SUR LE POETE
11 est doux comme une femme, Et craint comme Catilina :
On sait que jamais son âme, Devant le vice ne fouina, Et qu'il atteint dans sa jungle.
L'avare mauvais citoyen.
C'est lui qui frappe sus Vongle Du gourmand inepte et païen.
Qui préfère une mirabelle, Aux beaux discours de Mirabeau.
Sa muse, joyeuse et belle.
Nous éclaire de son flambeau.
Et qu'il nous donne VOrestie, Ou qu'il se nomme Gabrio, Toujours sa fine repartie, Nous détourne (Je Vagio.
Aux Quarante s'il fait la figue, Gomme du vol d'un faisan.
Il se soucie de leur ligue.
11 dînerait de parmesan, 11 souperait d'une noisette.
Pour offrir son dernier pâté A la plus humble grisette Ou au plus sot âne bâté 1
Éhike Bvttendifr.
Tous ont parlé enfin I Causerai-je de la femme, Des grands hommes du temps, Bias; Catilina, Qui prirent leur grandeur dans le fond de leur âme, Qui bravèrent le danger où ce dernier /owina/ Vousdirai-je enfin, qu'au désert dans les jungles, On ne me vit jamais, mais qu'humble citoyen, Des tigres, des panthères, redoutant trop Vongle Je vis modestement plus chrétien que pdien, « Que m'importe cela! comme d'une mirabelle Je m'en moque, direz- vous ; je préfère Mirabeau Qui sut par son esprit charmer plus d'une belle En montrant de l'amour l'étincelant flambeau. Parlez-moi donc plutôt des vers de VOrestie, Du charmant babillage de la belle Gabrio; Seulement alors de moi vous aurez répartie ; Nous causerons alors ne parlant pas d'agio, Mot que je méprise autant qu'une figue, Chose que mon esprit place au-dessous du faisan. Nous aborderons donc les querelles de la ligue, Les guerres de l'Italie, de tout \e parmesan. Nous nous arrêterons^, quand pour la noisette Sur les bords du bois, méprisant le pâté Nons irons côte à côte étudiant et grisette N'ayant pour tous témoins que Colas tout bâté.
BtOTTIÊRE Ch.
CE QUE J^\1ME
J'aiihé ! 'car je suis mère él ^éfnme.
J'aime à lirb Caûliiià, J'àiitie tiieu dfe totitè tobti dm, J'aiihé là rittië foUim, Jiimë Robert Hoîiditi qui jàhiffle, J'aime ùii honnête dtoyeii; J'aime rehcohti*er soiis mbh àn^Te Quelque traître bu quelque paM:
J'àimé à cueillir là iàWàlelU, J'aime Ôeri-yèK ce ifi¥àlea)à\, Db'û'é d'Uii'è éloquence si Jette, Qu'elle ëcliire cominé îiii JTft^!>édil.
J'aiiiie ràtitetil- de VOreklîe, J'aime ùii ikntinet Gàhrîo, J'aimé ûlié vive rejja'rtîe.
J'aime:., liàltb là! ^^àVàfiô, J'aime mièlii Uhb simjJrë figue', Eli fiit de gibife^; le fàtsah Cbtttrë (Jiii le fehàSSéUt èë lî^iHe:
J'aime uhpblàge ^\ïpàf1iàeéml, J'aiih'e âésëz ci'oqiier la noiseUe, J'aime enfin le Paris pâté Et si j'étais Une 'gHsette, J'aliriérkis uh âne bâté.
Mbiisiëur Bbhiàs, voilà ttia jfenïke Qui mo dit que bàlîlîWàj IJbs colis{)il'3liohs hil Yâmè, Et (Jue tdujôlit-s il fôutikà.
De mol, je croîs toA qu'elle jyfcjjZe:
Pour le sâvbii*, éii Hioyéh Qui ne se {ieigne pas de Vàh^îe Ni ne jiirfe bbmme tih paîeh, Je veilx, dbîii cbimrtlè mirabelle' Et hàWl cbinmfe itfïriâ^eaw; Vous àd'rëssbr de ma plus h^eïle Une demàkidë de •flû'nibea'u.
Pour qiié jb bohtiàissQ urestïe Que vous liez à Gabno Apprenez -iiiôl leur Repartie Qu'on dit fthe sans agio.
Donnez-moi pbiir dix sbUs dé jfi^'à'e, Pour un deîiii-frâhc de faUM, Et je saurai si de là Li^Aè J'obtiens le bbùqdël im'MiBsàh:
Un franc eri tout : une nôlseïïe Est moins chëre, ifaais liti paie Qu'on mâiige avec une gtîèettk.
Coûte autaiii. Je signe
Bdté.