‹ Boutique et comptoirChapitre 28 sur 39 · CHAPITRE XXVIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXVIII

M. et Mme Stieglitz.

Malgré la scène réœnte du magasin et la verte mercu* riale qu'elle m'avait attirée, je ne fus pas moins résolu à mettre à profit toutes les occasions possibles pour me faire une opinion exacte sur la situation réelle de M. Stieglitz dans la maison. Ne pouvant espérer aucim renseignement un peu circonstancié du côté de M. Specht, je me tournai vers ma laide compagne, Mlle Thérèse; mais elle me parut très-médiocrement disposée à m'éclairer sur ce point. Tout ce que j'obtins d'elle se borna à de vagues généralités que je savais déjà depuis longtemps, à savoir que M. Stieglitz ne s'occupait que fort peu des affaires de la maison, qu'il en avait complètement remis la direction à sa femme , qu'il avait fait autrefois de grands voyages et qu'il était parent éloigné de Mme Stieg- Utz. Je résolus en conséquence d'ajourner ma curiosité jusqu'au moment, que par bonheur j'entrevoyais comme devant être assez prochain, où il me serait permis d'aller voir mon cousin le professeur et son aimable famille. Mlle Thérèse m'avait dit qu'aussitôt mon premier mois de noviciat expiré, Mme Stieglitz m'acc(»rderait volontiers la permission d'aller passer chez mes parents une aprèsmidi de dimanche ; seulement elle avait ajouté que je ferais bien jusque-là de ne lui jamais demander à sortir.

Or il y avait tout près d'un mois que j'avais pris possession de mon nouvel emploi , et je puis dire , sans me vanter, que j*avais déjà acquis quelques connaissances des premiers éléments du commerce des modes, et que j'avais en général montré un louable empressement à m'instruire. Ce résultat, je ne le devais pas seulement à ma ferme résolution de devenir un jour un marchand

iU BOUnQCTE ET CÛHPTOm.

capable, mais beaucoup aussi à la crainte de Mme Stieg-litz, qui prenait une figure sévère à la moindre faute, et fronçait le sourcil pour la plus légère négligence. Rien n'échappait à ses yeux d'Argus. Une lettre n'était-elle pas cachetée ^yeq tout le ^oïvl désirable, l'adresse en était-elle écrite un peu de travers, s'y était-il glissé quelque faute d'orthographe, on était sur de la voir prendre un air courroucé, qu'elle accompagnait d'un eh! eh! fort significatif. PauQ le magasin, où j'atais été admis en dernier lieu pour tenir tout en ordre , son c^il pénétrant ne laissait rien passer, pas plus une pièce d-étoffe posée un peu de travers daQS un rayon que )ei moindre paquet mal ficelé. Il fallait avoir spin, dans l'arriaigemeut des étoffes, d's^3sortir les couleurs de la oianièr^ la plus flatteuse pour l'oail , ^t toutes les étiquettes jointes. au3( pièces devaient former une seule ligne droite et continue d^ns les anupir^^ vitrées. I^es lampea ayant été \9,xii spit peu négligée^ par U demoiselle de magasin, je m'étais chargé de ce service, et j'y avais déployé tout le zèle 4ont j'étais capable. Les verres et les globes resplendissaient comme des miroirs , ce qui me valait de temps, à autre un regard bienveillant de Ifi patronne.

Du reste, la maison Stieglit^ et compagnie était ime des meilleure}^ maisons de toute la ville. Elle vendait plus cher que les autres, il ^t vrai, Qiais elle mettait son orgueil ^. ne fournir que de bonues et splides marph^udises. Il faut le dire aussi, Mme Stieg^^z avait un gpi^t d^Iic^t, et les danses qui venaient choisir dans squ mag^i^iu des articles de Q^de quelconques se laissaiei^t volontiers guider par ses conse4ls, bien qu'elle les; leur donnât toujpu?^^ ti*^'brièvemeut, quelquefois lûèffle §vec u^e certaîup rudesse, et sans; ménagement pour leur vanité. Ainsi eÙe ét^t femme à dire ^ une daiue qui n'était déjà pjus jeuue : f Pardonnez, madame X., mai^, à uptrp âge, pu ne porte pa^ des couleurs ^i vpy autes; ; i> pu à uue autre, qui ^tajt extraordin^ûrement laide : f Ma ch^r^ petite dame, qu^njl on chpisit une toilette aussi éblouissante^ i) faut se çeçonpattre le droit d'attirer sur soi les regards de tout le mpnde. »

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Toutefois elle ne donnait se^ avis que lorsqu'on les lui demandait, et généralement elle n'entrait au magasin que dans le cas où sa présence était réclaiBée par ses clientes. £l]e s'était acquis par là une excellente ^nommée parmi tout le grand monde féminin, et, du moment où une dame était habillée par Mme Stieglitz, elle pouvait être sûre de l'être avec goût et avec distinction.

