Âtrypa obovata. Sow. Spirig. ohovata. Sow
PI. 84—86—123—135. Richt., 1. c, PI. 5.
ha. ^g. 17 de M. Richter ne s'éloigne pas beaucoup de quelques formes de Atr. obovata., figurées sur notre PI. 135, case IX. En considérant la variabilité de cette espèce, nous pouvons regarder le spécimen de la Tburinge comme nominalement identique avec ceux de la Bohême.
Mais, les 3 moules internes de très petite taille, fiy. 18 — 19 — 30 de la planche 5 de M. Richter, présentent des apparences, qui ne se retrouvent pas sur les moules des valves correspondantes, exposés sur notre PI. 135, cases VII — VIII. Cette circonstance fait naître quelque doute au sujet de la nature spécifique de ces 3 moules de Tburinge. Mais, on remarquera, que nos figures citées offrent elles-mômes des apparences très diverses, qui ne nous permettent pas d'exiger une ressemblance absolue.
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356 ConnexJoDB par leg Brachiopodes
O. Atrypa reticukms. Linn. sp. Spirig. reticularig. Linné. PI. 19-109—135 ...&... Richt., 1. c, PI. 5.
Le spécimen fig. 31 de M. Richter présente une forme arrondie, que nous retrouvons fig. 6 sur la Pt. 28 de M. Kayser, dans son ouvrage sur la faune hercynienne, 1878. Mais, cette apparence ne se montre, à notre connaissance, parmi les spécimens de Atr. reticularis dans aucune autre contrée paléozoîque. La variabilité connue de cette espèce peut cependant expliquer cette particularité, jusqu'à plus ample information. On peut donc regarder l'identité nominale comme admissible. M. Bichter pense, que cette valve représente la Veu: orbicularis Sow., SUuria FI. 9. fig. 4 — 5. Hais, nous sommes disposé à croire, que ces 2 figures pourraient bien dériver du moule interne d'une Orthis.
La i%g. sa de M. Richter, montrant le moule interne de la valve dorsale, contraste avec les apparences figurées jusqu'à ce jour, notamment pour la Bohème, sur nos PI. 109 — 132.
7« Atrypa? Qrayi. Davids. Rhynchon. Qrayi. Davids. PI. 83. Richt, 1. c, PI. 6.
Nous avons déjà cité ci-dessus, p. 68, la forme de Thuringe, observée par M. Richter, D'après les apparences connues, on peut admettre son identité avec les formes semblables d'Angleterre et de Bohème.
8« Rhynchon. deflexa. Sow. Rhynch. defiexa. Sow. PI. 34. Richt., 1. c, P). 6.
M. Richter figure seulement la valve bombée, sans sinus. Elle parait identique avec c6lle des spécimens d'Angleterre et de Bohème.
9* Rhynchon. nymplut. Bair. Rhynch. nympha. Barr. PI. 29—153. Richt., I. c, PI. 6.
Les fg. 3 — 4 de M. lUchter représentent la valve dorsale et la vue frontale d'un spécimen de petite taille et de forme aplatie. Il présente 6 plis au bourrelet, comme notre type. Quoique ces
entre la Bohême et les contrées étraDgëres. 257
figures ne montrent pas tous les éléments de la coquille, on peut admettre, que le spécimen appartient à Teapèce de Bohême, qui offre aussi des formes relativement déprimées, PI. 153.
ftOa Orthis distorta. Bair. Orthis distorta. Barr. PI. 58—60. Richt., I. c, PI. 6.
£d comparant le spécimen figuré par M. Richter avec les plus jeunes de notre espèce, sur la PI. 60, on reconnaît entre eux une analogie, dans leur forme générale, et dans la saillie prononcée de la région du crochet, sur la valve ventrale. Cependant, d'après le seul spécimen de la Thuringe, dans lequel cette valve parait régulière et symétrique, nous ne pourrions pas reconnaître une identité spécifique absolue , et nous nous bornons à admettre l'analogie. Nous remarquons aussi que, sur la fig. 8 de M. Richter, toutes les côtes sont régulièrement bifurquées, tandisque, dans nos spécimens, nous voyons principalement des c6tes secondaires, intercalées, comme sur notre âg. 4f, PI. 58. C'est aussi cette disposition que M. Richter indique dans son texte, p. 417, en désaccord avec la figure citée.
U* Stroph. pecten. Lioné sp. Orthis pecten. Sow. PI. 51. Bicht, I. c, PI. 6.
Les 3 spécimens de divers Ages, figurés par M. Richter, préseotent également une forme subcarrée, dans laquelle le cAté frontal est convexe. Cette apparence est due à ce que les extrémités de la ligne cardinale ne sont pas prolongées en pointes, comme dans les spécimens de l'Angleterre figurés par M, Davidson (Monograph, FI. 43), ou comme les spécimens de la Bohème sur notre PI. 51. Cependant, comme parmi les figures de M. Davidson, nous voyons aussi des spécimens, dont les pointes cardinales sont réduites, ou nulles, la différence observée sur les spécimens de la Thuringe ne justifierut pas leur exclusion de l'espèce indiquée, dont ils présentent d'ailleurs les ornements. Nous les considérerons donc comme une variété de Stroph. pecten, ou comme une forme analogue.
byGoogIc
258 ConnedoM par les BracliiopodeB
ISa Stroph. rhomhoidalis. WUck. sp. Stroph. dressa. Sow. = dressa. Sow.
PI. 41—55—97. Richt., 1. e., p. 418.
H. Richter se borne à indiquer la présence de cette espèce remarquable, d'après plusieurs frfi,gment8. Aucun d'eux n'étant figuré, nous ne pouvons établir aucune comparaison; mais nous admettrons leur identité nominale avec le type bien connu.
