‹ Brachiopodes: Études locales. 7 planchesChapitre 102 sur 122 · Orthis palUcUa. Ban · texte numérisé non relu

Orthis palUcUa. Ban

1848. OrtbiH palliata Barr. — Haiding. Abbandl. H., p. 46, PI. 19,

fig. 6.

1879. Orthis palUata Barr. — Syat. SU. de Bohème. Vol. V., PI. 58—60.

Sous le nom de Orthis palliata^ Barr., M. le Doct. Eayser figure sur sa B. 3S, fig. 14—15, 2 valves isolées, qu'il indique comme ventrale et dorsale.

1. Outre le doute significatif exprimé par M. Kayser à l'occasion de cette identité, nous ferons remarquer, que la forme habitaelle-

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entre bt Bohème et les contrées étrangères. 305

ment transverse de notre Orthis palliata contraste avec la forme arrondie des 2 valves isolées du Harz, dont rien ne démontre lldentité spécifique, même entre elles.

2. Ces valves étant isolées et leur bord cardinal étant invisible, il est impossible de s'assurer que chacune d'elles possède l'aréa caractéristique de notre Orthis palliata.

3. Les 2 valves de notre espèce présentent chacune un &ible sinus, qui est plus ou moins marqué, mais qui se reconnaît par une ^ble échancnire au contour frontal.

Au contraire, dans les 2 valves du Harz, le contour Montai, au lieu d'être écbancré, est arrondi. On voit d'ailleurs, sur la fig. 15, qu'au lieu d'un sinus sur la valve, il existe un bombement longitudinal, à partir du crochet jusque vers le bord.

4. Tous les spécimens bien conservés de l'espèce de Bohême offrent sur leur test une série de zAnes horizontales, ou palliums. qui ont donné lieu à son nom spécifique. Les 2 figures de M. Eayser indiquent seulement des stries longitudinales, dissemblables sur les 2 valves par leur intensité et leur étendue, sans aucune trace de palllum.

5. Le test de notre Orthis palliata, représenté par 2 grossissements sur notre PI. 60, case ni, montre que les stries longitudinales sont croisées par des stries horizontales, très fines. Rien de semblable ne nous est indiqué, ni par le texte, ni par les figures de M. Kayser, sur ses spécimens du Haiz.

6. Nous mentionnons encore un caractère propre à cette espèce, savoir : le peu d'étendue horizontale de la double aréa, sur la ligne cardinale. Mais les valves de M. Kayser, isolées et engagées dans la roche, ne permettent pas de constater l'existence de cette conformation.

Conclusion. Les différences, que nous venons d'exposer, suffisent pour reconnaître sans hésitation, que les 2 valves isolées, associées avec doute par M. le Doct. Kayser ï notre Orthis palliata, contrastent avec cette espèce.

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806 ConnexioDi par Iw Bracliiopodet

10« Orthis praeewrsor. Barr.

iO. remtmnata. Mart. i „ Var. striaÈtda. ScUot. I

1848. Orthis rtav^nata Mart. — Var. striaUUa Schlot. — Barr. — Haidii«. Abhoadlniig. n., p. 39, PI. 19, fig. 3.

1879. Orthis praeewrtor Barr. — Syrt. 80. de Bohème. Yol. T., PI. 68— 61—125.

SouB le nom de Orthis striatula Schlot., M. le Doct. Eayser figure 8ur sa PI. 38, fig. 9 — 9a — 10 — 10a — îOb — 10e, 2 spécimens du Harz, qu'il suppose (l. c. p. 189) vraisemhlaUem&it identiques . avec l'espèce que nous avons publiée en 1646, sous le nom de Orthis resupinata Mart., var. striatula Schlot.

Les figures des Brachlopodes dn Harz contredisent cette vraisemblance, par la plupart de leurs apparences.

1. D'abord, les 2 spécimens contrastent entre eux par le contour de la coquille, qui est une ellipse traneverse, fig. 9, et au contraire très rapproché du cercle fig. 10. Ainsi, leur identité spécifique n'est pas hors de doute.

2. La fig. 9 a montre que la valve dorsale est beaucoup plus épaisse que la valve ventrale dans le plus grand spécimen. I^es fig. lOb — 10c constatent le même fait dans le second spécimen, mais encore avec une plus grande différence entre les deux valves.

Nous reconnaissons dans notre espèce une conformation analogue, maifl elle est très peu prononcée.

3. Le crochet, dans la ^g. lOc de M. Kayeer, est élevé et fait supposer une aréa développée, qui n'est pas figurée.

Au contraire, dans nos spécimens, les crochets sont très rap* proches et l'aréa est très esigue.

4. Sur la fig. 9 de M. Kayser, nous voyons l'indicatiOD des impressiouB musculaires, qui sont à peu près parallèles, réoifonnes et séparées par une nûnure longitudinale prononcée.

