LA FEMME ET LE MARI
Alexandre Dumas, le soutien de la femme.
Prenant chaque mari pour un Catilina,
M'a paru bien plus grand, je le dis, sur mon âme^
Que le fameux César, qui des Gaules fouina»
Le mari pour la femme est le tigre en sa jungh,
Soldat ou magistrat, gendarme ou cUoyen,
Je craindrais certes moins d'une mégère Veiiglei
Que les accents criards de ce mari paient
Comment I ce teint si frais, velours de mirakeilej
Qui malgré son talent eût vaincu Mirahea»,
Le mari les ignore et laisse là sa beUe,
Pour courir à son cercle et pour lire au flambemté
Si du moins, il lisait les vers de VOrestie,
Ou bien s'il méditait l'amour de Gabriey
Il pourrait contre moi garder la repariw;
Non ! sa chimère à lui, ce sera l'w^to ;
Il rentrera le soir plus ridé qu'une figue;
Il se croira, c'est sûr, plus rusé qu'un faisan;
Mais tout contre elle, enûn, vous le voyez, se ii§uej
Et si quelque étranger, Chinois ou Parmesan,
Habit noir, veau verni, gilet blanc, gant noi^He,
Vient l'égayer le soir, digérant son pâté,
L'épouse solitaire envîra la ^risette i
C'est fini, le mari devient homme bâtée
ÀLLÂIGREé