13. Stroph. Stephani. Barr. Lept. corrugata. Portl. PI. 40—55. Richt., I. e., PI. 6.
M. Richter figure 3 spécimens de divers &ges, dont l'un est un moule interne, (fig. 34 — 25), et montre des apparences inconnues parmi nos Bracbîopodes de Bohême. Les 2 autres spécimens, fig. 26—37, différant beaucoup par leur taille et leurs apparences, nous considérons principalement l'adulte fig. 27. Il offre une analogie avec le spécimen, que nous avons figuré en 1848 (Saiding. Abhanâl. FI. èl, fig. 16), sous le nom de Leptaerta corrugata Portl. Mais depuis lors, nous avons reconnu, que ce spécimen représente l'âge moyen de Stroph. Stephani. Voir les figures de notre PI. 55, case VI, sur laquelle nous montrons des formes de divers âges, pour cette espèce. Le développement très prononcé de ses pointes cardinales ne se manifeste que vers l'&ge adulte et il est bien représenté par les spécimens de notre PI. 40. Ils contrastent avec celui de la fig. 27 de M. Richter, indiqué aussi comme adulte. On remarquera qu'il est dénué de la traîne très développée dans Stroph. Stephani.
D'après le texte de ce savant, (p. 419), l'espèce qu'il décrit, offre durant sa croissance, une série de variations très remarquables et dont nous n'avons observé aucune trace dans les formes comparées de la Bohème. Nous pensons donc que, malgré l'analogie dans leurs ornements, ces fossiles appartiennent à 2 types spécifiques
14* Strophom. fugax. Barr. Leptaena conf. Jugax. Barr. PI. 43—57. Richt, I. c, PI. 6.
M. le Doct. Richter figure sous ce nom, mais avec doute, 2 spécimens de forme allongée. Ils contrastent par cette apparence
entre la BokËme et les contrées étrangères. 259
avec ceux de notre Stroph. fugax, qui sont un peu transversee. NouK remarquons d'ailleurs, que les 2 spécimens de la Tharinge sont assez fortement bombés en travers, tandisqne ceux de notre espèce sont très aplatis. Ces Brachiopodea, malgré la ressemblance de leurs ornements, ne nous semblent ni identiques, ni analogues.
ftSa Stroph. Yemewli. Ban*. Lept. VemeuiU. Barr. PI. 42. Richt., 1. c, PI. 6.
La seule valve figurée par M. lUchter se distingue par une forme transverse, qui contraste avec le contour presque semi-circulaire de DOS plus jeunes spécimens, fig. 21—22, sur notre PI. 42. En comparant les figures, on reconnaît aussi un autre contraste dans les ornements. Ils présentent des c&tes relativement peu nombreuses et arrondies dans la forme de Thuringe, tandisque sur nos spécimens, les côtes sont très minces et beaucoup plus nombreuses. Leur test est aussi caractérisé par des cavités en séries, dans les rainures intercostales. Ces différences ne nous permettent pas de confirmer l'identité supposée, ni de reconnaître une analogie.
Les 15 espèces de Brachiopodes de la Thuringe, que nous venons de passer en revue, peuvent b& ranger en 4 catégories comme il suit.
Nous indiquons, dans les colonnes du tableau, les horizons de la Bohême, sur lesquels se trouvent les espèces reconnues comme identiques ou analogues.
Ce tableau montre, que les 3 premières catégories sont les seules qui sont représentées dans les 2 contrées comparées. Au contraire, la quatrième catégorie n'est pas représentée en Bohème. Elle se compose seulement de 3 espèces. Ainsi, parmi les 15 espèces passées en revue, il y en a 12, qui étabhssent des connexions entre la Bohême et les faunes siluriennes de la Thuringe.
Bien que, d'après la nature de ces connexions, il y ait une diflFérence entre les 3 catégories, nous croyons pouvoir en faire abstraction, pour la comparaison qui suit.
■izcc.AT.OOgk
Connesioni par les Brachiopodea
hi.
Bohêtne—
TAwrfffure
el
fl
1*" Catégorie:
Espèces identiques dans les 2 contrées.
Atrypaî Grayi Darids.
Rhynchonella deflexa Sow.
Rh. Dympha Bair.
2*« Catégorie:
Espèces nominalement identiques.
Cyrtin» heteroclyta Defr. ap.
Atrypa reticulariB Linné Bp.
S*-Oa Espèces i
Keteia Eoidingeri Spirifer Kerei . .
Sp. folco . . .
Atrypa obovaU .
OrthiB diBtorU .
Strophom. pecten . .
tégo ina
rie:
ogues
.Barr.
. Barr.
. Barr.
. Sow.
. Barr.
Linn. sp.
4*" Catégorie:
Espèces contrastantes.
Strophom. corragata Richt. PorU.
StTophom. fagax Richt. non Barr.
Strophom. Ternenili fticbt non Ban.
Notre étage E est en connexion avec la Thuringe par 9 esp. primitives de
notre &uDe m.
„ „ F „ „ „ „ „ „ „ 3 esp. Donvelles
+6 réapparitions de «2.
H 11 G „ „ „ „ „ ,1 „ eap. + 5 réappa-
r itiopa de f2.
Ensemble 13
■,:cc.;,C00gIC
entre la Bohême et les contrées étrangères. 261
Ainsi, parmi ces 12 connexions par les Brachiopodes, entre les schistes siluriens de la Thuringe et notre bassin de la Bohême, 9 c. à d. les ^ sont fournies par les espèces primitives de notre &une troisième, c. à d. par notre étage E. Les 3 autres espèces, représentaDt seulement ^ du nombre total, appartiennent à la fauoe de notre étage F.
Les réapparitions des espèces antérieures, dans nos étages F et G, ne peuvent être considérées que comme accessoires.
Ces observations sur les Brachiopodes nous semblent bien justifier la classification des dépdts paléozoiques de la Thuringe par M. le Doct. R. Richter, en ce qui concerne les relations qu'il admet avec la Bohême.
