‹ Bouts-rimés, publiésChapitre 35 sur 128 · ÉLOGE DE DALILA · texte numérisé non relu

ÉLOGE DE DALILA

11 est toujours aisé de chanter une feimne , Fût-on conspirateur comme Vatilina !

Dès qu*elle a résolu de captiver notre âme:, II* faut se rendre. On sait qu'un jour Sams'ôn fouina; Il fut pris comme un tigre au milieu de ses jûwgtès! Le voyez-vous d'ici, ce pauvre citoyen, On vient de lui couper les cheveux et les angles, Il écume, il bondit, jure comme un païen t Dalila, cette blonde aux cheveux mirabelle.

Aurait tout aussi bieii subjugué Mirabeau; Elle avait de l'esprit autant qu'elle était belle; Son œil resplendissait comme un divin flambeau i De nos jours elle aurait joué dans VOrestie; Elle aurait tenu tête au jeunfe Gabrio ; Avec elle on n'attendait pas la repartie; Même, elle eût à Rotschild pu parler à'agio t Que n'eut-on point donné poiir manger uiié Jîjùfe Avec elle — ou lui faire accepteX' uh faUm !

Tous ses admirateurs formeraient une ligue Plus nombreuse que les mangeurs de parràeèàn. Excusez donc Samson s'il cueillit la noiéiètté Avec elle ; un beau soir, s'il mangea du pâté; Elle étaij, à la fois grande dame et grisette, Gomme Samson, tout autre aurait été bâté!

Charles Boissière.

Page 1