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une recherche de pathétique dans l'immobilité très diilÏM'ent de ce qu’exprimait l’attitude du Penseur de Rodin, plus convulsé. Bourdelle va poursuivre encore, à partir de 1912,
l'exécution des grandes compositions dont il avait toujours rêvé et que nul n’avait songé à lui commander. Une période nouvelle s'ouvre dans sa vie.
M. Gabriel Thomas <“>, directeur du Musée Grévin et qui s'était vivement intéressé à l'Héraelès archer, s'adresse à Botirdelle et à Maurice Denis pour compléter par un décor sculpté et peint le théâtre des Champs-Elysées dont les frères Perret étaient les architectes. Bourdelle exécute pour la façade la suite de reliefs que tout le monde connaît. A l'appel du dieu Apollon les muses accourent de tous les points de l'horizon. Outre ce motif central, les différents arts, architecture, sculpture, comédie, tragédie^ -.musique et danse sont évoqués en tic puisàanlsr jÂéliefSk
La 1 >anse tractcttU%vec une force particulière la joie qu'a eue l'artiste d'exprimer le pathétique des mouvements qu’il avait passionnément étudiés d’après Isadora Dimean et que ni l'art antique, ni celui des imagiers gothiques, n'avaient osé évoquer par des rythmes à la fois aussi puissamment cadencés et aussi équilibrés. Le parti que Bourdelle a su tirer notamment des plis des vêtements et des draperies, tout en respectant « la bonne paix des murs », est remarquable, t! s'y était essayé avec quelque maladresse encore dans
(«) C’est à lui qu’appartint le choix des artistes devant collaborer à la décoration du théâtre de Fa venue Montaigne.
son monument de Montauban. II atteint maintenant à la mai irise. On devine que, dans le groupe de la Danse, l’homme et la danseuse bondissent sur place en quelque sorte, d’avant en arrière puis d’arrière en avant, rien qu’à observer le rythme dessiné par les plis, moyen habile et éloquent de prolonger la signification d’un geste forcément arrêté et d’éviter qu’il ne s’immobilise.
On sait enfin que Bourdelle exécuta pour le péristyle du théâtre de Perret une belle suite de fresques. Je ne puis ici que les rappeler. Elles seront étudiées plus loin. Je note aussi qu’il illustra superbement de dessins au lavis la Légende de Saint Julien l'Hospitalier de Flaubert, les Epigrainmes grecques traduites par Couchoud et Mau blanc, la Heine de Saba du I) r J.-C. Mardrus, enfin le Démosthène de Georges Clemenceau pour lequel il composa une série de dessins et de bas-reliefs gravés ensuite par Perrichon.
Marseille demanda beaucoup plus tard à Bourdelle, pour le fronton de la scène de son Grand-Théâtre, une frise sculptée en stuc polychrome qu’il acheva en 1929. il y évoque le Chant lyrique et le Chant agreste, la Méditation scénique, la Voix tragique, puis Mnémosyne et la Comédie musicale, enfin l’Epopée.
Le motif central de cette immense composition représente la Beauté naissant sur les rivages d’une mer méditerranéenne, entre la Tragédie et la Comédie, œuvre encore chargée