En terminant cette revue, nous ferons remarquer que, parmi les 15 Brachiopodes de la Thuringe, qui vienneut de nous occuper, noue ne trouvons qu'une seule forme, qui semble exclusivement dévonienne, savoir, la variété arrondie de Airypa reiiatlaris ci-dessus p. 256.
Au contraire, la même série renferme 4 types spécifiques exclusivement siluriens, savoir:
Atrypa Grayi, p. 256. 1 Eetzia Haidingeri, p. 253. Rhynch. defiexa, p. 256. | Strophom. pecten, p. 257.
Cette observation confirme celle qui précède.
Dl. Gonnezions spécifiques par les Brachiopodes,
entre la fiimie Œ silurienne de Bohême et les
faunes dévoniennes de la Thuringe.
Dans son mémoire de 1869, cité ci-dessus (p. 252.) M. le Doct. B. Richter énumère sur deux tableaux séparés, toutes les espèces qui constituaient à cette époque les faunes dévoniennes de la Thuringe. Le dévonien inférieur était sans Brachiopodes.
Parmi les espèces du dévonien moyen de cette contrée, la seule qui porte un nom commun avec les Brachiopodes de Bphême, est Atrypa (Spirig.) retieularis Linn. sp. (p. 380).
De même, parmi les espèces du dévonien supérieur, le seul nom de Brachiopode commun avec notre faune m est celui de Cyrtina (Sptrif.) heterodyta Defr. sp. (p. 389).
,,;,:cc.;,C00glc
262 ConuexionB par tes BrKchiopodee
Ces deox identités nomia&leB présentent chacune le minimum des connexions qu'on puisse imaginer entre deux contrées, qui sont géographiquement peu éloignées l'une de l'antre.
E. Connexions spécifiques par les Brachiopodes, entre les faunes silnriênnes de la Bohème et la faune dévonieune du groupe Hercynien, dans le Harz.
Deux paléontologues ont depuis longtemps signalé l'existence dans le Harz 'de Brachiopodes, qui leur paraissaient identiques avec certaines espèces de la Bohême, publiées par nous en 1617 — 1848, dans les Natuneiss. Abkandlwngen de Haidinger, Vol. I — //, Vienne. Les ouvrages de ces savants ont été publiés sous les titres qui suivent:
Fr. A. Roemer. Beitràge eur geol. Kenntn. des NordtcesU. Baragebirges.
1850. Beitr. I. 1S60. Beitr. IV.
1852. Beitr. II. 1866. Beitr. V.
1855. Beitr. lU.
1868. C. Giebel. Die Silitr. Faima d. Unterharees.
Un autre ouvrage, relativement peu connu, est:
1867. W. Trenkner. Palaeontol. Novit. v. Nordwesil. Harte.
1878. Novejnbre. M. le Doct. Em. Kayser publie un travail spécial sur la &ane hercynienne et sur ses connexions paléootologiques, avec les &unea des étages F — G — H de Bohême. Ce travail est compris dans les Abhandlungcn eur geolog. Speeial&arte von Preussen ...£... Bd. II, Beft 4. H porte le titre de : Die Fauna der âltesten devon. Ablagerungen des Marées.
H. le Doct. Em. Kayser constate (p. XX), qu'il a eu à sa disposition la majeure partie des fossiles hercyniens décrits par Fr. A. Roemer et Prot Gtiebel, ainsi que cens qui appartiennent à diverses autres coUections publiques ou particulières, qu'il énumère en détail. Nous devons donc croire, que, dans l'intérêt de ses vues, il a figuré ou mentionné toutes les formes, qu'il a jugées ideotiques avec celles de la Bohême.
Nous nous trouvons ainsi dispensé de discuter en détail tous les documents primitifs émanés de Fr. A. Boemer et du Prof. Giebe).
entre U Boliftne et les contrées étnuigères. 2^3
Ces documents sont assez sévèrement jugés par M. le Doct. Eayser, surtout ceux de F. À. Boemer. Mais, h. nos yeux, ils ne perdent pas leur importance scientiGqne et nous ne manquerons pas de les invoquer dans diverses occasions, qui vont se présenter.
Sur la jï. 35J2 de la publication citée, M. le Doct. Kayser éuumère toutes les espèces de la Bohême et du Harz, dont il considère l'identité comme démontrée. Elles sont au nombre de 54. Nous extrayons de cette liste la série des Brachiopodes, qui doivent en ce moment attirer notre attention et qui représentent 22 espèces. Nous les énuméroQs sur le tableau qui suit.
L'indication de nos bandes sur ce tableau, d'après M. Eayser, n'est pas exacte pour diverses espèces et nous aurons l'occasion de la rectifier ci-après.
En terminant ce tableau, M. le Doct. Ëm. Kayser s'exprime ainsi (p. 354):
„A ces espèces identiques, s'ajoute encore une foule de formes analogues représentatives.'^
Il en cite seulement 6, sur la p. 354. Nous remarquons que, parmi elles, il nY & qu'un seul Brachiopode, nommé Streptorhynchus devonicKs et comparé à notre Orthis dietorta.
Parmi les espèces énumérées comme identiques, il y en a 5 que M. le Doct. Kayser nous signale comme douteuses. Ainsi, pour ces 5 espèces, l'identité annoncée en tête et à la fin de sa liste, se trouve à la fois douteuse et démontrée.
Dans notre discnssiou qui suit, au sujet des prétendues identités, le texte du Doct. Kayser ne nous sera presque d'aucun secours, car ce savant ne se donne pas la peine de décrire les formes du Harz, en détail. Souvent même il s'abstient de toute description des fossiles qu'il figure. Il s'applique, au contraire, à indiquer avec une grande érudition tous les Brachiopodes nominalement identiques ou analogues, qui ont été cités dans les ouvrages des géologues, en laissant au lecteur le soin d'exercer sa critique sur ces rapprochements systématiques.
