‹ Bradycardies et Faisceaux de HisChapitre 40 sur 77 · RÉFLEXIONS DE L'AUTEUR A PROPOS DE LA PREMIÈRE OBSERVATION · texte numérisé non relu

RÉFLEXIONS DE L'AUTEUR A PROPOS DE LA PREMIÈRE OBSERVATION

Cette observation est accompagnée de tracés qui permettent à l’auteur de conclure à une dissociation vraie « echte Dissoziation ».

L'auteur assimile son cas aux deux observations de Dissociations publiées par Rihlt (Analyse von 5 Fallen, elc.); «dans tous ces cas, le nombre des battements ventriculaires observés est voisin de 30, ce qui permet de penser que le nombre 30 représente peut-être chez l’homme la fréquence du ventricule battant dissocié. » Mais au début, il n’en était pas ainsi: la dissociation était incomplète, et Finkelnburg admet qu'entre la dissociation complète et la dissociation incomplète il y a eu tous les stades de transition.

{ Rihl (Analyse von 5 Fällen von Uberleitungsstorungen Zeit, f. experim. Path. und Therap, 1905, vol. IL, p. 83).

— RRT —

Ogservarion XI

Leuchtweiss. — Aus der medizinischen Poliklinik in lena (Archiv für klinische Mediz., 1906, 86 p. 456).

, Beitrag zur Lehre von der Adams-Slokes'schen Krankheit.

Le grand intérêt que la maladie d'Adams-Stokes a acquis dans ces dernières années m'engage à rapporter brièvement le cas qui me fut communiqué par le professeur Matthes.

Il s’agit d’un caissier de quarante ans, de la forêt de Thuringe, qui, en été 1904, vint à ma clinique, se plaignant d'attaques graves avec perte de connaissance. Ces attaques se produisaient au cours d'une santé parfaite chez cet homme plein d'activité et endurci au travail. Malheureusement, pendant le premier séjour que fit le malade à la clinique, il ne fut observé aucune attaque. Mais les anamnestiques ainsi que l'examen de l'appareil circulatoire ne peuvent laisser aucun doute sur le diagnostic de maladie d’Adams-Stokes.

Les anamnesliques révèlent que le patient, indépendamment de quelques maladies d'enfant, fut toujours bien portant, il servit trois années comme soldat, et eut toujours une bonne santé. Aucune infection spécifique, il n'y a aucune raison de suspecter la syphilis. Le patient est très grand buveur et grand fumeur.

La première attaque survint sept ans auparavant, subitement au cours d’un travail corporel pénible; il avait bu abondamment. Le patient sentit « une sensation de froid lui remonter du cœur au cerveau », puis quelques secondes après, il tomba sans connaissance. Il put se relever et se remettre au travail. Depuis, il eut fréquemment de ces attaques, aussi bien pendant le travail qu'au repos. L'attaque se produisit toujours de la même façon; subitement, la nuit se faisait dans ses yeux, «il était comme aveugle », puis, «cela lui montait du cœur, au cerveau », il tombait sans connaissance pendant un temps très court, quelques secondes.

Quelquefois, les attaques se produisaient plusieurs fois pendant la journée, mais le plus souvent elles restaient longtemps sans se reproduire. ,

Le patient, qui s’observait bien, compta son pouls après la première attaque et trouva qu'il était extraordinairement lent, il ne battait que 30 fois à la minute. /mmédialement après chaque atlaque, le pouls batlait encore plus lentement, souvent 25 fois par minute. Le patient décrit l'état de son pouls de la

façon suivante : « Il se produit un battement, puis une longue pause, puis deux battements successifs, puis de nouveau après, une longue pause, un battement, etc. » Chaque fois, pendant la longue pause, il éprouvait la même sensation cérébrale c'était comme une sensation « de fourmillement, de bourdonnement dans la tête ». Grâce à une respiration active et profonde au moment de la cessation du pouls le patient pouvait interrompre et arrêter au début l'attaque menaçante.

