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CE QUE J'AIME
J*aime le dévouement dans une faible femme; J'aime raccusateur du fier Catilina ; De Cicéron banni j*aime la grandeur 6!âme; Le guerrier dont le cœur jamais ne fouina, raime encore le marchand qui ne trompe ni jongle, Le chrétien courageux, honnête citoyen.
Qui saurait du lion braver la dent et Vongle, Plutôt que d*abjurer et devenir poten.
JTaime dans mon jardin cueillir la mirahellef J*aime lire un discours du fameux Mirabeau, J*aime une nuit d*été silencieuse et belle.
J'aime le firmament et son pâle flambeau, J'aime avec passion Tauteur de VOrestie Et ce style enchanteur qui peignit Gabrio ; Oui, j*aime l'esprit fin, la vive repartie De celui qui toujours méprisa Vagio.
J'aime aussi le pays qui nous donna la figue, J'aime dans un repas le délicat faisan;
Je laisse volontiers l'histoire de la ligue, Lorsqu'on vient m'apporter le divin parmesan. J'aime la noix, l'amende et surtout la noisette ; J'aime ce pauvre nain logé dans un pâté; J'aime l'homme au cœur pur qui sait fuir la grisette. J'aime l'auteur^ enfin, qui jamais n'est bâté,"]
Marie de Beau val.