‹ Bourdaloue, sa prédication et son temps [précédée d'une Notice sur Anatole FeugèreChapitre 36 sur 323 · vol. in-i · texte numérisé non relu

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qui fait loi, puisque seul il a connu les manuscrits, est loin de répondre à toutes les exigences critiques de notre temps. Ainsi le P. Bretonneau néglige de marquer l'année oîi chaque discours a été prononcé : peut-être l'ignorait-il lui même ; mais il avait encore tous les moyens de s'en informer. C'est à <juoi un éditeur de nos jours ne manquerail pas. Le P. Bretonneau n'en est point curieux. La fidélité bibliographi(jue n'est pas l'unique esprit qui le dirige: il se propose surtout un but d'utilité clirélieune. Il veut que les lidèles et les prédicateurs puissent trouver dans les œjvres de Bourdiloue des modèles de sermons pour les deux stations de l'Aventetdu Carême, pour les principales fêtes et pour tous les dim mclies de l'année ecclésiastique, en un mot, un cours complet de prédication chrétienne. Mais que les sermons auxquels il donne place dans le Carême, par exemple, aient été réellement prononcés la même année, ou (]u'ils se rapportent à des années dillérentes, c'est à peine s'il y prend garde. « Quoique dans plusieurs sermons du Carême, nous dit-il, Bourdaîoue n'adresse pas la parole au roi, il les a néanmoins presque tous prêches à la cour, mais à d'an (res Jours et sous d^iutresécangilcs *. » Devons-nous donc croire que le P. Bretonneau, tout en respectant le fond de ces sermons, en change les exordes, pour les rattacher à un autre évangile? Cette conséquence ne nous parait pas nécessaire. Il est probable que plusieurs des sermons de Bourdaîoue furent prêches tantôt à un jour, tantôt à un autre. Deux évangiles différents peuvent néanmoins se ressembler, et amener le prédicateur à traiter le même sujet. Par exemple, le sermon pour le jeudi de la première semaine de Carême, sur la Prière, qui se rapporte à l'évangile où est racontée la guérison de la fille de la Chananéenne, pourrait fort bien se rattacher également à l'évangile pour le quatrième dimanche de Carême, oii est racontée la guérison du lils du centurion. Pourquoi n'admettrait-on pas que Bourdaîoue prononça ce sermon sur la Prière, uneann.^ele quatrième dimanche de Carême,

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