SUR SON UÉPAHT POUR LE NOUVEAU MONDE
A VOUS tous, les talents qui désarment l'envie^ Il 'esprit étincelant, le mot fin et léger; JB n vous lisant Socrate eût regretté la vie, Xanlippe eût oublié de le faire enrager.
A vous de ranimer, d'exalter sans relâche ^os esprits abattus sous un fardeau pesant !
ieu de nous amuser vous imposa la tâche.
edoutable au méchant, au sot, surtout au lâche, E ntre vos doigts, la plume est un sceptre puissant !
ans rinde et le Japon, dans la double Amérique, Universel conteur, portez vos chants divers; narchez en conquérant de la Seine au Mexique : Alexandre premier prit l'empire Persique; Seul avec votre esprit soumettez Tunivers.
Adèle Maurice.
En tous temps, en tous lieux, la vaniteuse femme, Dans son adorateur rêva Catilina, Tant la gloire d'un nom révèle bien son âme Et prouve que son cœur jamais ne fouina.
Tigre civilisé qui se rit et qui jongle Avec les mots, honneur, patrie, et citoyen, La femme sut toujours déchirer de son ongle Qui ne devint pour elle ou parjure ou païen, A la pomme d'Adam, même à la mirabelle, Nul ne peut résister- car le grand Mirabeau, Pour avoir trop aimé une femme trop belle, Vit pâlir son génie et mourir son flambeau.
Faible par son amour, comme dans Orestie, Il eût sacrifié la France à Gabrio :
Be son rare talent la prompte répartie N'aurait été bientôt qu'un coupable agio, La femme sait toujours faire à l'homme la figue: Au buveur, c'est le vin,*au gourmet, le faisan. Contre elle c'est en vain que sa raison se ligv£ ; Elle fond tout à coup au plat de parmesan.
Enfin, elle saurait, môme par la noisette.
Tenter l'homme aussi bien que par un bon pâté. Faire une Pompadour d'une simple grisette. Et d'un homnfô d'espril un grand âne bâté.
Amand Nepveu (ouvrier chapelier.)