D'après cette observation, notre jugement sur les fossiles du Har^ devra être principalement fondé sur les figures données par a. le Doct. Kayser. Nous les passerons donc en revue, une k une. Ualbeureusement, les explications placées en regard de ces figures
Conneiiona pu lea BrftchiopodeB
ne suppléent nullement à la pénurie du texte descriptif. Elles indiquent presque uniquement les localités d'où proviennent les spécimens figurés et les collections où ils se trouvent.
Espèces de Brachiopodes, qne M. le Doct. Eayser
suppose identiques dans la faune Hercynienne
dn Harz et en Bohême.
Espàoes nommées par M'' Kayser d'après les spécimens du Harz
Buses 4e BihèBe
Pentameriu Spirlfér
Orrtlna Atrypa Retzla Merista Orthifl
Sielieri .
galeatuB .
togatuH .
Nerei . .
excavatns
heteroclita .
reticnlariB .
melonicft .
barpfîaf. .
ocduBB . .
palli&U?. .
BtrifttdB (?)
Strophomens nentn . . . .
comigatella .
nebulosa . . .
rbomboidalis .
Vemeniliî . .
Chonetes
embryo .
Réapparitions à déduire Espèces dietinctes . . .
En ce qui concerne les vrais Brachiopodes de la Bohème, nous dterons d'abord les figures que nous avons publiées & Vienne en
entre la Bohème et les contrées étrangères. 365
1847 — i8, et ensuite celles que nous présentons aujourd'hui et qui sont beaucoup plus nombreuses et plus variées. Dans nos explications de ces figures, nous signalons les etreors ou incorrections que flous avons' reconnues.
Nos anciennes planches, dessinées à Vienne, il y a 30 ans, d'après nos croquis, mais sans notre contràle, présentent des imperfections, qui dérivent principalement de l'impression. Cependant, quoiqu'elles ne satisfassent pas les yeux, sous le rapport de l'art, les caractères spécifiques sont, en général, exactement indiqués et très recounaissables.
Dans les cas douteux, les figures de nos nouvelle planches doivent faire foi.
Nous suivons dans notre revue l'ordre du tableau qui précède.
1« Rhynchonella t^m^ha. Barr.
1847. Terebrat nympha Barr. — ^aiding. Abhandl. I., p. 66, PI. 20,
fig. 6.
1879. Hhynchon. nympha Barr. — Syst Sil. de Bohême. Vol. V.,
Dans l'article consacré par M. le Doct. Eayser à cette espèce (1. c. p. 142), il ne décrit pas régulièrement les formes qu'il figure et il n'indique entre elles aucune distinction. Nous apprenons seulement par son texte, que cett« Bhynchonelle se trouve fréquemment dans le Harz et qu'on compte ordinairement 8 plis dans le sinus et 4 BUT le bourrelet
Sur les planches 26 — 26, ce savant figure 10 spécimens, parmi lesquels aucun n'est complet. II nous avertit même, que les figures, qui paraissent le moins incomplètes, ont été un peu restaurées. Ravoir fig. 6—7, PI. S5.)
Lra fig. 15 — 16—17 — 18 de la PI. 26 représentant des valves isolées, plus ou moins endommagées ou emp&tées dans la roche, ne peuvent pas être prises en considération. H. Kayser a cru devoir se dispenser d'indiquer si ce sont des valves ventrales ou dorsales.
n en est de mime des fig. 10— 11— 11 a— 11 b de la PI. 25, car elles ne permettent pas de juger la forme de la coquille. La dernière est même Inintelligible pour nous.
n,,„„C00gL
266 Connexioni par lea BrachiopodOT
Après ces éliminations, il reste à apprécier les figures qui suivent et qui se trouvent toutes sur la PJ. 25, Hatz.
La fig. 1, PI. 26, représente un spécimen qui nous semble avoir été déjà figuré par A. Roemer (Beitr. III., PI. 3) et par le Prof. Giebel. (SU. Fauna d. Unterharees, PI. 4.) Ces 3 figures diffèrent beaucoup dans leurs détails. Admettons que la plus correcte d'entre les 3 est celle que nous donne M. le Doct. Kayser. Au premier aspect, elle semble rappeler notre Var. pseudo-Uvonica. Mais on reconnaît aisément, que cette apparence est loin de l'identité, car sur la figure en question les plis inégaux et irrégulièrement groupés contrastent avec l'égalité et la régularité des plis de notre variété, d'après les figures exposées sur nos PI. 29 — 153.
D'ailleurs, le spécimen du Harz étant engagé dans la roche, on ne. peut pas voir la face frontale, ni la comparer avec la forme ogivale, qui caractérise la variété de Bohême. Ce spécimen ne peut donc pas être invoqué pour démontrer les identités supposées, et M. le Doct. Kayser, dans son texte, n'a pas cru devoir le comparer à notre Var. pseudo-limnica.
Le spécimen fig. 2 — 2a — 2b — 2e, PI. 25, quoique endommagé, permet de reconnaître 3 plis au sinus et 4 au bourrelet. Nous remarquons que, dans les figures citées, le bourrelet offre un relief à peine distinct et qui ne peut être comparé avec celui que montrent les individus de la Bohême ayant 4 plis au bourrelet, savoir:
PI. 122, case II, fig. 1—2 |
case m, fig. 1 Ï4 spécimens de e2.
case IV, fig. 4 ■ . )
PI. 153, case I, fig. a — b— c — d— e .... 1 spécimen de f2.
Une circonstance importante contribue à réduire la valeur de ce spécimen dn Harz. C'est que les brisures sur ses 2 faces latérales ont enlevé tonte trace de la commissure des 2 valves. Nous allons reconnaître l'importance de ce caractère, dans le spécimen fig. 7.
