‹ Bradycardies et Faisceaux de HisChapitre 18 sur 77 · III. — CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

III. — CONCLUSIONS

De ces nombreuses expériences il résulte que la transmission intra-cardiaque de l'excitation contractile présente des caractères particuliers : elle se fait lentement (le passage de l'oreillette au ventricule est d’un cinquième de seconde); elle se fait au niveau de la cloison médiane du eœur dans la région des fibres neuro-musculaires de His ; toute intervention pratiquée à ce niveau (compression ou section) gênera cette transmis-

Pt.) D

sion, la relardera ou l’interceptera complètement ; mais comme ces mêmes résultats sont obtenus par irritation du vague en un point quelconque de son trajet, on n'est nullement autorisé à conclure que la transmission intra-cardiaque de l'excitation se fait par les fibres musculaires du faiseau de His, plutôt que par les fibres nerveuses de ce faisceau. D'ailleurs les auteurs qui admettent la transmission musculaire sont obligés d’attribuer au système nerveux extra-cardiaque un rôle si grand dans cette transmission que la discussion perd toute importance pratique et n’a plus qu'une valeur doctrinale.

Nous allons voir qu’en clinique les troubles de conductibilité intra-cardiaques sont presque toujours la traduction de lésions nerveuses du vague et que dans des cas de blocage complet du cœur, l’autopsie a montré le faisceau neuro-musculaire de His indemne de toute lésion.

Il nous semble nécessaire avant d'aborder la pathologie de montrer quelles peuvent être les applications cliniques de ces résultats expérimentaux.

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