trapezoïdalis
Cyrtina . . . . . . . . . Davids. | Spipifer . . . . . . . . . . Sow.
1. heteroclyta . . . . Defr. sp. . digitatus . . . . . . . Barr.
UE RODESUS ES PE EP AT DisCina 2... .: + .,.Lam: NOrDI AUS NAME NE SE rre 1: Maeotis . . . . . . . Eichw. - Secans . . . . . . . . Barr. M'OUICALUS MR AUTE MAUR ES
neue brur . togatus . . . . . . . . Barr.
1: albicans . . : . < +. . Barr. | Strophomena . . . .. . Rañn.
5 COMITE PAL Merista . . . . .. . : Sues, emarematast A9 AN Barr PrHecate:. {2 MR PArT: DIU ACT ee el fe | BRTEL POHÉrCuleX Lin SN ABDNE: MERDE. eus cor (art HÉDANSer . Late de NAT: . rhomboiïdalis . . . Wilck. sp. HASECUTIS 0 PR DATE: SSOIALISE Ne Res ee ND AE:
Ensemble: 54 espèces ou variétés.
3. (Suite.) Nous constatons en même temps, que ces 14 espèces, à l'exception de Chonetes tardus, ont toutes existé durant le dépôt de notre bande f2. Elles contribuent donc puissamment à établir la continuité, à partir de la bande e2.
Il est tout naturel, que le nombre des espèces primitives, dans notre bassin silurien, diminue par l'effet habituel de lextinction
186 Distribution verticale des Brachiopodes
graduelle, à mesure que nous remontons dans la série verticale de nos formations. Mais, cette diminution ne se manifeste pas dans les connexions entre les faunes successives et celle de e2. Les observations suivantes contribuent à confirmer ce fait, de la manière la plus évidente.
En effet, dans les bandes g2—g3—h1, malgré la réduction des espèces à quelques unités, nous retrouvons parmi celles-ci des Brachiopodes, dont l’origine remonte non seulement à e2, mais encore au-delà, jusqu'aux Colonies. Nous allons les signaler nominativement dans le tableau qui suit (p. 188).
4. Dans la bande g2, qui ne possède que 10 Brachiopodes, reparaissent les 3 espèces suivantes de e2, qui représentent la proportion de 0.30, dans le nombre total.
Atrypa obovata . Sow. | Stroph. comitans . Barr. | Stroph. emarginata Barr.
Cette proportion 0.30 des Brachiopodes de g2, qui sont communs avec e2, dépasse celles de 0.24 et 0.25, que nous venons de signaler entre e2 et f2 et entre e2 et g1.
o. Dans la bande g3, qui n’a fourni que 9 Brachiopodes, nous distinguons de même 8 espèces de e2, qui représentent la proportion de 0.33.
Atrypa obovata . Sow. Atrypa Thetis . Barr.|Stroph. comitans Barr.
Les connexions de cette bande avec e2, non seulement se maintiennent comme dans g2, mais elles offrent une légère augmentation. »
6. Enfin, dans la bande h1, réduite à 6 espèces du même ordre, nous retrouvons encore une espèce de e2 et des colonies, savoir, Atrypa obovata Sow. qui représente la proportion 0.16 du nombre total 6.
Les connexions avec e2 sont réduites à moitié de celles des bandes g2—8 3.
7. En somme, en remontant dans la série de nos faunes partielles, au lieu d’une diminution vraisemblable des connexions par les Brachiopodes avec notre bande e2, nous trouvons une augmentation inattendue. Seulement, dans la bande fossilifère culminante, h1, ces connexions se réduisent à ? de celles qui existent entre e2—f2—g81
dans le bassin silurien de la Bohême. 187
Ces résultats de nos études ne pouvaient pas être prévus. Ils confirment l'unité et la continuité de notre série des faunes siluriennes.
