‹ Bouts-rimés, publiésChapitre 48 sur 128 · IÎ · texte numérisé non relu

IÎ

Si j'avais l'esprit d'une femme,

L'audace de Catilina Ou du moins, l'habit vert d'immortel sur mon âme, Je foudroierais d'abord ce verbe : il fouina! Parler du bohémien, qui sur les tréteaux jon^/e/ PuiSj contre le français de nos grands citoyens ! J'irais dans ma fureur^ armé, jusqu'aux païens, Pour m'aider à gratter de la plume et de Y ongle Ces termes qui feraient horreur à Mirabeau.

Langue de mon pays, harmonieuse et belle, D'or, comme ton fruit mûr, ô blonde mirabelle. Au soleil d'Apollon rallume ton flambeau.

Viens 1 ouvrons en tremblant la splendide Orestie Ce chef d'oeuvre applaudi, dit-on, par Gabrio, A Melpomène en pleurs donne la repartie.

Abjure à ses genoux argot et agio, Ou bien, du vieux Boileau prends le luth; de ]ai figue Célèbre la saveur, exalte le faisan.

Dis l'heure inspiratrice où le gourmand se ligue Avec son cuisinier, pour voir le parmesan Filer sur un ragoût sa résille noisette; Parle du four ardent où roussit le pâté ; Mais renonce à changer la marquise en grisette. Le pégase au vol fier, pour un âne bâté.

M. DE Champrenez.

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