LES ÉTRENNES DE SAINT PIERRE
toi qui m'inspiras plus d'amour qu'une femme,
Voudrais-tu me trahir comme un Catilina?
A toi, j'ai consacré ma vie et plus, mon âme;
Après cela, veui-tu qu'on dise : Il fouina f
muse, mon amour ! fais qu'en ce temps de jongle,
Étouffant ses accents, d'un faible citoyen
La lyre puisse encor faire ronger chaque ongle
A qui chrétien se dit, étant moins que païen.
Aujourd'hui patelin, doux comme mirabelle,
Demain grand orateur comme feu Mirabeau,
Puis après menaçant (que sa prestance est belle)
D'éteindre du progrès le bienfaisant flambeau.
C'est vouloir effacer les vers de VOrestie,
Ou renier l'esprit saillant de Gabrio.
Que n'ai-je de Dumas la fine repartie t
Cardinaux fomenteurs du plus vil agio.,.
Mais au fait, à quoi bon? vous touchez à la figue,
Déjà loin vous avez englouti le faisan;.
C'est en vain qu'à présent contre vous je me ligue,
Le vin semble chez vous noyer le parmesan.
Ministre, cardinal, moine blanc et noisette.
Entourant les débris de flacons, de pâté.
Achètent les baisers d'une folle grisette
En payant du denier d'un vieil âne bâté,