Nous ferons remarquer, que les connexions spécifiques par les Brachiopodes, entre la bande e2 et les bandes superposées, sont représentées par des nombres plus élevés que ceux qui peuvent être déduits de l'étude des autres ordres des Mollusques et aussi des Trilobites. C’est un privilége, qui appartient aux Brachiopodes et qui à été déjà signalé par plusieurs de nos devanciers. Il est largement confirmé par nos études sur les faunes siluriennes de la Bohême.
Connexions verticales établies par les Brachiopodes, qui apparaissent dans les Colonies de notre bassin.
Nous avons déjà appelé lPattention des savants sur ce sujet, dans notre Défense des Colonies, IV., p. 121, 1870. Mais, il n’était pas opportun à cette époque de présenter les détails, que nous pouvons offrir aujourd’hui. Ces documents sont concentrés dans le tableau qui suit.
Dans ce tableau, nous indiquons, suivant notre usage, par le signe + la présence d’une espèce dans la bande correspondante. Mais, son apparition coloniale est constatée par le nom même de la colonie.
Ce tableau nous montre toutes les apparitions et réapparitions des Brachiopodes coloniaux, à partir de la colonie Zippe, enclavée dans la bande d4 jusqu'à la bande h1, qui renferme la dernière phase de notre faune troisième.
La colonie Zippe nous a fourni 8 espèces, représentant 5 genres différents. L'une de ces espèces, Orthis mulus, a été trouvée en outre, près de la colonie Zippe, mais dans une lentille de quarzite et non dans une lentille de calcaire semblable à celle de la colonie.
Parmi les autres espèces, 4 reparaissent dans les Colonies de la bande d5. ÆRhynch. monaca, au lieu de se trouver dans ces colonies, se montre dans les schistes de la même bande. Mais, le seul spécimen, qui constate ce fait, étant mal conservé (PI. 147) laisse quelque doute sur lidentité spécifique.
Distribution verticale des Brachiopodes
Le
Propagation verticale des Brachiopodes, qui apparaissent dans les Colonies des bandes d4—d5 en Bohême.
Faunes siluriennes | W.| Genres et Espèces ul | II | D EF G HA?
dléæld] 4] & ldjelft2la/#2[# ||] 1} Atrypa linguata . v. Buch. | \ | à EX ++. + 2 EE obolina . . Barr. : Krejéi || . 2 Pa LS SLA obovata . SO. . [zippeld'Arehiae || +) . | 4 || A. reticularis Linné sp. . [zippel Krejéi ||. [+ 5|| A. Sapho. . . Barr. d'Archiac || +-|+| . |. 6| Lingula regulata . . Barr. d'Archiac ||. | . ||. 7 || Orthis mulus 2e: Barr. EUR dArehiac || . ||. 8 || Rhynchon.Daphne . . Barr. . [zippel 4.1. 9|| Rh. monaca . . Barr. . (zippel + HI...
10| Spirifer togatus . . Barr. . [Zippel Béranka || . | H-|4-|+- 11 || Strophom. bracteola . Barr. d'Archiac | +] + El 12 || Str. comitans . Barr. É ne HAE) HE + + 13 || Str. euglypha . Dalm. . |zippe .
14 || Str. Haueri . . Barr. . [zippel + . [41e 15|| Str. patricia . . Barr. Krejéi || . | +||. Réapparitions des espèces su coloniales
Dans les colonies de la bande d5, apparaissent 7 nouvelles espèces de Brachiopodes. Parmi elles, Séroph. comitans se montre aussi dans les schistes. Ces espèces communes entre les colonies et les faunes ambiantes contribuent à confirmer la preuve de leur contemporanéité.
On voit sur notre tableau que, à l'exception de Lingula regulata, réduite à une courte apparition dans la colonie d’Archiac, les 14 autres espèces coloniales se propagent à travers les étages de notre
faune troisième, mais principalement dans les bandes e1—e2. Nous …
en comptons 7 dans la bande e1 et 13 dans la bande eZ.
