leur femmes^. )> Les procès scandaleux se multipliaient; encon
1. Mystères. Sur le Très-Saint Sacrement ^ fin, t. X, p. 367-368t
2. DomiDicalcs. 2« diiu. ap. rÉpiphanie, sur CÉiat du mariagi lr« partie, t. V, p. 39.