T. IV, c. VII
3. Ces articles, publiés d'abord dans le Semeur (2 et 23 août, 20 septembre et 22 novembre 1843), ont été réunis dans un volume de Mélanges^ qui fait partie des (ouvres complètes de M. Vinet.
de Bourdaloue a trop souvent le tort de prendre la forme d'une invective contre Bossuet.
C'est le reproche contraire que mériterait M. l'abbé Hurel dans l'ouvrage, déjà cité par nous, des Orateurs sacrés à la cour de Louis XIV *. Bossuet, dont M. l'abbé Hurel comprend si bien la grandeur et le génie, n'a pas besoin pour sa gloire qu'on lui sacrifie Bourdaloue, ni qu'on traite le célèbre jésuite avec une sévérité excessive et parfois presque dédaigneuse. On ne voit pas sans étonnement et sans regret qu'un prédicateur aussi habile et aussi expérimenté que M. l'abbé Hiirel ait plus de peine que les critiques protestants à s'expliquer le succès de Bourdaloue et à comprendre son éloquence.
Nous avons, pour notre part, trouvé grand profit à lire et à comparer ces diverses études, dont plusieurs sont dues à la plume de juges si autorisés. Mais c'est à bien connaître et à bien comprendre le texte même de notre prédicateur que nous nous sommes d'abord et surtout appliqué. Le seul mérite âont nous osions nous prévaloir, * c'est que nous parlons de Bourdaloue, non d'après des ouvrages de seconde main, mais d'après Bourdaloue luimême.