Il faut remarquer, que les bandes supérieures possèdent chacune quelques espèces coloniales, dont le nombre est indiqué par les chiffres au bas de nos colonnes. C’est la bande f2 qui se distingue le plus par ces réapparitions inattendues, qui s'élèvent encore
dans le bassin silurien de la Bohême. 189
au nombre de 5. Il en reste 3 dans la bande g1, 2 dans chacune des bandes g2—g3. La bande culminante h 1 en présente encore 1, Atrypa obovata, qui à seule joui du, privilége de se propager à travers tous les horizons superposés à partir de la colonie Zippe, dans la bande d4, sauf une lacune apparente au droit de la bande f1.
Strophom. comitans a joui d’une durée un peu moins prolongée, à partir de la bande d5 jusque dans la bande g3.
Quant à Atrypa reticularis, qui, dans l’ensemble des contrées paléozoiques, a traversé non seulement la faune troisième silurienne, mais encore les faunes dévoniennes, elle présente une sorte d’anomalie. Après avoir apparu dans la colonie Zippe, bande d 4, et dans les colonies de la bande 45, elle reparaît dans notre faune II. Mais, elle subit une intermittence dans la bande f1 et reparaît avec une grande fréquence dans f2. Elle ne s'étend pas verticale- - ment au-delà de notre bande g1, où elle est très rare. Ces singularités sont inexplicables.
En somme, les Brachiopodes apparaissant dans nos colonies établissent de remarquables connexions entre toutes nos bandes fossilifères et contribuent à confirmer lunité de toute la série, comme un grand tout paléontologique.
Ces connexions seraient beaucoup plus nombreuses, si les circonstances locales nous avaient permis d'exploiter les roches des Colonies, comme celles de la plupart de nos bandes calcaires. Malheureusement, nos recherches ont dû être restreintes à des affleurements très limités. La récolte de fossiles coloniaux ne peut donc être considérée que comme représentant une faible partie des espèces contemporaines.
Cette observation s'applique surtout aux Brachiopodes de la colonie Zippe, qui sont au nombre de 8. En effet, ces 8 espèces se sont trouvées dans un seul morceau de calcaire, un peu plus gros que le poing et qui nous à été donné par Corda. Elles étaient accompagnées de 8 espèces de Trilobites, dont 4 appartenant à la . faune seconde et les 4 autres à la faune troisième. Nous avons énuméré tous ces fossiles sur la p. 115 de notre Défense des Colonies, IV., 1870.
On conçoit combien plus d'espèces auraient pu être découvertes, dans le monceau des fragments de calcaire représentant la colonie
Nr.
SN
190 Distribution verticale des Brachiopodes
Zippe. au Musée Bohême. Malheureusement, ils ont tous été perdus à l’époque de la révolution de 1848, parcequ’ils étaient enfermés dans des caisses, qui ont servi à faire une barricade au droit de ce Musée.
Nous rappelons, que ces circonstances ont été constatées par nous en 1860, dans une communication faite à la Société géologique de France, sous le titre de: Colonies dans le bassin silurien de la Bohême. (Bull., 2°" Série, XVIT., p. 611.)
Connexions directes établies par les Brachiopodes entre les faunes IT et HIT.
Sur le tableau suivant, nous énumérons toutes les espèces
qui, après avoir apparu dans la faune seconde proprement dite, ont reparu dans la faune troisième.
Brachiopodes qui se propagent de la faune IT dans la faune III.
Faunes siluriennes Genres et Espèces I TRE III c D E | EF G dl} 42] 43 |d4 |d5/et |e2/ r1 |12 | g1 | 82 [83 Atrypa havicule.. ONE Son he. ele LEA Etre k Discina consorsi. tu. -Barr, [le 0 1. LE ON EAN Maeotis . . . Eichw. | . |. jan ||. A. 4.
Lingula Leiskoviensis . . Barr. | anti fissurata . . . Bar ‘ +]:
Orthis honorata . . . . Barr. HE 0. HUM SC ABATT: k a col] . | +].
Rhynchon. monaca?. . . . Barr. | . |. |.|.{\co.+]+| .1|. 1.1. Strophom.1comitans Het Barrale. | HIHI
Les espèces énumérées sont au nombre de 8. On doit remarquer, que les dernières ont apparu non seulement dans la faune seconde, mais aussi dans les colonies. Elles ont donc été déjà énumérées sur notre tableau ci-dessus p. 188.
