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62. ctSo giengen sie bis es dæmmerig ward, da sprach der kleine : Hebt mich einmal herunter, es ist nœthig. — Bleib nur droben, sprach der Mann, auf dessen Kopf er sass ? ich will mir nichts draus machen, die Vœgel lassen mir auch manchmal was drauf fallen.— Nein, sprach Daumesdick, ich weiss
auch, was sich schickt: hebt mich nur geschwind herab. » — L’homme ote son chapeau, et dépose à terre Poucet, qui s’échappe ainsi.
63. Un riche boyar a acheté le petit diable à son père, et l’emporte dans sa poche : « Aber den Teufel kam in der Tasche die Noth an,' and er Hess Kwgelchen fallen; darauf schiüpfte er heimlich aus der Tasche, etc. » Il est clair que primitivement cette action de Poucet devait lui servir pour sa délivrance. — Ce trait a dû exister dans le conte esclavon, où Poucet, acheté de même, s’échappe de la botte que son propriétaire porte dans sa poche ; il aura été supprimé par l’éaiteur, qui nous avertit qu’il ne s’est « permis d’autres changements que ceux qui lui paraissaient indispensables. »
64. Voy. Pauly, Encyclopédie , IV, p. 1846. — L’hymne homérique n’est pas la seule source où nous puissions puiser ce mythe ; mais la plupart l’offrent moins pur, ou les circonstances qu’elles ajoutent au récit de l’hymne sont sans intérêt pour notre sujet. Ainsi Philostrate [lmagg . 7 I, 25, éd. Didot, p. 359) et ApolUore (Bifmotk,, III, 10, èd. Heyne, p. 310) n’apportent rien de nouveau, si ce n’est la preuve que la légende d’Hermès voleur était localisée en Arcadie. Le récit qui a le caractère le plus populaire est celui d’Antonius Liberalis (23, éd. Xylander t p. i$l), appuyé sur diverses autorités plus anciennes et perdues pour nous. La manière dont Hermès efface les traces des pas des boeufs, en leur attachant des broussailles à la queue, paraît entre autres plus ancienne et plus claire que les vers 80 ss. de l’hymne.
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6 (. Sur Hennis povxoXoç, vô(uoc, cf. (outre l'article de Pauly) Guigniaut, de 'Eppov seu Mer cari mythologia (Paris, 18*5), p. 11.
66 . Est-ce par une attribution purement fortuite qu’Hermes, dans la fable 37 de Babrios, est représenté comme conduisant un char par le pays ?
67. Je n'ignore pas qu’on explique autrement le mythe du vol des bœufs, et qu’on reconnaît dans les larcins d’ Hermès un trait distinctif de sa nature équivoque et crépusculaire. Il n’est pas impossible que cette interprétation soit vraie en partie et que le mythe du bouvier céleste n’ait cependant été rattaché à Hermès que beaucoup plus tard.
68. C’est-à-dire, en admettant que le mythe d’Hermès enfant se rapporte à cette étoile considérée comme conduisant les bœufs célestes, que les Grecs, quand ils eurent changé les sept bœufs en un char à timon, oublièrent le rôle de cette petite étoile, et imaginèrent un autre conducteur.
69. Ni Homère ni Hésiode ne mentionnent ce récit; mais VOdyssée (XIX, 395 ; XXIV, 24) et peut-être V Iliade (V, 390) connaissent déjà Hermès comme un dieu voleur. Hésiode attribue aussi à Hermès la protection du bétail ( Theog . 444). — L'attribution d’un récit à un nom auquel U ne se rattachait d’abord aucunement doit être considérée comme le fait le plus fréquent de la mythologie; il faut le regarder comme toujours possible et ne jamais le perdre de vue. Au reste, l’hymne homérique a tous les caractères d’un récit altéré et à peine compris par le poète, — tout populaire et charmant qu’en soit le ton. Je crois donc
que les récits sur le petit voleur de bœufs n'ont été mis sous le nom d'Hermès que quand sa mythologie était d'ailleurs déjà constituée. — Quant à l'invention de la lyre, rattachée dans l'hymne à la vie bucolique d'Hermès, je ne sais si elle était rapportée anciennement A ce, dieu : Homère né semble pas le connaître comme musicien.
70. Il est possible toutefois que depuis la fusion du mythe du bouvier céleste avec celui d'Hermès, la Grande-Ourse se soit appelée ïptwü Æpafc, Mercurii planstrum fcf. ci-dess. , p. 4 $ , et n. 6 j ) ;c’e$t ce qui expliquerait le nom de «char de Wuotan. »
71. On sait que c'est une loi mythologique que l'activité qu'on s'est d’abord représentée comme étemelle ou du moins se reproduisant périodiquement au ciel devient par la suite une action , unique, qui est censée s'être passée une fois sur la terre. La même action s'est ainsi souvent historicisie , pour ainsi dire, de vingt, cent, mille manières différentes, et localisée dans autant d'endroits divers. — Dans cette transformation, le caractère des personnages et surtout les motifs de leurs actes changent parfois considérablement et se modifient sans cesse avec les temps et les lieux. 11 en est de même de leur nom, comme je l’ai dit plus haut.
72. On voit que je n'attache pas au nom de Poucet (Daümling, Paleç) en lui-même une importance particulière : c'est, comme les autres dénominations du petit dieu, une simple manière ti 'exprimer sa petitesse. Quelques explications de la légende de Poucet, qui sont basées sur son nom, me paraissent donc sans véritable raison d'être.
Voyez par exemple Grimm, D. M p. 420, et Lîebrecht, Otia Imperialia , p. I j6. — M. Simrock voit dans Poucet le représentant de Thor, parce que ce dieu passa une nuit, d'après un récit edoique, dans te pouce du gant du géant Skrymir; ce géant se retrouverait dans l’ogre du conte français et des récits pareils, et ainsi les contes si différents qui portent le nom de Poucet auraient leur unité primitive dans l’aventure de Thor (Simrock, 2 >. M., y éd., Bonn, '869, p, 246, 259). On voit que cette explication, très-ingénieuse d’ailleurs, ne s’appuie que sur le nom du héros, et ce nom n’a pas a mes yeux la portée que lui attribue le savant auteur.
73. Le Conte gaélique vient de l’anglais. Jene sais même si aucun idiome celtique désigne la Grande- Qurse comme un char. D’ailleurs l’idée du char céleste, à elle toute seule, ne suppose nécessairement ni un conducteur, ni le conte de Poucet.