De là aussi une nombreuse clientèle à ^extérieur, tant dans les petites villes de la province que dans les châteaux et dai\s les riches habitations de campagne des environs. U va sans di|*e que Mme Stieglita connaissait personnellement toutes les dames qu'elle habillait, car ces dames étaient nécessairement obligées, pour leurs premiers achats, de la venir prouver. Ces visites avaient un caractère tout particulier, et l'on prenait de chaque npuvelle pratique un signalement dont la minutieuse exactitude eût satisfait la police la plus exigeante.

Le registre où étaient consignées ces sortes de signaf? lements était le seul qu'eût à tenir le patron. Quand j'étais seul avec lui, il appelait ce registre son harem, et il y inscrivait ses notes avec une importance vraiment remarquable. Il quittait alors sa robe de chambre, mettait à ses pieds de jolis petits souliers de maroquin vert au lieu de ses larges pantoufles habituelles, pren^t up air enjoué et tout à fait galant. Mipe Stieglitz lui apportait un peu de bon vin dans un verre élégant de cristal de Bohème ^ avec quelques pièces de fine pàtisseirie. Alors U se mettait en devoir d'enregistrer les précieux détails qu'on va lire :

« Madame N., épouse de M. N.» gentilhomme campagnard.

« Taille i \ mètre 50 centimètres*

c Visage : Ovale.

« Cheveux : Blonds.

c Yeux : Bleus. »

Et ainsi de suite jusqu'aux signes particuliers^ ceci par exemple : « Aime la soie ou les étoffes de laine, {affectionne le bleu clair ou le rose. ^

C'étaient là, pour chaque pratique» des renseignements pris une fois pour toutes ; mais, naturellement aussi, chacune donnait son âge, le plus souvent, il est vrai, d'une manière fort approximative. Aussi ne s'agissait-il plus pour Mme Stieglitz, dès qu'une commande arrivait, que de chercher au registre la page indiquée et de choisir ensuite ce qui lui paraissait convenir le mieux pour une toUette d'été ou une toilette d'hiver.

Le patron avait serré ce précieux registre dans le tiroir de son bureau, etil veillait avec le plus grand soin, j'allais dire avec la plus ardente jalousie, à ce que personne, ex- .cepté lui, (il le laissa pourtant traîner une fois par hasard sur le bureau), ne se permît d'en soulever seulement, la couverture. M. Specht lui-même, qui jouissait pourtant d'une grande liberté dans la maison, ayant osé ime fois, une fois seulement , en parcourir des yeux une seule page, M. Stieglitz se jeta sur lui comme un lion furieux, et le malheureux teneur de livres eut beau chercher à se justifier de la manière la plus humble , il ne dut qu'à l'intervention de la patronne d'éviter un violent soufflet.

M. Stieglitz avait parfois de ces accès de fureur, et presque toujours pour d'insignifiantes bagatelles. Dans ces cas-là, Mme Stieglitz éloignait ses employés, le laissait tempêter tout à son aise, et le reconduisait ensuite dans ses appartements, qui donnaient sur la cour au rez-dechaussée. Quant à elle, elle habitait, au premier étage, une seule chambre très-spacieuse.

Dans ces appartements nul n'avait accès des gens de la maison, et les fenêtres en étaient constamment tendues de rideaux verts très-épais. Dans ses jours de fureur, M. Stieglitz évitait soigneusement de se montrer. Une fois pourtant par hasard, comme je traversais la cour, je l'aperçus par une de ses fenêtres ouverte à moitié, assis dans un grand fauteuU, la figure blême et défaite, avec un bonnet rouge comme les Turcs ont coutume d'en porter. Sur ses genoux était posé un grand livre écrit, dans lequel il lisait d*un air passionné. U me remarqua

toutefois et me fit un petit signe avec la tête, sans dire un mot.

Le dimanche était pour nous tous un jour de repos et de plai^. On n'ouvrait pas la boutique, Mme Stieglitz ayant coutume de dire que le jour du Seigneur, pour être dignement célébré, devait être exempt de tout le tracas de la semaine.

Le matin, j'allais à l'église en compagnie de M. Specht; le patron et la patronne s'y rendaient aussi de leur côté. Une fois là , il s'agissait d'être attentif et recueilli. Tant que durait le service divin , M. Specht me surveillait de fort près et me disait tout bas, de sa voix la plus douce, qu'il était malséant de regarder à droite et à gauche pendant le sermon, et qu'une telle distraction n'était propre qu'à scandaliser les fidèles.

