LÀ LIBERTÉ
Mon cœur est plein d'amour pour une noble femme.
Défiant du regard tous les Catilina,
Elle a tant de vertus et d'éclat dans son âme,
Que le mensonge seul pour elle fouina.
Dans l'intérêt humain, elle assembla la jungle^
Et ranima le cœur de plus d'un citoyen.
Des lâches ont brisé son marbre jusqu'à Vongle,
En reniant leur foi dans le temple pawi.
Humble et douce, à la fois, comme la mirabelle ,
Son énerqique voix rappelle Mirabeau;
Chaque jour rajeunie et chaque jour plus belle,
Elle tient dans sa main, du monde le flambeau.
Son génie étendu s'éprend de VOrestie
Et dicte en souriant des vers à Gabrio ;
Elle a pour les sonnets la verte repartie
Et sape avec ardejur les murs de Vagix).
Passant des vents du nord au pays de la figue,
Elle détruit le mal, comme on tue un faisan,
Sans souci de demain et de la docte ligue,
Vivant ici d'^imour et là de parmesan.
Biche, dont le cœur dur comme un casse-nowcife
Reste toujours scellé comme un Paris — pâté,
Prends garde ! elle pourrait, sous forme de grisette,
Te traiter un beau jour en âne mal bâté,
A. de R.