‹ Bouts-rimés, publiésChapitre 95 sur 128 · A RISETTE · texte numérisé non relu

A RISETTE

L'auteur de Henri III, des ruses de la femme^

Du trio mousquetaire et de Catilina

Un jour sent lui p3sser un caprice dans Vâme :

Esprit toujours présent qui jamais ne fouina.

Il résout de jouer, — comme un bateleur jongle ^ —

Avec le pauvre esprit de chaque citoyen,

Lui proposant des mots qu'a'griffonnés son ongUy

Et tels, qu'ils le feront jurer comme un païen.

Moi, j'eusse préféré la douce mirabelle

Ou le parfum des fleurs, — chéri de Mirabeau, —

Comme sujets, plutôt que la rime rebelle,

Devenue un écueil au lieu d'être un flambeau.

Mais non ! Le grand Dumas qui donna VOrestie,

Le créateur fécond qu'admire Gabrio,

Le maître possédant l'art de la repartie,

Mieux que le financier ne connaît l'agio, i

L'illustre cuisinier qui fait à tous la figue.

Veut que nous l'imitions; que, par nous, le faisan

Se trouve transformé en hachis, et se Ligue

A la farce, au laurier, au foie au parmesan; Que le lardon s'enroule aux semblants de noisette, Et le tout bientôt forme un excellent pâté.

C'est de l'art culinaire I ! Ah 1 sous ton joug, Risette, Laisse que je me place... ou je deviens bâiè.

IUm.

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