‹ Bourdaloue, sa prédication et son temps [précédée d'une Notice sur Anatole FeugèreChapitre 21 sur 323 · Premier Avent t. I, p · texte numérisé non relu

Premier Avent t. I, p

mettez-moi néanmoins, Seigneur, défaire ici cette confession publique. Je ne sais si vous êtes content de moi, et je reconnais môme que vous avez bien des sujets de ne l'être pas; mais pour moi, mon Dieu, je dois confesser à votre gloire que je suis content de vous, et que je le suis parfaitement*. » Un autre jour encore, il oppose complaisarament les avantages de l'état religieux aux épreuves, aux peines, aux difficultés du mariage qui devient souvent « un enfer 2 ». Tout au contraire, «les consolations célestes » qu'il goûte sont pour lui comme « un paradis anticipé ^ ». Animé d'une affection filiale pour un ordre auquel il faisait profession « de devoir tout ^ » , il eut toujours le vif désir d'honorer la Société de Jésus, de la défendre et de la venger.

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On ne saurait refuser à cette société l'art de connaître les hommes, de discerner et d'éprouver leurs aptitudes. Mais l'extraordinaire facilité de Bourdaloue dans tous les genres d'études rendait pour lui ce discernement malaisé. On put sedemander un instant si ce jeune religieux n'était pas un géomètre de grand avenir, tant il apportait dans les mathématiques de promptitude à ^comprendre et de sûreté à raisonner ^.

Fort jeune encore, il fut chargé d'enseigner l'enfance. Selon l'usage de la Compagnie, il professa successivement toutes les classes, celles de grammaire d'abord, puis les humanités et la rhétorique. C'était en quelque sorte refaire

1. Dimanche de Quasimodo. Sur la Paix chrétienne, fin, t. IV, p. 324.

2. 2« dim. ap. l'Epiphanie. Sur l'État du mariage, 2' partie, t. V, p. 51. .7 > i-

3. Premier Avent. Fêtes de tous les Saints, l'e partie, t. I, p. 22.

4. Panégyriques. Sermon pour la fête de saint Ignace de Loyola, t. XIII, p. 55.

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