Les figures 6 — 6 a— 6 b, PI. 25 du Harz, représentent un autre spécimen, qui concorde avec celui des fig. 2, par te bourrelet aplati, qu'on ne peut pas même distinguer sur la valve dorsale, fig. 6.
Ce nouveau spécimen, comme le précédent, ne montre aucune trace de la commissure des 2 valves, bien que M. le Doct. Kayser le qualifie de complet, (vollstândiges Exemplar) un peu restawé.
entre la Bohëine et les contrées étrangères. 267
On peut reconnaître daos les figures exposées, 3 plia dans le sious et 4 sur le bourrelet.
La /ty. 7, PI. 26, un peu restaurée selon l'explication, est la plus nette parmi celles que présente M. le Doct. Eayser. Bile est aussi la plus importante, parcequ'elle est ta seule qui nous permet de voir la commissure des 2 valves, sur la face latérale de la coquille.
Or, d'après cette âgure 7, la commissure est notablement éloignée de l'arête latérale de la valve ventrale, qui est placée horizontalement à la base. La distance entre ces lignes, immédiatement après la lunule, s'élève à 4 mm. et elle atteint & nun. au droit du cinquième et du sixième plis, c. à d. contre le front.
Cette conformation contraste complètement avec celle de toutes les formes ou variétés de Rhynch. nj/mpAa en Bofaëme. Le lecteur peut s'en assurer en parcourant nos planches citées. Il constatera que, sur toutes les figures normales, désignées par la lettre b, et correspondant à la fig. 7, Harz, qui nous occupe, la commissure des valves, à partir de la lunule, est à peine séparée de l'arête latérale de la valve ventrale. Elle se confond ensuite avec cette arête jusqu'à la face frontale. Voir PI. 29—122—147—153.
Cette conformation s'observe aussi bien sur les variétés que sur les formes typiques de notre Shtfnch. nyn^ha.
Il est k regretter, que M. Kayser n'ait pas figuré les autres faces de ce spécimen, qui est dégagé de la roche, et nous ne pouvons pas nous expliquer cette abstention, comme avantageuse à l'exactitude scientifique.
Nous remarquons une singulière ressemblance enbre cette fig. 7 et la fig. 16 a, sur la PI. 9 de A. Roemer. (Beitr. I., p. 59, 1850.)
Le spécimen des fig. 16a — 16b— 16c provient précisément de Klosterbolz, comme celui de la fig. 7 de M. Eayser, auquel nous le comparons. Roemer le décrit, p. 59, sous le nom de Ter. nympha, psewio-Uvoniea Bftrr. Mais sa fig. 16 c, représentant la face frontale, contredit cette détermination, car elle nous montre les 2 faces latérales verticales et parallèles, conformation qui contraste avec la forme ogivale de notre variété. Comme on ne peut pas admettre, que Roemer ait figuré deux £ices latérales verticales et parallèles, qui n'existeraient pas dans la nature , nous voyons dans ce fossile
,)glc
268 CiHiitexioiiB pu les Bnchiopodes
combien les formes du Harz, identifiées avec Shyneh. nympha, s'éloignent de ce type et de ses variétés connues en Bobême.
Si Boemer, qui dessinait luirmême les figures de ses fossiles, s'est trompé si grossièrement, pourquoi M. Kayser n'a-t-il pas -rectifié cette erreur, soit par une observation dans son texte, soit par une figure montrant la face frontale de son spécimen fig. 7? Cette figure semble bien aussi nous montrer une face latérale verticale, mais nous nous abstenons de juger, d'après cette seule vue du fossile.
Tandisqne le nombre de 4 plis au bourrelet est le seul bien constaté parmi les spécimens du Harz rapportés à Ehynch. nympka, nous devons faire remarquer que, dans notre bassin, les exemplaires de cette espèce, qui présentent 4 plis au bourrelet, sont très rares. Nous en figurons cependant 5, dont nous venons d'indiquer les planches, p. 266. Or, parmi eux, les 4 premiers oot été trouvés dans la bande e2, tandisqne le dnqulème seul provient de la bande f2. Nous ^sons abstraction de ceux qui se trouvent dans la var. simvlcms (PI. 93 — 147) sur un horizon douteux.
Conclusion. Malgré les analogies, que présentent divers spécimens du Harz avec les formes diverses, sous lesquelles Bhynch. nyn^ha se montre en Bohême, nous ne pouvons reconnaître aucune identité réelle et démontrée entre ces fossiles. Si le groupe des formes du Harz est représentatif du groupe des formes beaucoup plus variées et beaucoup plus distinctes, que nous associons sous le nom de Rhynch. nyft^ha, dans notre bassin, cette représentation ne prouve nullement la contemporanéitë des espèces comparées.
%t KhyDchoDella Ernihaais. Barr.
1847. Terebntt. Ewiharis Barr. — Haiding. Abhandl. T., p. 68, PI. 17,
flg. 12.
1879. Bhynchon. .EMcAms Barr. — fi^Ht. SU. de Bohême. Vol. V.,
Cette espèce est l'une des 5, auxquelles M. Eayser associe des spécimens du Harz dont l'identité avec ceux de la Bohême est indiquée à la fois comme démontrée et douteuse, (l. c. p. 145, PI. .35, fig. 4—5.) Nous remarquons que:
1. Les spécimens figurés par H. Eayser se réduisent à 2 valves isolées et Incomplètes, engagées dans la roche. Elles sont conai-
entra la Bohème et les contrées étruigèree. 269
dérées comme valves ventrales, ce qoe les figures ne démontrent pas. En effet, lenr sinus est invisible, tandisqu'il est très fortement marqué dans tous nos spécimens, même dans ceux qui représentent la forme aplatie.
2. L'angle au sommet de ces 2 valves du Harz est inégalement aigu, tandisque dans nos spécimens il est an moins de 90*> et dépasse souvent cette mesure.