Le nombre des 8 espèces, communes à nos faunes seconde et troisième, est peu considérable. Cependant, il dépasse de beaucoup
Fr
dans le bassin silurien de la Bohême. 191
celui qui nous à été fourni, soit par les Trilobites, soit par les autres ordres des mollusques.
En effet, dans notre tableau numérique, résumant la distribution verticale des Trilobites, nous constatons sur la p. 290 (Vol. TI. Supplément), qu'une seule espèce de cette famille est commune aux 2 faunes comparées.
Pour les Céphalopodes, nous ne connaissons jusqu’à ce jour aucune espèce, qui soit dans le même cas.
Nous pourrions dire avec beaucoup de probabilité, qu’il en est à peu près de même, pour nos Gastéropodes et Acéphalés. Cependant, comme nos études sur ces 2 ordres ne sont pas terminées, nous ne pouvons affirmer ce fait qu'avec réserve.
Dans tous les cas, on voit que les Brachiopodes montrent, dans cette circonstance, une faculté relative de propagation verticale, qui, quoique tres limitée, infirme un peu leur valeur, pour la détermination et la comparaison des horizons géologiques.
Variations successives éprouvées par les genres, dans leur richesse en espèces.
En étudiant la richesse en espèces de chaque bande, d’après le diagramme qui précède (p. 164) on reconnait, que le développement maximum de certains genres ne correspond pas au maximum général, que nous venons de signaler dans la bande e2. Ainsi, le genre Rhynchonella a fourni 41 espèces dans la bande f2, tandisqu'il n’a pas dépassé 27 dans la bande e2. C’est l'exemple le plus remarquable que nous puissions citer dans notre bassin. Il nous donne lieu de faire observer que, dans un même milieu et dans un même espace très restreint, le développement des types génériques des Brachiopodes peut se montrer fort inégal.
Le maximum du nombre d’apparitions, observé pour un seul genre dans notre bassin, se rencontre dans le geure Afrypa, qui en offre 130, constatées dans notre résumé numérique de la distri-
-bution verticale, ci-dessus (p. 162). Ces 130 apparitions sont distribuées entre toutes nos bandes fossilifèeres, à partir de 43 jusqu’à h1.
Mais la bande e2 en possède 57 et la bande f2 35.
Nous devons cependant faire remarquer que, dans divers cas douteux sur la nature générique de nos espèces, nous les avons
192 Distribution verticale des Brachiopodes
provisoirement associées au type Afrypa, dont la richesse se trouve ainsi un peu enflée.
Le genre Orthis se rapproche de Atrypa par 127 apparitions, dont 26 dans la bande e2 et 27 dans la bande f2.
Spirifer vient en troisième ligne, avec 106 apparitions, dont 49 dans e2 et 36 dans f2.
Strophomena est au quatrième rang, avec 97 espèces, dont 38 dans e2 et 24 dans f2.
Rhynchonella suit avec 87 formes, dont 27 dans e2 et 41 dans f2
Discina qui en offre 67 et Pentamerus 65, occupent les derniers rangs de cette série des genres principaux, sous le rapport de leur richesse en espèces et de la fréquence des apparitions.
La répartition des Pentamères doit être remarquée. La bande e2 en fournit 33 espèces et la bande F2 seulement 22. Mais nous ne reconnaissons pas, dans notre bassin, vers l’origine de la faune IT, un horizon principalement caractérisé par les Pentamères et comparable à celui qui est connu dans diverses contrées de la grande zone septentrionale.
Le résumé numérique, que nous venons de citer (p. 162) et le diagramme lui-même ci-dessus (p. 164) nous montrent clairement les variations éprouvées par chaque genre, dans le nombre de ses espèces, en passant d’un horizon à l’horizon immédiatement supérieur. On voit pour chaque type générique une série très irrégulière et diverse pour chacun d'eux. Le plus souvent, le maximum se mamifeste subitement et il en est de même du minimum. Fréquemment ils se suivent immédiatement.
