ADIEU A LA VIE
Au diable par ma foi, le plaisir et la femme.
La Rome des anciens, et son Catalina !
J'entre dans un couvent pour convertir mon âme:
Que me font les crétins, qui diront: « Il fouina! »
Je n'irai pas chasser le tigre dans sdi jongle ;
L'on me verra priant, pour chaque citoyen,
Sans craindre du méchant parfois certain coup d'ongle;
Je pourrai rire un peu, sans que je sois païen,
Je me ferais confir la douce mirabelle '
Laissant aux orateurs le fameux Mirabeau : \
Et, si j'étais tenté par les yeux d'une belle,
Pour cacher mon péché j'éteindrai mon flambeau.
Je voudrais m'enivrer des vers de VOrestie,
De son portrait divin, de sa sœur Gabrio,
Puis lancer au prieur la vive répartie
Qui le ferait rougir s'il faisait Vagio.
A l'ombre de la branche où vient pendre la figue.
Je verrais dans les prés folâtrer le faisan ;
Le soir au réfectoir, sans penser à la ligue.
Je ferar mon souper d'un peu de parmesan;
Laissant aux jeunes dents fracasser la noisette,
Je mouillerais gaîment un morceau de pâte ;
Me souvenant encor de certaine grisette
Je rirais de son vieux, son pauvre âne bâté.'
Louis BOUTLLIART flls.
- ne -
CONSEILS Aux MAKIS
Quelquefois pour db^iptei* cetàiiië hunddur de famfkfe;
Il faudrait ùd Vaïîïîna ; Mais modèle pareil répugne, sur mon âme:, A tout cœur bien placé qui jamais ne fouina, Et ne jalouse pas le tigre dans sa jungle.
Soyez plus tôt bon citoyen Et ne ripostez pas par couj) d'ongle à coup d'ongle : La revanche eh ménage est le fait d'un paient. Cultivez, croyez-moi, la doiicè mirabelle,
La jeunesse de Mirabeau Le réséda, Roland et la rose si belle; De la guerre intestine éteignez \e flambeau.
Pour vivre en paix. Usez lés vers dé VOrestie,
Ou bien cohsultez Gabrio :
Gardez-vous d'être promJ)t à vive repartie, Faites votre métier et gare Vàgio.
Mordez-vous quelquefois!... que ce soit dans la/îgfwè
Ou sur un filet de faisan.
La paix! vive le Roi!... la paix! vive la Ligue:, Vive lePiémontaisl... \iy e \e pairmesàn! Ce qui n'empêche pas de casser la noisette,
Après là bisque et le pâté Arrosé de ce vin qti'Horàce à sa frisette Eût versé aii hioUiih vilain âne bâte!
BOÎSARD.
Que je plains, bh 1 mbri Dieu t cet être âp^élë /éwÉè, Qu'asservif un tyrkti; nouveau CàtiliM^ Tyran, qui lui prend tout, son amour et son âme Despote, pour l'aider, qui, trop souvent fôùinaî Despote, avéb son cœur qui badine et icjui jongle^ Qui, le laisse égarer, éH mauvais citoyen, Qui place le poignard entré la chair et Vôrigîe, Sans môme siB dôulëb qu'il agît ëti paieû.
Le Très-Haut qut fit tout, mëmfe la mïMeWé Dont le souffle fit naître et grandir Miiràheàu Qui fit Eve de riëh, et là crë'à si belle, Pour faire le tyran; éteignit feori ftàMeau 1 Un despote, après toUt, eut-ii liorii Ôrifstiél La grâce et tout l'estirtt de sk sôôut ïràlHô; Mania-t-il, enfin; la fiiiè Repartie', Eut-il, Tor à monceaiù; en priiibë de Vagîô', A la femme ne peut, sàris honte, faire figue J Animal sans ràisbh; voyez-vous le faisan Contre son tendre àihour; entrer dans une ligue? D met tout en èomiiiiih et grain et parmesan, Pour elle, avec son bëc, il casse une noiselte î Le pauvre hère, pouriaiit, n'est ^ùe chair à jpâté } L'homme qui tië vbit t)às; dàîis la dàlhe unb 'grîséUè' Un rayon de bî8u Hièmë; est un âiiè bâté,
[Lucien Barâbjsau.