‹ Bouts-rimés, publiésChapitre 81 sur 128 · Pradère · texte numérisé non relu

Pradère

Devant une amazone ou toute ardente femme Qui vous vanta Brutus ou bien Catilina, Pour mieux vous étaler la fierté de son âme, Dites sincèrement, qui de vous fouina?

Chacun à son cachet. Le faiseur de tours jongle; L'obéissance aux lois prouve un bon citoyen; Comme Gérard connaît ses ennemis à Vongle, Au culte des faux dieux on connaît le pa^ien, A son goût délicat on sent la mirabelle, A sa vive éloquence on sent un Mirabeau, A sa douceur naïve, une femme, une belle, Qui ne doit rien avoir que l'amour, pur flambeau. Je préfère un repas au deuil de VOrestie; Un de ces gais repas que donne Gabrio, Où jaillit le bouchon avec la repartie.

Les choses de l'éclat, la bourse, Vagio, Passent sur le tapis; mais on leur fait la figue. Les dents de la fourchette éventrent le faisan; Contre chaque flacon chaque verre se ligue ; Le vin semble meilleur avec du parmesan.

La canine s'acharne à casser la noisette; On croque avec plaisir un bon petit pâté, On comble de présents la piquante grisette :

Pour monter l'animal il faut l'avoir bâté,

Marîus Pouillet mi Gatr?»

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