Ibid., p
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Ces mêm's pierres inspirent à saint Fiilgence une pensée, selon Bourda'oue, aussi solide (ju^iiigénieiise. « Sainl Etienne, dit ce Père, comme premier martyr du christianisme, est une des pierres vivantes dont Jésus-Clirist commence à bâtir son Église, et les Juils, qui sont eux-mêmes des cœurs de pierre," frappant cette pierre mystérieuse, en l'ont sortir les étincelles de la ciiarité et de l'amour de Dieu 1. »
Que de semblables écarts de goût eussent été applaudis des contemporains de Voiture et des Précieuses, on ne s'en étonnerait pas. Mais n'est-il pas surprenant qu'im orateur du temps de Boileau, qu'un prédicateur solide et pratique, un écrivain correct et sobre commeélaitBourdaloue, soit tombé dans ces délauts? Quand il suit dans cette voie les théologiens et les Pères, Bourdalouc, manifestement, sort de sa nature. Ses vastes études ecc!ésiasti(|ues le font quelquefois retomber dans des défauts que le dix-septième siècle avait cessé d'admirer, mais qu'il toléra toujours dans la chaire, et qui retrouvaient même, de temps à autre, un retour de faveur. Venu après Bossuet, Ilourdaloue renouvelle plus que lui ces abus d'interprétation symbolique contre lesquels M. de Bérulle et toute cette école de prédication, dont un savant critique nous a naguère raconté la naissance et les progrès-, avaient sagement réagi. Par là, comme par l'excès de la dialectique, Bourdaloue, il est curieux de le remarquer, semble parlbis renouer la chaîne interrompue avec les prédicateurs scolasti(|ues des époques antérieures : à la différence que, chez ces derniers, les commentaires allégoriques remplaçaient l'enseignement utile et vraiment chrétien, tandis que, chez Bourdaloue, ce sont des détails, des accidents : la solidité de la doctrine n'y perd rien, et la gravité de la parole sainte n'en est pas diminuée. Nous savons cependant (|ue ces ('é.'auls, (juoique assez rares, ont rebuté plus d'un lecteur, même parmi les p'us éclairés, et, par conséquent, expli(juent dans une ce|
1. l'ani'syi'iquos. Sermon pour la fêle de saint Ètimne, i" luirtï 1. Xîi. p ll'O,