De retour à la maison, Mme Stieglitz me faisait subir un examen sur le texte du sermon que l'on venait de pré* cher et sur les hymnes qu'avait chantées l'assistance. Sur le premier point, je me tirais toujours d'affaire à la satisfaction de la digne patronne ; mais il n'en était pas de même du second, ce qui ne lui paraissait pas, il est vrai, de grande importance.

On mangeait généralement fort bien dans la maison Stieglitz, mais le dimanche on nous gratifiait de quelques plats de plus et on buvait du vin. Le patron vidait sa bouteille avec une avidité extraordinaire, ce qui le rendait sensiblement plus affable et plus gai. 11 se permettait alors de décocher quelques petits traits plaisants à l'adresse de M. Specht et de Mlle Thérèse, et quand il n'allait pas trop loin , chose , à vrai dire, assez rare, Mme Stieglitz elle-même soiu*iait de ses sorties.

Le prédicateur de notre église , M. Schlosser, venait régulièrement, ce jour-là, prendre le café avec nous dans l'après-midi. C'était un gros homme bien nourri, de mine réjouie , et , en fait de piété , une perle de la plus belle eau. Il n'était point de ces énergumènes, comme il y en a tant parmi ses confirères, qui ne montent jamais en chaire que pour tonner et montrer l'image effrayante d'un Dieu

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jaloux et irrité venant sur de sombres nuées pour châtier les hommes et leur faire expier jusqu'à leurs plus petites faiblesses. Non, M. le pasteui!^ Schlosser ne parlait que de la bonté infinie et de là miséricorde du Très-Haut; miséricorde et bonté qu'il fallait reconnaître d'un cœur d'autant plus humble et contrit, que l'humanité tout entière s'était enfoncée plus avant dans la perdition et la ruine. « ]f>eu, bien peu, disait-il, réussissent à briser la sombre écorcedu péché qui tient leur âme et leur corps également prisonniers, et à ressusciter à la lumière par le travail et la prière, si un rayon de la grâce ne tombe sur eux. »

Dans ces occasions, le pasteur Schlosser et M. Specht tenaient les discours les plus édifiants, et leurs traits, du moins à ce qu'il me sembla, étaient tout particulièrement décochés contre Mlle Thérèse et contre moi; car, en inoi comme en elle, l'étincelle de la grâce courait grand risque d'être étoufifée sous la cendre du péché.

D'ordinaire, le patron se retirait dans ses appartements aussitôt après l'arrivée du pasteur, et souvent celui-ci, le voyant s'éloigner, jetait sur lui un regard de compassion et disait en soupirant : « Lé pauvre homme ! » '

Quant à la patronne, elle prétait une oreille attentive aux entretiens édifiants de ces deux graves personnages, mais le plus souvent elle cherchait à' tirer de leurs belles maximes des conséquences pratiques et jparlaii volontiers des misères de la paroisse et de certains pauvres pieux qu'elle soutenait par de riches aumAnes.

Mon premier mois de noviciat touchait à son termei C'était un dimanche.... Le café pris et M. Schlosser parti Mme Stieglitz m'accorda la permission d'aller voir mon cousin jusqu'à huit heures dû soir, et j'obtins d*elle en même teînps une lettre pour lui. On peut s'imaginer avec quelle joie je pris ma volée par les rues afin d'^irriver le plus tét possible dans cette maison amie. Ma cousine étdt occupée à lire dans lé jardin avec Enuna,

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le coii»& dans sa chambre , en train de faire sa promenade assis, comme tons les jours à pareille heure.

Je lui tendis ma lettre , et le perroquet me cria : H Bonjour!»

c Vbis-tu, pue dit le professeur après avoir lu la lettre, c'est à l3on droit qu'apjourd'hui l'oiseau des Ibrèts te gratifie d'un tout autre salut qu'à ta première visite. Je dis à bon droit , car Mme Stieglitz , ta patronne , m'écrit précisément par la présenté quelques lignes fort bienveillantes sur ton compte et se déclare jusqu'ici pleinement satisfaite de ta conduite. Continue à (aire de ton mieux, mon cher, et je ne manquerai, pas, pour ma part, dé donner cette bonne nouvelle h ton tuteur. Maintenant va au jardin et montre la lettre à ma femme. »

J'obéis de grand cœur à son invitation. Mes deux cousines se réjouirent fort des éloges que me prodiguait Mme Stieglitz. Emma surtout me ^t le plus gracieux accueil ; elle m^ tendit la main , et pour la première fois m*appela son cher cousin. Je dus i mon tour leur dire tout ce que je savais de la maison iBtieglitz, et je leur en dépeignis'^ tous les personnages sous des couleurs si naturelles , que tout le monde rit, sans en excepter le sérieux cousin , qui était venu nous rejoindre.

c Ci seuleimeiit, dis-je en finissant , je pouvais avoir quelques rensei^ements plus précis sur mon original de patron ! Mais je ne sais vraiment que penser de lui.

