‹ Bouts-rimés, publiésChapitre 25 sur 128 · L. Jacoluot, ornent · texte numérisé non relu

L. Jacoluot, ornent

Notre immense univers rompto-l-il une femme

Ayant lu Cicéron brisant CatUina,

Qui démontre au sénat que, dans sa vilaine âmé.

Le courage et l'honneur, chacun d'eux fouina?

L'homme, de son côté, dans sa jeunesse jongle

Avec ces rudiments qui le font citoyen.

Le maître leur enseigne, et jusqu'au bout de Yongh^

Ce qu'il faut admirer du grec ou du païen.

De son côté, la femme, avec la mirabelle.

Saura faire une tarte, en laissant Mirabeau,

Ce génie inspiré, dont la fougue est si belle.

Qui de quatre-vingt-neuf alluma le flambeau.

Bien belle est celle aussi qui créa VOrestie

(Mais je passe ce vers, ignorant Gabrio).

Que j'aime aussi celui qui, de la repartie,

En ce joyeux concours, fait un noble agio t

Aussi, de mes repas je supprime la figue.

Tous les mets succulents, le perdreau^ le faisan;

Contre mon cuisinier je veux faire une ligue,

Et ne veux à dîner qu'un peu de parmesan ;

Car, pour les bouts-rimes, je laisse la noisette;

Je m'inscris pour un franc : c'est le prix d'un pâté

Que, pour une journée, achète une grisette.

Et votre serviteur signe : Un âne bâté.

Alb. Erdxaxela.

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