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Carotide et Jugulaire
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. € h | Radiale F16. 2. — L'onde à est due à l'oreillette droite envoyant en retour
une onde sanguine dans la veine jugulaire; l’onde à est plus fréquente que l’onde c.
Carotide et Jugulaire Ve
F1G. 3. — Quand l’onde auriculaire se produit au même moment que la pulsation radiale, elle est beaucoup plus forte; cequiest dû à ce que, à ce moment, le ventricule droit est en systole et que le sang ne pouvant refluer dans le ventricule est envoyé tout entier dans la veine.
Carotide et Jugulaire
RApapeee AC ir tac de L'CINL ENTC
F1G. 4. — Dans le pouls radial les ondulations marquées X sont causées par l'oreillette gauche, elles se produisent au même moment que l’onde à dans la jugulaire due à l'oreillette droite.
Carotide et Jugulaire
ns Radiale F1G. 5. — Id. comme pour la fig. 4. Excepté que pendant les pauses 00 il n’y a pas d'onde dans le tracé jugulaire.
, OBsERvATION III Benno Lewy. — Berlin (Zeitschrift für klinische Medizin, 190», DOME De 20)
Ein Fall von Adams-Stokes'scher Krankheil, von Benno Lewy.
Il s’agit d’un homme de soixante-treize ans, robuste et qui jusqu'alors a toujours joui d'une bonne santé. C’est un homme d'affaires qui jusqu'alors a toujours été très actif et s'est occupé d'entreprises importantes, mais depuis quelques années s’est consacré au repos. Deux ans avant la maladie actuelle il se fit une fracture de la malléole externe droite, qui guérit avec un cal important, mais sans trouble fonctionnel. En octobre 1900, ilfutopéré à l'œil droit d’une cataracte sénile. A cette occasion, 1l demeura longtemps dans une chambre noire, et soit à cause de cela, soit parce que la clinique dans laquelle fut pratiquée l'opération était accessible aux bruits de la rue, il présenta un état marqué de dépression.
Après sa sortie de la clinique ophtalmologique, ce vieillard se trouvait en bon état, pourtant en novembre et décembre 1900, il présenta quelques attaques, qui, d’après la description que m'en fit son entourage étaient tout à fait analogues à celles qu'il me fut donné de constater ultérieurement.
En plein sommeil, le malade se mettait à râler et à présenter dans les membres des secousses cloniques. Il prit à trois ou quatre reprises des attaques analogues, il n’en ressentait aucune fatigue et n'y attacha aucune importance.
Le soir du 2 janvier 1907, je fus appelé auprès de ce malade, qui m'était jusqu'alors inconnu, parce qu’il était tombé et qu'il saignait fortement du nez.
Je trouvais un homme de bonne constitution, sain, étant donné son âge, en bonne santé et n’accusant aucun état morbide. Le pouls était à 80, de tension bonne, les artères radiales étaient très peu résistantes et bonnes, étant donné le grand âge du malade. Il me fut raconté que ce vieillard était tombé brusquement sans connaissance, et, s'étant heurté le nez, avait saigné abondamment. L'examen du nez ne montra rien d’anormal, il n'y avait aucune fracture des os du nez, le patient avait dû seulement se heurter violemment, comme l’attestait l'ecchymose des régions de la face voisine du nez et des yeux.
Pendant l'examen du nez, le patient fut pris d'un froid intense dans les mains. Je lui conseillai de s'étendre aussitôt dans son lit, Pendant qu'il se déshabillait, il fut pris sans pro-
drome — je contrôlais constamment son pouls — d'une attaque particulière : le pouls s'arrêta complètement, le patient perdit complètement connaissance, sa respiration devint stertoreuse, et, brusquement, il fut pris de secousses dans les membres. Quelques vingt secondes après, le pouls se montra de nouveau plein et fort, le patient ouvrit des yeux étonnés, paraissant n'avoir aucune idée de ce qui lui était arrivé. Apres que le malade fut étendu dans son lit, je lui fis une injection d'huile camphrée. Immédiatement après se produisit une attaque semblable à la précédente. Pendant cette attaque, je pus ausculter le cœur et constater que les bruits du cœur cessaient complètement, aussi longtemps que le pouls (Je n’entendis aucunement les bruits qui, dans le cas de Hoffmann, se laissaient entendre pendant la cessation du pouls et aussi bien pendant cette attaque que, pendant les attaques ultérieurs, il me fut impossible d'en percevoir aussi bien avec l'aide du stéthoscope qu'en me servant du phonendoscope). Pendant la cessation du pouls, il se produisait une importante cyanose. Après quelques vingt secondes, le pouls devint de nouveau perceptible, lent et tardif pour redevenir bientôt de nouveau rapide et fort à 72 à la minute. Immédiatement après la fin de l’attaque, la matité cardiaque ne se trouvait pas augmentée, elle avait la même étendue que pendant les phases d'intégrité.
En même temps que la cessation du pouls, et cette observation put être faite dès la première attaque, lorsque le malade se déshabillait, il se produisait sur tout le corps une abondante sudation. Les extrémités étaient froides, la température axillaire était de 36,5. Pendant les deux heures qui suivirent, il fut fait sur tout le corps des applications de bouillottes chaudes et on fit absorber au malade des excitants divers : alcool, champagne, etc., pour le réchauffer. Pendant tout ce temps, l'excrétion sudorale profuse cessa, tandis que peu à peu les extrémités se réchauffaient. Le patient fut pris alors d'un sommeil tranquille, quine fut plus troublé du reste de la nuit.
Le lendemain, le patient se trouvait quelque peu abattu, mais subjectivement tout à fait bien, Comme nous l'avons dit au-dessus, il présentait des ecchymoses sur une grande partie du visage. Le pouls était bon, plein ; à part, comme nous l’avons dit, une dureté très marquée des parois artérielles il ne présentait rien autre d'anormal.
Les poumons, le cœur, les organes abdominaux étaient indemnes de tout état morbide. Le pouls était à 72, les urines ne contenaient ni sucre, ni albumine, le malade garda le repos