Un phénomène semblable et inexplicable a été déjà signalé pour nos Céphalopodes, en 1870, dans notre Distribution, (p. 209, 8°) (p. 115, 4°).
Nous devons cependant indiquer une cause accidentelle, qui contribue au contraste le plus fréquent, savoir: la présence de maximum dans e2 et la présence du minimum dans f1, qui suit en remontant. Cette cause consiste en ce que f1 est un dépôt calcaire, qui ne semble pas s'être étendu sur toute la surface de notre bassin et qui n’a été d’ailleurs accessible à nos recherches que dans un petit nombre de localités et sur des surfaces très restreintes.
1e Fr
dans le bassin silurien de la Bohême. 193
Mais, cette explication ne pourrait pas s'appliquer au contraste analogue, que nous observons entre les bandes f2 et g1, dont la contiguité paraît avoir été bien établie sur toute la surface de f2 et dont les roches fossilifères sont également accessibles. Ainsi, il reste bien constaté, que la richesse en espèces de chaque genre varie d’une manière très irrégulière et jusqu'ici inexplicable, dans la série verticale de nos bandes calcaires. Cette variation ne semble être en connexion, ni avec les âges géologiques, ni avec les circonstances locales, ni avec la nature des roches.
WI. Tableau comparatif de la distribution verticale des genres et des espèces, parmi les Brachiopodes siluriens, en Bohême.
Genres Espèces Nombre moyen des espèces Apparitions par genre
Nouvelles nombre apparitions total
Le tableau qui précède, donne lieu aux observations suivantes :
1. Les colonnes (2) et (3) reproduisent les chiffres déjà établis ci-dessus.
194 Distribution verticale des Brachiopodes
La colonne (2) indique pour les genres les nombres des nouvelles apparitions et la colonne (3) le nombre total des genres connus dans chaque bande.
On reconnaît, au sujet de la première apparition, le privilége remarquable de la bande d1, qui nous montre 7 genres nouveaux et celui de la bande e2, qui en présente 8.
Dans la colonne (3), le maximum des genres, parmi les bandes
de la faune seconde, correspond à la bande d5, qui en possède 10. Dans la faune troisième, le maximum 19 $e manifeste dans la bande e2. Mais la bande f2 s’en rapproche par le nombre 17.
En somme, ces 2 colonnes s'accordent à nous montrer une grande irrégularité, soit dans la première apparition des genres, soit dans leur nombre total pour chaque bande.
2. La colonne (4) offre une irrégularité encore plus frappante dans les: nombres successifs, qui représentent les apparitions des espèces dans les bandes superposées.
Ces divers faits ont été déjà constatés ci-dessus.
Comparons maintenant les nombres principaux de ces colonnes.
3. Les maxima des nouvelles apparitions de genres, dans chacune des deux faunes, seconde et troisième, c. à d. dans d1 et dans e2, correspondent aux #axima du nombre des espèces dans ces 2 faunes, savoir:
dans e2, 8 genres, 293 espèces.
dans d1, 7 genres, 42 espèces.
Mais on doit remarquer que, dans la bande f2, qui ne fournit qu'un seul genre nouveau, le nombre total des espèces 222 est cependant le plus rapproché du maximum absolu 293 de la bande e 2. Cet exemple nous montre, qu’il n'existe aucune relation nécessaire entre l'apparition des genres nouveaux et des espèces nouvelles, qui prédominent dans chaque bande.
4, Comparons le nombre total des genres dans chacune des
bandes, colonne (3), avec le nombre des apparitions des espèces,”
colonne (4).
Les minima parmi ces nombres se trouvent, d’une manière
remarquable, sur les 2 horizons fossilifères extrêmes, dans notre,
dans le bassin silurien de la Bohême. 195
série verticale. L'un et l’autre correspond au minimum du nombre des espèces, savoir:
dans la bande h1, 4 genres, 6 espèces.
dans l'étage C, 2 genres, 2 espèces.