-^ àuT ce point , répondit le cousin , je vais essayer de t'éclairer un peu. Il est bon et môihe indispensable de connaître, au moins en gros, les antécédents des personnes avec qui Ton vit. Ton patron est certainement un original , bien que personne n'ait sur lui aucun renseignement très-exact. Parent éloigné de sa femme, Mine Stieglitz , leurs familles à tous deux avaient résolu de les marier ensemble, afin de réunir deux fortunes déjà considérables alors. Le jeune Stieglitz , dont on voulait faire un jour un commerçant distingué , fut en conséquence initié à la pratique des grandes affaires commerciales , ce qui ne pouvait manquer de lui être fort utile.

Mais ensuite il entreprit des voyages importants, ce qui lui fut plus préjudiciable qu'utile. Il visita Tltalie , la France et TEspagne ; il alla même , sur un bâtiment de sa maison , à Constantinople et à Smyrne , et séjourna plusieurs années à Alexandrie. Il faut que dans ces voyages il ait mené une vie un peu légère, car lorsqu'il revint, il était eztraordinairement vieilli; son esprit s'était appesanti, et son intelligence, autrefois si claire et si pénétrante, semblait s'être notablement obscurcie; du moins il n'était plus capable d'une attention pro« longée. Voyageant avec une caravane, il eut à soutenir un combat contre les Arabes et reçut à la tête une blessure profonde qui pourrait bien être la cause de ses crises actuelles. Bientôt après il revint ici. Le père de Mme Stieglitz vivait encore, et le paisible mouvement d'affaires dans lequel il entra, ezerga sur lui une influence si salutaire, qu'il guérit complètement et que son ancienne blessure ne se trahit plus qu'à de rares intervalles par une grande irritabilité d'humeur et une activité qui allait jusqu'à la pétulance. Alors il épousa Mlle Stieglitz , qui sut le prendre et le diriger à merveille. Dans les commencements il rechercha la société des marchands, hanta différents hôtels, mais il suffisait d'un verre de vin de plus qu'à l'ordinaire pour le jeter dans un état d'exaltation maladive. Il se rappelait alors sa vie agitée d'autrefois, ne tenait pas en place, devenait causeur, était homme à divertir parfois de ses récits, pendant des nuits entières, la société qui l'entourait ; mais parfois aussi il se laissait aller à des emportements excessifs, qui devenaient pour son entourage non moins dangereux que désagréables. Ainsi, par exemple , il avait acquis en Espagne une rare dextérité à manier le couteau et à le lancer à un but fixé. Un soir , après avoir à plusieurs reprises fait preuve de ce talent , au grand amusement de la compagnie, il lui vint à l'idée de prier quelqu'un de vouloir bien lui tenir un as d'un jeu de cartes contre la muraille , se faisant fort de le percer du premier coup. Chacun se refusa, tout en riant,

à cette dangereuse expérience ; mais il se montra de plus en plus- sérieux et pressant. Tout à coup je ne sais quel feu sinistre s'alluma dans ses yeux, et il jura avec un efiroyable serment , que si telle personne qu'il désignait ne consentait pas à tenir la carte à l'instant même , il lui plongerait incontinent dans le cœur le grand couteau de table qu'il avait à la main. Que faire ? Après quelque réflexion , celui qu'il avait désigné se décida à tenir la carte, et M. Stieglitz lança le couteau avec une telle adresse , que la pointe de la lame transperça l'as par le milieu.

« Avec quel soin on l'évita depuis cette aventure , je vous le laisse à penser. On se levait dès qu'il paraissait, si bien qu'il a fini peu à peu par ne plus bouger de la maison. Sa femme , avec sa sévérité calme, exerce sur lui un grand empire , et il lui cède comme un enfant. Mais cela doit avoir coûté beaucoup de peine à Mme Stieglitz de retenir ainsi son mari constamment chez lui : car, à peine le soir venu, il avait d'abord pour habitude de sortir, d'aller courir une heure ou deux. On se raconte même, ajouta le cousin en riant, mais je ne le jurerais pas qu'on finit par ne plus lui laisser de bottes pour s'habiller , et que maintenant encore on ne lui en donne que le vendredi soir , jour où il sort encore régulièrement pour une couple d'heures.

— Ce qu'il y a de certain, dis-je à mon tour, c'est qup M. Stieglitz est toujours en pantoufles; je ne l'ai jamais vu autrement. »

Après avoir passé une soirée fort agréable avec mes bons parents, je les quittai juste assez à temps pour être rentré vers huit heures chez mon patron. Emma m'accompagna jusqu'au bas de la côte. Là, elle me tendit la main et me recommanda de faire tout mon possible pour revenir bientôt.

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