3. Les ornements des S valves figurées par M. Kayser consistent dans des plis plus ou moins aigus au sommet. Us sont séparés par des rainures très prononcées, dont la largeur croissant vers le bord, atteint on dépasse celle des plis, dans le spécimen fig. 4, qui est le plas développé.
An contraire, dans RK^eh. Eueharis, les plis offrent une surfoce aplatie et ils sont séparés par des rainures linéaires, jusqu'au bord de la coquille.
Canelusion. D'après ces différences, les espèces comparées sont contrastantes. Elles ne peuvent être considérées, ni comme identiques, ni comme représentatives.
8* RbynchoDella princes. Barr.
1847. Terebrat. prineeps Barr. — Haiding. Abhandl. I., p. 83, PI. 18,
fig. 1—2—3, PI. 19, fig. 2.
1879. Rbrncbon. prmcqM But. — 8;st. Sil. de Bob6me. Vol. T.,
Après avoir donné une courte description de cette espèce, sur la p. 147 de son ouvn^;e, M. le Doct. Eayser constate, qu'elle est assez répandue dans les calcaires bercyniens. Il cite 5 localités où elle a été recueillie. Mais, il n'en figure que 2 spécimens, savoir: FI. 36, fig. 3 — 3a, et fig. 4 — 4a — 4b — 4c. Nous ne comprenons pas pourquoi il donne 4 figures de celui qui est le plus détérioré et seulement 2 de celui qui parait moins défectueux.
1a fig. 3 représente une valve ventrale, avec des stries extrêmement fines, qui paraissent un peu plus fortes sur la fig. 3b.
Cette fig. 3 a, représentant la bce latérale, nous montre on caractère particulier, qui n'a jamais été observé sur les spédmens
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270 Connexions par IsB Bracbiopodes
typiques de la Bohême. Il consiste dans une lunule ronde et aasez profonde, placée entièrement sur la valve dorsale, immédiatement après le crochet. Le diamètre de cette fossette est d'environ 3 mm. La valve parait dépouillée du t«st.
Si l'on compare avec cette figure 3 a du Harz les figures correspondantes b de TUtyneh. princeps, sur nos PI. 25—120 — 121, on verra, qu'aa lieu de la fossette figurée par M. Kayser, la lunnle con^ste dans une surface à peu près plane, qui s'étend également sur les 2 valves, dorsale et ventrale, derrière les crochets. Cette conformation se reproduit sur le moule interne. Ainsi, la fossette existant sur le spécimen 3 a du Harz le distingue de tous ceux de la Bohême.
Dans le second spécimen fig. 4b de M. Kayser, la lunule semble aussi n'exister que sur la valve dorsale.
Les figures 4 représentant ce spécimen ne sont pas bien d'accord entre elles. Ainsi, la longoeur de la valve ventrale /î^. 4 a est de 23 mm., tandisque sur la fig. 4b elle est réduite à 20 mm. Si nous comparons les largeurs, nous trouvons 24 mm. vers le milieu de la longueur sur la fig. ^ et à peine 21 mm. sur la figure voisine 4 a.
Sur les fig. 3 a — 4 b montrant la face latérale dés 2 spéàmens, la commissure des valves semble placée dans une faible rainure, comme dans diverses Rhynchonelles de l'Eifel, appartenant au même groupe. Cette apparence ne s'observe jamais dans Rhi/nch. princeps de Bohême.
Aucune des 6 figures données par M. Kaiser ne nous montre distinctement sur la face frontale, ta commissure des valves, qui est caractéristique.
Nous remarquons de même, que les stries en chevrons, qui ornent les petites bandes longitudinales du test sur cette foce de la coquille, n'ont pas été représentées. Elles sont figurées nettement, d'abord sur h. PI. 18 de notre ancienne publication, Saiding., Abhanàl. L, 1847, et sur la PI. 26 de notre Vol. V.
Quant aux impressions internes, qui sont très caractéristiques dans cette espèce et qui sont figurées sur nos PI. 26 — 120, il paraît qu'elles n'ont jamais été observées sur les spécimens hercyniens.
Outre les 2 spécimens qui précèdent, M. le Doct. Kayser associe dans l'espèce princeps 2 autres' Brachiopodes, qui diffîrent notable-
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entre 1» BohAme et les contrées étrangères. 271
ment de notre forme typique. Ils sont figurés sur la même PI. SG, fig. 5 — 5a et fig. 6— 6a.
Ces 2 coquilles se font remarquer Tune et l'autre par une forte irrégularité. Elle consiste en ce que l'un des cdtés des 2 valveB est tronqué par un pan coupé, oblique à la ligne médiane.
En outre, l'épaisseur de ces 2 individus est réduite à peu près à la moitié de celle d'un spécimen de même taille parmi nos formes typiques.
Enfin, chacune des vues latérales Sa — 6a nous montre, que la commissure latérale des 2 valves est placée dans un angle rentrant, comme dans diverses Rhynchonelles de l'Eifel, que nous venons de mentionner. Cet angle est très prononcé sur les fig. &a— 6a.
L'association de ces 2 spécimens aux 2 premiers, figurés par M. Kayser, ne nous parait donc pas justifiée. Ce sont des formes ou variétés distinctes. A plus forte raison, nous ne pouvons pas admettre, que les 2 spécimens tronqués représentent, ni Rhynch. prineeps de Bohême, ni aucune de ses variétés.
■ Conclrtsion. D'après ces observations, il serait impossible d'afiinner l'identité entre les spécimens très incomplets du Harz et ceux qui représentent Bhgnehon. princeps, avec toute ta plénitude de ses caractères, dans les faunes de la Bohême. Il est même hasardeux de considérer la forme régulière du Harz, comme représentative de notre espèce, à cause de la lunule mentionnée. Nous faisons abstraction des 2 spécimens fig. 5 — fi, pour Iraquels nous ne trouvons aucune analogie en Bohême.
