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L. Lhermite

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LA FEMME

Quel infini mystère est-ce donc que la femme? Son regard dans le sein de maint Catilina Mêla l'âpre révolte aux doux rêves de Vâme ; Pour son amour souvent un héros fouina.

Le boudhiste cuivré qui se lave et qui jongle En l'honneur de ses dieux dont rit le citoyen De nos graves états, comme lui, sent ton ongle S'enfoncer dans sa chair, Vénus, monstre paîen^ Qu'un vil plaisant pourrait appeler miraheUe, La suprême éloquence ayant nom Mirabeau, Des arts qui font la vie humaine douce et heUe, Par elle notre main garde ou perd le flambeau. Naïve dans Homère, horrible en VOrestiej Sensible de nos jours dans Staël, Sand, Gabrio, Sa honte à ses vertus donne la repartie; Elle inspira le Tasse, elle inspire agio.

Mais, aux temps où Garthage a cultivé la figv£, Dont Gaton fut jaloux, aux temps où le faisan Était si cher aux preux, aux durs jours de la ligue^ Sur les pôles gelés, sous le ciel parmesan, Partout où nait le thé, l'orange ou la noisette, Elle est reine, apprêtant la mort dans un pâtéj Gomme la Médicis, ou, duchesse et grisette.

Gomme vous^ dévorant un amoureux bâté.

Luis DE LlDA.

Je voudrais pour t*écrire avoir des doigts de femme :

Et pour te regarder être Catilina!

Les écrits féminins savent remuer l'ame ;

Le soleil éblouit les yeux que la fouine a î

Avec les bouts rimes, par pari, Méry jongle !

Mais comment l'imiter, moi, pauvre citoyen!

L'homme avant portera la griffe au lieu de V ongle,

Le blanc deviendra noir et le chrétien païen.

Toi, Dumas, qui sais tout, qui nommas mirabelle

Ce fruit jaune et sucré ? N'est-ce pas Mirabeau?

Je voudrais que ce fût ! cette prune si belle

Rappellerait celui dont a lui le flambeau!

Je n'ignorerais pas ce que c'est qu'Orestie

Si j'eusse pu vous suivre un jour chez Gabrio.

Là que de feux croisés, d'esprit, de repartie !

La finance et les arts, les vers, et Vagio

Faisaient chorus entr'eux, tout en mangeant la figue.

Là, contre les vins fins la truffe et le faisan,

Vos estomacs formaient une affamante Ligus :

Puis après on passait au fameux parmesan,

Et la bouche mordante écrasait la noisette,

Et le plus affamé retournait au pâté,

Et le plus jeune alors parlait bas de grisette,..

Et chacun s'en allait botté, jamais bâté !

Jules Leriche.

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