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Bodin! ils se roulent dans leur poison, fous de mourir à ln grande sculpture, pour vivre de la seule transe du modèle.
« Le bronze csj là, prisonnier de la seule chair, hors de ht loi sculpturale,
« Certes, Villon eût dit, en son rire mordant, s'il eut connu Fart de Bodin : «Et ne fait pas ce tour qui veult. » Certes, Rodin est grand. Rodin est une agonie immortelle . »
Dans cos moindres tronçons, pourtant, le style de Radin se marque si profondément qu’un aveugle le reconnaîtrait au simple toucher :
« Si le monde des formes devait s'effacer pour mes yeux, qu'on m’apporte un bloc sculpté par Rodin en des profils mouvants; en les touchant, s’éclairera l’esprit; je ressaisirai par leurs formes tout mon regard et j’entendrai en moi l'hymne muet du flot des formes.
« Et voilà l’œuvre de Rodin, Un chef-d’oenvre de lui, c’est des instants éternisés où les heures se font profondes,
« Pour entendre sonner ces heures, à nous de ne ne pas élre sourds. »
Bourdelle écrit les pages que nous venons d’analyser à Saint-Barthélemy, près de Marseille. Des hauteurs d’une pinède abandonnée, devant la mer bleue, « dans l'unité d’azur d’été », l’analogie Je frappe entre ta forme haletante de Rodin et l'agi talion de la mer « reconstruisant sans fin «les horizons qui se cherchent ». Il termine ainsi son étude :
« La mer roule et brise ses lames et, dans cette amertume rhumanilé se reconnaît; pareillement se crée le désespoir vivant dons l’œuvre sculptée de Rodin; elle est un océan d’éclairs arrachés à l'ombre de l'homme.
« Mais, hélas! moins encore que la mer qui connaît des périodes de calme et de détente,
« Pas un atome de cet art n'a pu joindre le