Nous ferons remarquer, que notre Rhynch. princeps, à laquelle nous consacrons une notice particulière ci-dessus p. 23, est une espèce éminement caractéristique de la faune de notre bande e2. Notre PI. 120 représente des spécimens provenant de 14 localités différentes sur cet horizon.
Sur l'horizon de f2, cette espèce ne se trouve que dans l'espace compris entre Konieprus et Mnienian.
byGoogIc
Comiezioni pu les Bracbiopodea
4a Bhynchonella Senrid. Barr.
1847. Terebrat. Henrici Barr. — HaidiDg. AbhaDdl. I., p. 84, PI. 18,
fig. 5 a— fr— c— d— e— f— g.
1879. Bhyncbon. Hemici Barr. — Syat. Sil. de Bohême. Vol. V., PI.
L'existence de Bhynch. Senrid dans le Harz a été d'abord annoncée par A. Roemer, ensuite niée par M. le Prof. Giebet et récemment affirmée de nouveau par M. le Doct. Kayser.
Comparons les documents publiés par ces 3 savants.
Nous prions le lecteur de remariiaer, que nous ne pouvons comparer que les figures, parceqae les fossiles ue sont pas à notre disposition. Nous devons aussi regretter, que M. le Doct. Kayser ne nous ait pas signalé les défauts des figures données par ses devanciers, dans tes cas où les originaux étaient sous ses yeux. Il eût été aussi désirable, qu'il nous indiquât les spécimens déjà figui'és, dont il donne de nouvelles figures.
NB. Les N" des Planches de A. Roemer, que nous citons, sont ceux do tirage à part de ses Beitrâge. Ces N<^ oe sont pas les mêmes que ceux qui existent dans les volumes des Palaeontographica, cités par M. le Doct. Kayser.
1850. A. Roemer (Seitr. L, p. 58, B. 9, Fig. 13 e) figure, sous le nom de Terebrat. Henrici, un Brachiopode d'une forme svelte et élevée au front. Il en présente seulement la vue frontale. Il considère ce fossile comme une variété de Terebr. prineeps, dont il figure un spécimen aplati, contrastant avec le premier (^. 13 a — b — c — d) et considéré comme jeune.
Malgré cette distinction, nous ne pouvons nous empêcher de considérer ces 2 formes comme intimement liées par cette circonstance, que les faces frontales 13 e — 13 d présentent la même particularité, savoir: une rainure verticale, semi-cylindrique, ornée de plis verticaux et occupant environ le tiers de la largeur frontale. Cette rainure s'élève de la valve ventrale placée à la base, jusqu'à la valve dorsale placée en dessus.
D'un autre cftté, A. Roemer affirme que le spécimen, qu'il nomme Teri^mttula Eenriii, est caractérisé par le bord fortement
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entre U Bohême et les contrées étrangères. 273
redressé de la yalve ventrale, tandiaqu'il n'observe aucune apparence semblable sur l'autre individu, nommé Terebr. princeps.
D'après ces i figures, indiquant des exemplaires parfaitement conservés, nous sommes porté à croire, que le dessinateur (A. Boemer) les a restaurées en partie.
Quant au rebord de la valve ventrale, <ioDt l'existeDce est affirmée par le texte, il est à peine indiqué sur la fig. 13e, parceque cette valve est placée à la base. Mais, ce que la figure montre très bien, c'est que le rebord est complètement interrompu sur toute la largeur de la rainure frontale.
Cette interruption du rebord au droit du front et l'existence de la rainure verticale sur la face frontale constituent 2 difTérences importantes entre ce Brachiopode du Harz et les formes typiques de Ehyneh. Senriei. Nous trouverons ces différences confirmées par les documens qui suivent.
1855. (Beitr. IIL, p. 4, PI. 16, fig. fi.) A. Roemer décrit et figure un autre spécimen, sous te nom de Ter^atvia Senriei. H considère cette forme comme la plus singulière k sa connaissance, mais il persiste à la regarder comme une variété de princeps. U constate, que les bords latéraux sont relevés et tranchants. La fig. 5 montre en effet un rebord exigu, qui s'élève sur chacune des arêtes latérales, semi-circulaires, mais non sur les arêtes cardinales. Ce rebord est complètement interrompu, environ sur le tiers médian de la largeur de la face frontale. Cette observation confirme celle que nous venons d'exposer.
Il faut remarquer, que ce second spécimen n'est représenté que par la vue de la valve ventrale, très nette et par une seconde figure b, inintelligible pour nous.
Cette valve se distingue par son crochet obtus et sa forme transverse, très prononcée, qui contraste avec celle du premier individu, figuré par Boemer en 1850.
Un autre contraste enti-e eux consiste en ce que la rainure semi-cylindrique, frontale, signalée sur la fig. I3e (1850), est remplacée par une faible échancnire, occupant environ le tiers de la face correspondante, sur le second spécimen (1855). Cette écbancrure verticale est ta prolongation d'un sinus très prononcé, qui prend son origine derrière le crochet de la valve ventrale.
274 Coonexlons par les Brachiopodee
D*après ces différences, il serait dilTicile d'admettre Tidentité de ces 2 fonnes. Mais nous devons faire remarquer, que M. le Doct. Eayser, en citant (p. 150)y dans sa synonimie, la figure du second spécimen de A. Roemer, la qualifie par le mot (mole), sans indiquer en quoi ia figure citée est répréhensible.
Dans tous les cas, elle a une valeur réelle, en ce qu'elle montre très nettement le rebord vertical, limité, sur les arêtes latérales de la valve ventrale et absent au droit du contour frontal. En réalité, c'est la seule figure, à notre connaissance, qui constate évidemment Texistence de ce rebord parmi les BracMopodes du Harz.
1868. M. le Prof. Giebel décrit et figure, sous le nom de Rhtfnchonella selcana, un spécimen qu'il considère, d'après sa synonimie, comme identique avec les 2 formes figurées par A. Roemer, sous le nom de Terebr. Henrici. (SU. Faun. d. Unterharees, p. 43, PI. 5, fîg. 4.)
