‹ Bouts-rimés, publiésChapitre 121 sur 128 · PLAINTES D'UN AMANT MALHEUREUX · texte numérisé non relu

PLAINTES D'UN AMANT MALHEUREUX

Jusqaes à quand, «ftfin, me nargueras-lu, feimmêf

(Tiens I j'ai Tair de plaider contre Ca^ilift»)

Au rendez-vous proaûs, l'idole de mon éme

Parut, mais aussitôt ailleurs ët\e fouina!

Car avec tous les cœur» cette eoquettopMi^»

Ainsi quand,de Gythère aérant citoyen,

Je grillais d'en payer les droits^ rul>i8 sht lAsny^,

Mon teint, comleur censé, ardent d'unr&RifiMMati,

Soudain change^ et revôt ta couleur mirabdleJ

Sophie, au moins, tombait aux l)ras deMimbemu;

Mais elle, en me fuyant, m'attire de plus belle,

Et toujours, papillon, je me brûle au fkmbeau.

Ahl si j'avais l'esprit ûe VdXLtear d'QresUe,

Ou la fine beauté du conteur Gabrio,

Sa conquête aisëmeat œe aermt reparUet

Ou si j'étais banquier, riche |»ar l'aptd.

Un soir je lui paierais ananas, laisin, îfyue^

Et Madère, et Champagne, et homard, «t/oifaii.

Contre sa gourmandise appétissante ligue;

Alors... ah! doux tableaudigne du parmesan/

Son cœur tendre, au dessert, s'oaYveav^ecJa4Mi9^<«,

Car il puisa l'amour aux truffes d'un ipaté.

Mais non I . .. sot, laid, et -gweux, ma cruelle $ràsiitii

Toujours me traitera ccnameun âne ïâié.

Achille Christian.

Je tremble toujours, faible femme.

Au seul nom de Catilina.

Je suis pourtant bien grande û'âmey Et pourtant mon cœur fouina.

Mais si tu n'avais qu-une jungle, Dumas, toi, le grand citoyen^ Je braverais bien des coups di*ongle Pour être aimé de loi, païen.

Pour toi j'aurais nom miraheUe.

Foin pour Sophie de Mirabeau 1 J'ai trente ans, je suis txts&ïl^ïte.

Son amour ne fut qp*mi fbmbeau.

Sans savoir par cceùr VOresHe, Plus douce à toi que Gabrio, J'aurais sa fine réjprtrftc.

Toi tout mon coeur sans agio.

Aux sots galants je dirais figue A Torgueil, plat salut, faisan.

Du monde entier iiravaiït la Uffue, N'aurais-tu que du parmesan A m' offrir, voire tmew)isette, Pour toi dédaignant le p<f*é, Je saurais même être grisêtte.

Si tu me démens, sois bâié,

Eugénie.

Tout homme et plus que d'une femme

Connaissent bien Catilina,

Mais je te jure sur mon âme

Que j'ignore ta fouina.

Il ne faut pas ici qu'on jongle

En mauvais plaisant citoyen,

Ou bien, moi je me ronge Vongle,

Et je jure comme un païen,

Âhl quand tu me dis Mirabelle

Quand tu me diras Mirabeau,

Des prunes, je vois la plus belle,

Et des orateurs le flambeau.

Mais qu'est-ce encor, ton Orestie ?

... Ah! Parle-moi de Gabrio;

Certe, alors point de repartie.

Quelle chance ! Quel agio t

Lorsqu'aussi tu donnes ta figue

Et ton délicieux faisan,

Pour faire rimer avec ligue

Et puis avec ton parmesan.

Alors, c'est bien pour ta noisette

Ainsi que pour ton bon pâté,

Je les laisse pour ta grisette.

Et me retire non bâté.

A. DupuT

CE QUE J'AIME

J'aime le doux sourire, Tabandon de la femme , Cet être qui, sans doute, a plié Catilina Sous la domination de sa belle et grande âme Et qui, devant mes yeux jamais, ne fouina.

Ses regards et sa voix, avec tout elle jongle, Tenant en son pouvoir le bonheur du citoyen ; Mais jamais, non jamais, sa petite rose ongle Ne blessa, devant moi, ni fervent ni païen.

J'aime dans un verger la blonde mirabelle Qui, j'en suis sûr, dut plaire au tendre Mirabeau, Les sites enchanteurs, et, sans compter VOrestie, J^aime Rousseau, Molière, et Corneille et Gabrio, Dont les auteurs du jour honorent la repartie. J'aime la charitë, s'emparant de l'agio.

Pour à tous les pauvres attribuer une figue.

J'aime volant en l'air le pauvre et bon faisan, Contre qui, chaque jour un fin chasseur se ligue. Et qui n'a pas, hëlas, pour mets, un parmesan. J'aime admirer un singe, agile à la noisette : n la pèle si bien! Comme il mange un pâté I J'aime enfin l'animal à la robe grisette Que partout on appelle un vil âne bâté.

Théodore Girard.

Page 1