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Je suis un amateur et j'adore la femme;
Mais, comme toi, hélas ! triste Catilina,
Je n'eus pas de victoires, et j'avoue sur mon âme
Que devant moi, toujours, le beau sexe fouina.
J'étais humilié, je disais : « On me jongle ; »
Je maudissais la vie, mon nom de citoyen^
Et je ne rêvais plus que vengeance à coups &07igle !
En jurant, en sacrant, comme un affreux pmen.
J'offrais maintes douceurs : groseille, mirabelle ;
Je tâchais d'imiter le fameux Mirabeau,
Et ne voyais jamais que le dos d'une belle !
L'Amour m'avait, hélas I trop caché son flambeau.
Je m'inspirais souvent du charmé d'Orestie,
Et je devenais tendre en lisant Gabrio,
Puis, m'étonnais parfois, avec ma repartie.
Eh bieni tout fut en vain!... Tournant vers Vagio,
Pour avoir plus d*argent, je vendis de la figue
Et mille choses enfin, jusqu'au riche faisan.
lUcn ne me réussit : c'était une vraie ligue !
Pourtant, chez moi, toujours brillaient le parmesan
Et la belle aveline, et la tendre noisette,
Et le foie gras fameux, formant un rond piitè.
Malgré tout, néanmoins, je n'eus qu'une grisette,
Oui, pour seul mot d'amour, me dit : Ane bâtèî
Abel DE Lac QUE.