UNE FEMME TROMPÉE
Hélas I pourquoi faut-il que je sois une femme?
Et que dans mon malheur, j'aime un Catïlina
Pareil à ce Romain, qui n'eut ni cœur ni âme.
Qui trahit ses devoirs, et à l'honneur fouina.
Quand de mes vœux ardents il se rit, il se jongle,
Je reconnais trop tard un mauvais citoyen.
J'aurais tout sacrifié! jusqu'à mon dernier ongle,
Pour cet homme sans foi, que je crois un paien.
Qu'est devenu ce temps où de la mirabelle,
Il feignait, le cruel, pareil à Mirabeau,
De m'offrir les primeurs, choisissait la plus belle.
De son intelligence, empruntant le flambeau.
Je lisais, j'admirais les beautés d'Orestie,
Ou les romans vantés de l'humble Gabrio.
Il me trompait alors avec sa répartie;
Et passait tout son temps à prôner Vagio.
Je reconnais enfin, qu'il ne vaut pas la figvs
Dont le résidu sert à nourrir mon faisan.
Et chez lui, rien n'est bon. Au gourmand il se ligu£,
Prêt à tout sacrifier devant du parmesan.
Le gland est fait pour lui ainsi que la noisette;
Il ne mérite pas les honneurs d'un pâté,
La femme qu'il trompa devrait être grisette,
C'était ce qu'il fallait à cet âne bâté.
Léon a Bicolomee.
ïl.lpg|PNS PgpUES
A dix huit ^jj|, | l'âgp j)|j j'?irï)^i? u^p f^^îî^^e
J'étais entrepppfi^nt ppiT)me C(ifilii(ia ;
Pour lui bai^pf 1^ niaip j'^ur^is 4ftnné ipqn ân^e;
— Mais je vjgilliç bjpp vitp 6t rpon apiiour fôtiim.
candeur (Ju jeunq âg^ 1 et rnaintPn^int jejpn/?^
Avec les sentirp^nj;?. Je suis bon citoyçn^
Garde na|,jpp§l jp^qiips au bpwt <1p l'on/y/c;
Mais qua^t 4^ CflBi;r paie;) cppime pus un j^cpV^H.
Frelons se lais§^pt pr^pcj^^e aux pots de viirakeJk,
Bourgeois aux grapçi^ (iiscoups dps petits J^irabeç^^
Cœurs de quipze ^ vipgj; aps ^u fapx tpint d'une hfiUe,
Et papillons (Ju §pif ^ l'épl^t d'un fiarr^^çau.
Si j'acquérais tes 4rpU? d'autepr de VOrestie',
Si j'acquérais tg^ drpitg d*ami de (7a&no
Et la gloire éternejle ^ îqn npin répartie
Et l'or que ton g^pie obtient gaps agio,
S'il fallait à c^ pri? pp pqipt faire la figue
A ces riens d'aufrpfpjs, je dirais : << te faisan
» Est |:),qp / » je repjerais bpnri lY pt la ^i^'Me
Pour du macarppi gppojs ^p 'parvue^at^.
J'aime entre (Jpp^ vips fips à croquer la noisette,
J 'aime à sentir le jtppffp ap sein d'un l.)Qn 2mtê :
Mais l'amour! Ahl t} donc! c'çsjt bon pour la gri$^tte\
Et je m'en irais fier d'être up âne bâté,
G. Badîl.
LE CUpfB DE L'.J^^OUR
Oui donc peut affirmer que l'amour d'une femme
(Fût-il Caligula, Néron, Çatilif^a.)
Ne vibrera jamais au profond de son âme?
Plus d'un grand philosophe à Cf sujet fpu\n^^'
Je sais bien qu'en cel^ mainte coquette jongle,
Ou'en ses filets charmants plus d'un bon citoyen
Souvent s'est laissé pren^lre et puis s'est roi^gg Vongle
C'est un destin commun, qu'on soit ou non païen.
J'aime les doux parfums, les fleurs, la mirabelle ;
Mais, avec moins d'esprit que l'affreux Mirabeau,
J'avoue ingénument que les ye^ux d'i^nq 6e/(e
Ont parfois en mon cœur allumé le flambeau
D'un amour aussi doux que la tendre Orestie!
Interrogez pour moi le çœuf de Gabrio.
Il d^ra si je fus prompt à la repartie?
Souvent, chez la Lorette, amour n'est qu'agio;
Et, tout en suçotant un déljcat bec figue.
Ou le blanc aileron d'un parfumé fa^isan',
Contre son financier parfois elle se ligue,
Entre la fraîche poire et le fin parmesan \
Et qu'importe à l'amour?... Pour cueillir la noisette.
Moi, j'aime encore au bois croquer un bon vâté,
Dans un doux tête-à-tête avee une grisette.
Et qui me blâmera pourra|it-être hâté.
Boi:rP.