Dans son texte, il constate bien la présence du rebord vertical saillant et tranchant, au droit des arêtes latérales de la valve ventrale.
L'une des flg. 4 de M. le Prof. Giebel représente cette valve, dont le .contour est transverse, subtriangulaire, avec des angles latéraux airondis et un sinus prononcé, qui va en s'élargissant à partir du crochet jusqu'au front. Le crochet est allongé et aigu.
Nous ne pouvons pas reconnaître le rebord saillant autour de cette valve, ni sur les arêtes latérales, ni au droit du front.
L'autre fig. 4 montre la face frontale, qui est excavée sur toute sa hauteur par une large échancrure, correspondant au sinus, mais paraissant plus intense que sur la figure de ta valve ventrale.
Ces figures ne présentent pas des apparences identiques avec celles des figures de A. Roemer. Cependant, elles rappellent la fig. 5 de la Jï. 16 (Beitr. III., 1855), par la forme fortement transverse de la valve ventrale et par le large sinus qui s'étend à partir du crochet jusqu'au front, en donnant naissance à l'échancrure verticale de la face frontale.
M. le Prof. Giebel signale dans ce sinus 5 côtes plus fortes, qui, partant du crochet, s'étendent jusqu'au front.
La disparition du rebord au droit du front confirme les observations de A. Boemer.
■,:cc.;,C00gIC
entre la Bohême et les contrées étrangères. 275
Ces détails doub montrent, que le spécimeD décrit par M. le Prof. Giebel ne représente nullement les formes typiques de la véritable Rhyneh, Henrici de Bohême. Cette différence a été reconnue par ce savant professeur dans les termes suivants, p. 43 : „Cette coquille a de commun , il est vrai, avec Terebr. Henrici, Barr., un rebord redressé et tranchant, sur les arêtes latérales de la valve ventrale, mais rien de plns.'^
1871. M. le Doct. Kaiser établit entre les spécimens du Harz et ceux de la Bohême une différence exprimée dans les termes suivants :
,,^hjf»eh. Henrici du Harz montre d'une manière beaucoup moins claire que la forme de Bohême les traits indiqués par Barrande comme caractéristiques de cette espèce, savoir: l'inclinaison presque verticale de la valve dorsale à partir du crochet et les bords tranchants de la valve ventrale, qui s'élèvent en forme d'aQes. Elle occupe, au contraire, une place intermédiaire entre flcnr»« etjinnceps." (Brachiop. d. mitt. u. ob. Devon der Eifel — 2et(scAr. d. deutsch. geol. Ges. p. 503, Note.)
Ces observations ne sont pas en parfaite harmonie avec les assertions du même savant, dans l'ouvrage qui suit.
1878. M. le Doct. £m. Kayser figure 2 spécimens du Harz sous le nom de Rhynch. Henrtei, Barr. (l. e. Pî. Z6, fig. î et fig. 8, p. 150.)
Sur la seule page consacrée à cette espèce, it indique en partie les caractères de li coquille et il ajoute:
„I1 ne peut pas y avoir le moindre doute sur son identité avec l'espèce de Barrande."
n croit que cntte identité est si positivement établie par le grand spécimen figuré sur sa PI. 36, fig. 1, qu'il regarde comme inutile de prendre la peine de réfuter l'assertion du Prof. Giebel, que nous venons de citer.
Nous devons avouer, que la vue des i figures 1 — 1 a — 1 6—3 c, représentant le spécimen en question, produit sur nous une impression diamétralement contraire à celle de M. le Doct. Eayser. Voici pourquoi:
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276 Conanions par les Brubiopodee
1. D'abord, les flg. 1 — ] a montrent la valve dorsale et la valve ventrale, chacune avec un contour pentagonal prononcé, qui ne s'observe dans aucun des spécimens de Rhynch. Henriei, en Bohême.
2. Ensuite, le contour frontal est écbancré, au lieu d'être convexe et arrondi comme dans nos formes typiques.
3. Cette échancrure provient d'un large sinus, qui se manifeste vers le bord de la valve ventrale, la, et qui n'existe dans aucun de nos spécimens.
4. Bien que rexemplaire principal de M. le Doct. Kayser soit indiqué comme complet, mais un pea endommagé, la fig. 1 a représentant la valve ventrale ne nous montre aucune trace du rebord tranchant au-dessus de l'arête latérale. Cette arête manque ellemême, sur les deux cêtés de cette valve, par suite de brisures, qui ont enlevé les deux bords latéraux, dans tonte leur étendue.
6. En outre, en supposant que ce rebord ait été enlevé par les brisures, sur les arêtes latérales, nous constatons que la même valve ventrale présente un contour frontal bien conservé et qui ne montre aucune trace du rebord caractéristique.
Ces faits suffisent pour démontrer, que le Brachiopode en question ne représente point la forme typique de Bohême, Hhynch. Henriei.
On peut aussi remarquer, que la valve dorsale, dans le spécimen du Harz fig. Ib, est relativement beaucoup moins enflée vers le front que dans ceux de la Bohême.
Ce grand spécimen de M. le Doct. Kayser étant très mal conservé, nous faisons abstraction du test et de ses ornements, qui ne montrent pas les stries en chevrons, très prononcées sur les faces frontale et latérales de nos spécimens de Bohême. Voir PI. 130.
Etudions maintenant le second spécimen de M. le Doct. Kayser, fig. 8 — 8 a — 8 b — 8 c. Il est beaucoup plus petit que le premier et il présente par rapport à celui-ci de telles différences, qu'il nous est difQcile de concevoir leur identité absolue.
1. La forme générale du grand spécimen fig. 1 est pentagonale, très prononcée et notablement lai^e. Au contraire, celle du spécimen fig. 8 est ovale, alongée.