EN FAISANT DES VERS, — PUISSANCE DE LA RÉFLEXION
TransfoTOpns to^t cl'abo.rfl pn iin V0r§ cette, fern^m^
Dont notts parle Duflfias. Et cq Çatif/mo!,
Qui vit pour mettre en pei^ie, e>t la rime et ti^oi^ awf^
Qu'il meure à l'instant', Mais que faire ç^e Fç^inckf
Je ne dois pourt^n^ pas tput ti;pr ; ^t, ^î j^ jongUe
Avec le grand Pjuna^^, ce Ipyal c^tçij^^.^.
Il faut garflpr ^^ç rjws, pu t^ien, d'un gps^^d ppup d'on^i^.
Terrasser la dpiilpqr et deypnir jiaîçV».
C'est pour lui trè§-facile de flf^fittrp, iip,ixf^}^jàlle,
A côté du gr^pd pom (poftnu) de, ]\j{\vQf^e,çt;Vi\
De rirper, en jpuai^t, c^ mp|i î^yeç p.elle^y
Aussi facilement q\;'on é^pjn^ ^n ^i^6^a^.
Pour moi, c*est ^jfférppt. jf^e^ y^rs dp r(][TO^ig
Sont bien plus ?\gré«|l)le^ que 1^ voix 4© GaJ^xV^ \
Mais je crois qu'ic^-bas la vivQ r^jjarf^^
N'est point ce qu'il me f^ut. Je pr^fèfe Vagiq,
Que faut-il inventer pour que )a rime PiQ^ke ;
Concordp avec ligue ? et pojir le mot faisait.
Quelle phrase trpuver? Moi, je sors (i^ la l\gm;
Ma tète ne vaudra jamais un parme^ç/if,.
Mais, de ce grand cppcours y§ut-on voir ]a ?jqt5^f(^?,
Yoilà : C'est un progrès, ^q mopde e§t p\o^\k*
Français, faites (le^ vers er^ fljil^^pt ]§ gnsfif^,
Alexandre le veut ; puais, moi, je suis h^té.
Salmis.
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MON PREMIER AMOUK
C'était un ange, ami, sous les traits d'une femme:
Elle eût séduit Caton, vaincu Catilina.
Dans son regard d'azur se reflétait une âme
Qui fut grande toujours et jamais ne fouina,
— Elle donnait au pauvre, au nomade qui jongle,
Au proscrit malheureux, à chaque citoyen :
Elle eût du petit doigt donné le charmant ongle.
Pour sauver de l'enfer le Turc ou le païen, —
Son sourire était doux comme une mirabelle;
Elle eût, comme orateur, fait pâlir Mirabeau,
Michel-Ange et Rubens eussent dit : Qu'elle est belle !
Mais de l'hymen jamais n'alluma le flambeau.
Encourageant les arts, admirant VOrestie,
Et lisant tour à tour Méry, Karr, Gabrio,
Faisant à tout propos une fine repartie,
Et flétrissant l'amour quand il en fait agio.
Et comme les oiseaux elle adorait la figue.
Elle eût, pour ce fruit-là, donné lièvre et faisan,
Louis treize et son trône et la Fronde et la Ligue
Roquefort et Gruyère, Auvergne et parmesan.
Souvent elle dînait d'une simiple -noisette
Alors qu'elle donnait au pauvre son pâté
Elle n*eit plus, hélas! ma divine grisette.
Qui me disait, ami, que vous étiez bâté.
« Est-ce aussi d'une louve ou du sein d'une femme
» Qu'à Rome fut nourri l'odieux Catilina ?
» Quel poison versa donc sa mère dans son âme?
» Avant de l'élever, sans doute, elle fouina,
» Il faut avoir hanté quelque antre ou quelque jungle
» Pour n'avoir pas au moins le cœur d'un citoyen;
» Ne rien avoir d'humain ; qu'une griffe au lieu d'ongle ;
» Être sauvage ou monstre ou quelque affreux ^jaïew.
» Mieux vaut million de fois la moindre mirabelle.
» Reportons-nous plutôt à ce grand Mirabeau,
» Dont l'éloquence était aussi noble que belle,
» Des orateurs; encor, la gloire et le flambeau, »
Ainsi parlait, un soir, à l'auteur d'Orestie, Son collègue Méry, soupant chez Gabrio.
Alexandre, à qui vient vite la repartie. Se plaint des mauvais tours que leur fait Vagio, En croquant une amande incluse en une figue.
Tandis qu'on leur servait sur table un beau faisan ; Mais peste, ajouta-t-il, pour l'envie et la ligue ! Je m'en soucie autant que de ce parmesan,
— Voyez ce ver rongeur mordre à cette noisette ! S'écria Gabrio, leur offrant du pâté,
— Je vois là, dit Dumas, une aimable grisette Refusant ses faveurs à quelque Ane bâté,
André Julliex.
— oO —
Amia, phantons la vin, Qt courtispps 1^ femme. Que nous ir^portp à pou§, Prutu^, Catil^r^q ^ Foin dp la poUtiquej elle refrqidjt ydme,.
Plus d'un ambitieux, devant Ip vin fouina.
Vive Nqé ! la vigpe ^vep ïiqtre ^sprjt ^'pn^^. Des coteaux bourguignons j'aime le c^oyen ; Aux zélés catholiques, jp donnerai^ ^uf Toayie, Car je n'aime le vin que Iqrsqu'il qst p(iiet\. Je réserve aux qnftnts 1^ blpnde miraheilç.
Et j'admire de loin, l'éljïqiient Miraheau»
Je n'ai qu'un seul soupi : ^i la ven^aqge ^^t HUe Que me fait la science et son brillant fiçimbeçiul S'il boit en bon vivant, routeur de VO,m(ie A droit à mon estime bien mieux que QçiUt^^.
Le champagiie, aM dpssert, ^qulïlq ^ repartiei Au plus épais banquier, princq (Jq Vagio, Le chaleureux bordeaux ge hs\\i avaut la j^^Wi^, Et j'aime en arroser une aile de faisaj}.
Aucun vin étranger i^e peiut entrer eu ligiiÇ Contre le vin français. Après le pç^rmçs^u.
Pour le rendre meilleur, la poix ou la nçiseUe Et sur petite tablo, de perdri^^ uu pa{é, Avoir pour vis-à-vis une folle grisette Voilà ce qui me plaît, san^ être âne Mté.
Gabri*. Lemary.