EH! JE JOUE AUSSI DE LA FLUTE
OÙ donc est le grand mal de rencontrer la femme,
Alors que si souvent on voit Catilina
Briser son pauvre cœur, et désoler son âme ?
L'homme contre la femme en tout temps fouina
Et lui fit le sort dur bien plus que dans la jungle.
Est-ce bien glorieux pour un beau citoyen
Qui devrait être grand jusqu'au fin bout de Vongle,
Qui devrait être bon, qui l'est moins qu'un païen?...
— Passons I — Mieux vaut le fruit qu'on nomme mirabelle Que le sort de Sophie auprès de Mirabeau.
Laissons la femme pure, elle sera plus belle; Sage, bien plus encor. — Son éclatant flambeau Éclairera chacun, et l'auteur d'Orestie.
— Pourquoi la Dubarry, chez notre Gabrio, Va-t-elle donc porter sa sotte repartie ?
Ehl qu'on laisse ces cœurs au malpropre agio ! Je n'en donnerais pas la moindre blanche figue ; Car la figue, je l'aime autant que le faisan. Contre les Dubarrys, je voudrais une ligue Que ne corrompît point un plat au parmesan.
— LasI que serait maligne?... En un casse-noisette Se réduit son canon ; ses boulets de pâté N'atteindraient même pas la dernière grisette,
Et je brai rais tout seul comme un àne hâté.,.
Joan Pierre.
Je tremble devant une femme,
J'ai peur devant Catilina ;
Mais pour mon pays, sur mon âme,
Jamais mon cœur ne fouina*
Je hais le charlatan qui jonglSy
Et qui s'appelle citoyen;
Comme un lion je montre Vongle
A tout renégat ou pdieni
La saison de la mirabelle,
L'élégance de Mirabeau,
Tel que l'astre d'une nuit belle
M' éblouissent comme un flambeau.
Je sais admirer VOrestie,
Et ma mémoire à Gabrio
Revient alors que repartie
Je l'oubliais pour Vagio.
Sous mon ciel abonde la figue,
Je l'aime mieux que le faisan;
Pour elle toujours je me ligue
Contre le goût du parmesan.
Enfin, ma tète de noisette,
Dans ces vers lourds comme un pâté,
Me montre entre dame et grisetle
Plus bête qu'un âne bâté,
Antonin Ichac.