FUTILITÉ
L'éternel touirpuissant en corps créa la femme^ Notre grand'mère à tous comme à Catilina^ Et le diable, dit-on, fut chargé de son dnie: A ce rude labeur jugez s'il fouina!
Car avec notre cœur à souhait elle jongh^ Plus*habile en cet art que tel grand citoyen; Nous subissons la loi que nous trace son oiufie, A son culte jamais on vit homme poiien.
Passons vite, passons la blonde mirabelle, Car déjà j*aperçois l'ombre de Mirabeau Et celle de Sophie et si tendre et si belle, Pour qui longtemps brûla cette illustre flambeau. Ignorant les beautés des vers de VOt^stie, Ainsi que les romans de maître Gabrio, Je voudrais de Véron avoir la repartie, Et puis du juif des rois un seul jour d'agio. Mais ces biens d'ici-bas me font toujours la figue, Chez moi jamais n'entra la plume d'un faisan^ Et, si contre ce fat, un beau jour, je me ligue^ Qu'il soit Grec où Chinois, Français ou Parmesan^ Je n'en veux pas laisser gros comme une noisette^ Et que son foie aussi serve à faire un j)«7é. A ce noble repas j'invite une grisette, Car je sens que mon. cœur n'est pas encor bdté.
Arnoust.