Les maxima du nombre total des genres nous offrent une semblable correspondance avec ceux du nombre des espèces, dans nos faunes seconde et troisième, savoir :
dans f2, 17 genres, 222 espèces.
dans e2,:19 ;, 298 ; à
dans 45, 10 ,, 40 e dans di, 9 # 42 FÉ
Nous pouvons faire abstraction de la petite irrégularité, qui se manifeste dans les bandes d1—d5 de la faune seconde.
Cette coïncidence des maxima parmi les genres et les espèces, coexistant dans une même bande et dans notre bassin exigu, mérite d’être remarquée, parcequ’elle est en contradiction évidente avec les enseignements des théories, au sujet des effets de la concurrence vitale. C’est un fait analogue à celui que nous avons constaté dans l’ensemble de la faune de notre bande e2, qui a eu le privilège de concentrer les maxima simultanés du développement en espèces
et en individus de toutes les classes animales de cette époque.
Voir nos observations à ce sujet. (Céphalopodes, p. 166, 8° et Syst. Su. de Bohème, Texte V., p. 1452, 4°.)
Dans ces deux cas, il est bien difficile de découvrir les effets de la lutte pour l'existence.
o. Nous venons de constater, que les maxima du nombre total des genres correspondent à ceux des espèces, dans nos faunes IT et III. Mais, nous observons un remarquable contraste dans les cas où le nombre des genres se réduit. Ainsi, en passant de la bande e2 à la bande f1, le nombre des genres se réduit presque de moitié, c. à d. de 19 à 10.
Mais, la réduction des espèces à partir de 293 dans e2 jusqu’à 23 dans f1 est beaucoup plus considérable et s'élève au-delà de -°,.
En passant de la bande f2 à la bande g1, nous observons un fait semblable. Le nombre des genres s’abaisse de 17 à 15, 13*
196 Distribution verticale des Brachiopodes
tandisque celui des espèces se réduit de 222 à 55, Aïnsi, la ré-
duction est d'environ à.
Il serait impossible d’assigner une cause à ces irrégularités.
6. Dans la colonne (5), nous présentons pour chaque bande le nombre moyen des espèces par genre. Cette série est instructive, principalement parcequ’elle présente un fait, qui ne nous semble pas avoir été constaté jusqu'à ce jour. Il consiste en ce que, dans la série verticale des faunes partielles, le nombre moyen des espèces par genre s’accroit très rapidement, en même temps que le nombre total des genres. Les maxzima de ces deux nombres se correspondent. Cette coincidence se fait remarquer principalement dans les subdivisions de notre grande faune troisième.
Ainsi, dans la bande e1, les 11 genres coexistants présentent la moyenne de 5? = 2.91 espèces par genre.
Dans la bande e 2, les 19 genres coexistants offrent la moyenne de ?°% — 15.42 espèces.
Dans la bande f2, les 17 genres coexistants offrent la moyenne de *?? = 13.06 espèces, intermédiaire entre celles que nous venons d'indiquer dans les bandes e 1—e 2.
7. Réciproquement, nous remarquons, que la réduction de quelques unités dans le nombre des genres produit une diminution disproportionnée dans le nombre moyen des espèces.
Ainsi, en passant de e2 à f1, le nombre des genres se réduit de 19 à 10, tandisque le nombre moyen des espèces correspondantes s’abaisse de 15.42 à 2.30.
De même, en passant de f2 à g1, le nombre des genres se réduit seulement de 17 à 15, tandisque le nombre moyen des . espèces s’abaisse de 13.06 à 3.66.
Nous ne pouvons que signaler de nouveau l’impossibilité où nous sommes, d'attribuer ces irrégularités à une cause quelconque.
D’après les observations qui précèdent, on conçoit aisément, que les minima du nombre moyen des espèces par genre, correspondent aux minima du nombre total des genres. Ce sont les horizons fossilifères extrêmes C et h1, qui nous permettent de constater ce fait, analogue à celui que nous venons de signaler ci-dessus pour. les minima du nombre total des genres et des apparitions spécifiques dans chaque bande.
dans le bassin silurien de la Bohème. 197