Au contraire, les spécimens figurés sur notre FI. 61, case lU, offi:«nt dans les impressions correspondantes une forme subtriangulaire, qui, ayant son sommet aigu au crochet, se décompose en

entre la Bobeme et lei coatréeB étnngèree. 307

lobes plus ou moiBS nombreux. Sur le spécimen fig. 4 e , de taille moyenne, nous ne Toyons que 2 lobeg séparés par une faible rainure longitudinale. Sur le spécimen fig. 3e, il existe 4 lobes bien marqués. Les 2 lobes intérieurs sont les plus longs. Sur la fig. 1 a, il existe aussi 4 lobes. Les 3 lobes intérieurs sont aussi les pins longs. Les diversités signalées nous semblent correspondre à des différences d'Age. Dans tous les cas, les impressions musculaires de nos 3 spécimens contrastent avec celles de la ^. d de H. Eayser.

5. Le test, dans nos exemplaires de Ortki» praeeursor, oSit diverses apparences, suivant les lamelles observées. Haie, dans tous, sur la lamelle externe, les stries longitudinales sont croisées par des stries fines transverses. Elles sont figurées sur nos PI. 61 et 125. Aucune apparence semblable n'est signalée par M. Kayser sur ses 2 spécimens du Harz, sur lesquels il indique seulement des stries longitudinales.

Nous faisons abstraction des apparences des lamelles internes du test, figurées sur nos planches, tandisqu'elles ne sont indiquées pour les formes du Harz, ni sur les figures, ni dans te texte, qui ne contient pas un seul mot de description.

Gonduaio». Les différences, que nous venons de constater, nous montrent, que les 2 spécimens du Hait attribués à Orthis siriattUa Scblot. ne sont point identiques avec ceux de la Bohême, que nous avons associés à cette espèce en 1848, mais qui en sont indépendants. Nous les nommons aujourd'hui Orthis praeeursor.

flV. Strophomena neutra. Barr.

1848. Leptaena neatra Barr. — Haiding. Abbandl. II., p. 79, PI. 21,

fig. 7-e.

1879. Strophomena neuira Barr. — Syst. Sil. de Bohême. Toi. T.,

M. le Doct. Kayser, sur la p. 190 de son texte, associe avec doute à notre espèce 2 valves isolées et incomplètes, figurées sur sa PI. 30, fig. S et 3.

Ces 2 figures contrastent de la manière la plus frappante avec celles que nous avons données de Strophomena neutra, soit en 1848, soit dans la présente publication.

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808 ConnexioDB par les Brachlopodes

En effet, tons dos spécimens bien conservés ont une forme plus ou moins rapprochée du demi-cercle, mais dans laquelle la région cardinale n'offre jamaÏB un grand développement, comparable à une atle.

Ad contrùre, dans la figure 2 de M. Kayser, indiquée comme Strophom. neutra, sans signe de doute, dans l'explication des âgures, noua voyons que la longueur de la ligne cardinale est plus que double de celle de la ligne longitudinale, médiane. H en résulte que la valve présente, de chaque cété, l'apparence d'une atle très étendue, comme dans certains Spirifères.

La valve fig. 3 n'est associée à la première qu'avec dout« et n'a aucune ressemblance avec notre Strophom. neutra, pour le motif du développement latéral des ailes.

Ces contrastes nous dispensent de toute autre observation.

Conclusion. Les 2 valves du Harz contrastent tellement par leur forme avec les valves de notre Strophomena neutra, qull n'existe entre ces espèces aucune analogie quelconque.

ftS« Strophomena St^thani. Barr.

anteà Leptaena corrugata. Port). — Barr.

1848. Leptaena corrugaia Porti. — Barr. — Haiding. Abhandl. H.,

p. 76, PI. 21, fig. 16.

1679. Strophomena Stephani Barr. ~ Syst. Sil. de Bohème. Vol. Y.,

PI. 40 et PI. 65, case VI.

Sous le nom de Strophomena corrugaieîîa Davids., M. le Doct Kayser décrit et figure (p. 191, PI. 29, fig. 12) une très petite valve du Harz, qu'il suppose identique avec les spécimens figurés par nous en 1848, sous le nom de Lept. corrugata Portl.

Nous n'avons pas à discuter la question de savoir, si cette petite valve du Harz représente réellement Straph. corrugatella Davids. d'Angleterre. Toutes les apparences des figures données par M. Davidson dans sa Monographie des Brachiopodes siluriens, VII, Nr. 4, H. 41, nous semblent contraires à cette identification.

Reste à savoir si la même petite valve du Harz est identique avec les valves, que nous avons figurées en 1848, sous le nom de Li^t. corrugata et qui n'ont rien de commun qu'une ■rague tq>pa<

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