‹ Bouts-rimés, publiésChapitre 18 sur 128 · ESTELLE · texte numérisé non relu

ESTELLE

Connaissez-vous Estelle ? Estelle est une fevmç Se gorgeant de plaisirs com^le CaHUna.

Pour une bourse d*or, on l'achète ; son âme, Devant un diamant, jamais ne fouina. Avec un cœur brisé, la cruelle^ elle jçns^U, En la voyant, on perd ses droits de cito'j^en. Pourtant, elle déchire et du bec et de Vongk, Et n'aime de T^iupur que le plaisir pdieri.

Quel contraste I son nom rime avec mirabelle : Tel Narcisse le Beau rime avec Mirabeau.

Ah I c'est que, vo^ez-vous, lai laide, elle est §i kelk! De ma vie elle fut l'adorable flambeau.

Gomme je la peindrais, si j'étais d'Orestie L'auteur fécond , ou bien ce chçirmant GabvioJ Je dirais son esprit, sa fine repartie, Qu'elle a sa cour au bois, tripote Vc^g^iç... Services sont égauj^ aux pépins de la figue; Elle a ceinture d'(V, plumage de faisan; Contre le beau, le bien, elle lutte et se ligue ; Fait bénir un poignard, comme un vrai parme9un ; Sait ronger un amant, comme up ver ^ idoisette^ Et vous hacher le cœur comme chair à pâté.., ... Et je l'aimais alpfs qu'on l'appelait g'risette; Je l'aime encor Phryuée ! Ah ! suis-je assez bâté !

Un Némorin du xix^ siècle,

Vit-on jamais dans l'histoire une femme^ Il y en a-t-il une aimant Catilina?

Voudriez- vous aimer celui ûontVâme, E n tant de circonstances fouina ?

M e préférez-vous pas celui qui, dans la jungle, T oujours courageux, fut un brave citoyen, A rréta, le tuant, le tigre dont V ongle liabourait son corps comme ferait un païen?

Et, loin de sa patrie, en mangeant mirabelle, Xavier se rappelle et aime... Mirabeau.

Antonin, le soir, rêve à sa toute... belle.

Me l'ayant vue qu'un soir, et au... flambeau, D 'Agamemnon, on passe alors à Orestie, Redevable à Dumas doit être... Gàbrio.

Bhl ne lui doit-il pas une bonne repariie.

Dans ses bouts-rimés où il précède Vagio? Un homme, au pays où croît \di.,,' figue.

Mangeant un bon lièvre ou un... faisan.

Arrosé de bourgogne, alors oublie la... ligue, Sans laisser toutefois le... parmesan; M ais il casse aussi fort biçn la noisette.

Et ne regrette nullement ui^... pâté- Renoncer à cela pour une... grisiette, Y songer, serait être un âne bâté.

Rose COURCELLE.

Chanter les vertus de la femme.

Chanter aussi Catilina?

J'ai essayé ; mais, sur mon âme, Ma plume, à ce moment, fouina.

Est-ce à dire que ]& jongle.

Que je me ris du citoyen ?

— Non. — Mais ce méchant coup d'ongle Direz- vous, est d'un paien : —

— Bien que j'aime la mirabelle.

Et que j'admire Mirabeau,

Bu grand tribun et de la belle Je vois les taches, sans flambeau.

Mais que dirai-je de VOrestie, Non plus que de Gabrio ?

Ma mémoire ne s'est répartie Qu'entre Carême et Yagio :

Je préfère vous parler de figue.

De chevreuil ou bien de faimn.

Ah I Risette contre moi se ligue Pour vanter le parmesan.

Après la noix et la noisette, Rien n'est si bon qu'un fin paie,, N'en déplaise à la grisette.

Qui me traitera d'une bâté.

Préservez-nous, mon Dieu ! d'insulter une femme, Comme le fit, jadis, Lucius Catilina !

De bronze était son cœur, de fiel était son âme; Les honneurs l'enivraient ; mais un jour il fouina.

Il est curieux de voir un Chinois quand il jongle ; Bien que ce soit, chez nous, Pétat d'un citoyen, Qui vit de charité, qui boit rubis suf V ongle, Et, quand il est repu, jure comme un païen.

Parmi les fruits divers, la prune mirabelle Fut, dit-on, l'un des mets du inb\in. Mirabeau, Suivant les connaisseurs, elle est bonne, elle est belle, Et jette un vif éclat sous les feux du flambeau,

D'Eschyle, avez- vous lu la fameuse Orestie ? Je préfère à ses chants les vers de Gabrio, Cet auteur si profond, si plein de repartie, Dont l'éditeur a su retirer son agio.

Je ne sais, cher lecteur, si vous aimez la figue. Que l'on sert, aujourd'hui, bien avant le faisan; Car, pour changer tes us, tout le monde se ligue. Bientôt, avant le rôt, viendront le parmesan, L'orange, l'abricot, la pêche, la noisette; A la fin du repas, paraîtra le pâté.

De cette façon-là procède la grisette ; Celui qui fait de même est un âne bâté.

Dumas, reconnaissez si c'est une femme Qui méprise au plus fort maître CaiUiiM; Mais qui, avec plaisir, louerait votre grande àme, Supposant qu'Alexandre jamais ne fouina.

Drôle de personne, qui aime la jongle Mieux que la vie paisible du simple citoyen I Qui parle bien français, sait l'italien sur Vongle, Et admire la grandeur du philosophe païen.

Bref, osere^vous croire que j*aime la mirabelle, Beaucoup plus que j'estime le talent Mirabeau ?

Voyons, trouvez- vous mon énigme assez belk ? Pour me reconnaître, vous faut-il un flambeau ?■ Me prenez-vous pour quelque Orestie, Pour une émule digne de Gabrio, Connaissant à fond la vive repartie;

Ou pour maître Guérip, attentif à l'agio, Qui se contenterait de donner une figue Lui rapportant au moins un beau et bon faisan ?

Avec de vains efforts, contre vous je ï^q ligue : Vous avez deviné... Aussi, le parmesan ^ Les pommes, les poires et la noisette.

Ainsi que le chevreuil avep le pâté.

Serviront au repas où, vêtu en grisette, Vous présiderez, sur cette invitation d'âne bâtèf

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