Plus tard, il arriva à cet homme que les attaques devinrent plus fréquentes et plus légères pendant le repos, elles survenaient la nuit aussi bien que pendant le travail. Un travail corporel pénible dut pourtant, à mon avis, avoir une influence sur la production de ces attaques, puisque c'était pendant le travail pénible, le soir, que se produisaient ces attaques en grand nombre, jusqu à 20 et plus. Pendant six ans, cet état nur les attaques allaient et venaient de la façon décrite sans que le patient arrêla son travail.

En juin 1904, après un violent chagrin et pendant un travail corporel pénible, ayant bu abondamment de la bière, le patient fut pris d'une attaque très grave. [Il tomba subitement et resta, au dire de sa femme, étendu comme mort pendant une heure. Malheureusement le pouls ne fut pas compté. Le patient restait sans Connaissance, ne réagissait à aucune excitation, rêvait et ne se souvenait pas de ses rêves. Réveillé, il resta encore quelques heures au lit, et il put, le lendemain, reprendre son travail.

Le patient vint alors pour la première fois se faire examiner à la clinique. L'état du pouls ne fut pas signalé. Le patient fut traité et amélioré, depuis il ne se D plus d’attaques. Seulement, parfois, il se produisait de légers vertiges. Ces attaques, plus REA étaient alors caractérisées par des sensations vertigineuses, le pouls cessait plus longtemps et se comportait comme il a été décrit au-dessus. Le patient n'avait pas de secousse musculaire, ni de mouvement, ni de paralysie. Il se trouvait tout à fait bien et n'était nullement gêné dans l'accomplissement de son travail, En dehors des attaques, il se plaignait seulement de battements de tête.

Printemps 1905, la matité du cœur est masquée par les poumons. Le battement de la pointe est senti dans le V* espace intercostal en dedans de la ligne mamelonnaire. Le premier bruit est claquant, le deuxième faible, Impureté systolique sur toute la surface du cœur, principalement à la pointe. Le deuxième bruit aortique et pulmonaire est également élevé. Les veines

sont dilatées principalement au cou. Au niveau des veines jugulaires, des pulsations très visibles, irrégulières, tantôt fortes ou faibles. se voient, principalement dans la position étendue, plus fréquentes que les pulsations radiales et carotidiennes et que les contraclions du cœur. Leur nombre ne fut pas exactement compté. Le pouls artériel est toujours de 30, synchrone aux mouvements du cœur.

Le pouls est fort, plein, régulier, bien frappé, égal au niveau des deux radiales. Pression sanguine au Gartner : 95; Riva- Rocci: 130.

A l’auscultation, pendant les pauses du pouls, aucun bruit n’est perceptible au niveau du cœur.

Les examens ultérieurs furent semblables.

Des courbes furent effectuées qui montrèrent que le ralentissement du pouls n'était dû ni à des extrasystoles, ni à des pulsations frustes ; il s'agissait de bradysystolie ventriculaire.

L'atropine ne montra aucune modification dela fréquence ventriculaire, elle accéléra les battements auriculaires.

Cette observation est accompagnée de 5 courbes qui sont bonnes et qui montrent d'après la relation des pulsations jugulaires avec les pulsations carotidiennes que l'oreillette et le ventricule battent indépendamment l’un de l’autre. Et après avoir mentionné les deux formes de blocage admises par Hering (Partieller- Herzblock) (Totaler-Block-Dissociation) l’auteur range son cas dans dans la deuxième catégorie.

L'atropine accéléra les oreillettes, non le ventricule (représenté par une courbe). Et l’auteur ajoute qu'il ne s’agit pas d’un défaut de transmission, puisque l'intervalle 4-c n'est pas modifié. « La persistance de l'égalité de l'intervalle a-c s'explique seulement par le fait que les pulsations veineuses dues à l’augmentation de fréquence des contractions de l'oreillette atteignent presque. le double des pulsations artérielles. »

L'auteur ajoute que de même que l’atropine, lexer-

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cice musculaire activait peu la fréquence ventriculaire.

Quant à la cause de la dissociation, il dit que rien ne permet de l’établir.

(L'action de l’atropine dans ce cas paraît douteuse, d’après les courbes il semble y avoir en même temps accélération ventriculaire et auriculaire, ét l’auteur est peu explicite).

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