‹ Bourdaloue, sa prédication et son temps [précédée d'une Notice sur Anatole FeugèreChapitre 191 sur 323 · SOMMAIRE · texte numérisé non relu

SOMMAIRE

Les doux espèces de peinture morale : peinture générale du creur humain ; peinture particulière des moeurs d'une époque. — Pénétration de Bourdaloue. — Lumières qu'il tire do la confession. — Sa connaissance du monde. — Exemples. — Rapproclicments avec Molière. — Genre de pénétration propre à Bourdaloue. — IL Comment Bourdaloue décrit les maladies de l'â:ne. — Exemples : le libertinage de créance ; le libertinage de mœurs ; l'hypocrisie. — III. Bourdaloue connaît les principaux mobiles des actions humaines et n'en exclut aucun. — Vertu. — Vanité. — Intérêt. — Passion. — IV. Bourdaloue « le plus judicieux de nos moralistes ».

La peinture morale est de deux sortes, selon qu'elle représente le cœur humain en lui-même, dans ses traits essentiels et permanents, abstraction faite de toutes les différences de temps et de lieu, ou qu'elle reproduit particulièrement les mœurs et les personnages, les vertus et les \ices, les travers et les ridicules d'un pays et d'un siècle. On peut dire en effet qu'il y a en chacun de nous deux hommes inséparables et pourtant distincts : d'abord l'homme en soi, l'homme éternel, pour ainsi dire, avec ses facultés natives, ses tendances, ses passions, qui se mêlent et se combinent dans des proportions infiniment diverses pour former la diversité également infinie des ca-

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