‹ Bradycardies et Faisceaux de HisChapitre 41 sur 77 · OBSERVATION X · texte numérisé non relu

OBSERVATION X

E. Roos, assistent der medizinischen Poliklinik. (Zeitschrift für klinische Medizin, n° 59, 1906, p. 197.)

Zur Kenntnis des Herzhlochs beim Menschen (Adams-Stokesscher Symptomenkomplex.)

En mai 1905, un commerçant, âgé de soixante-douze ans, vint me consulter pour des douleurs de tête et des attaques vertigineuses qu’il attribuait à des troubles gastriques.

Dans les anamnestiques on relevait ce qui suit, Depuis un an, le malade souffrait de congestions avec sensations de brûlure au niveau de la nuque, en même tempsque se produisaient des défaillances ou de véritables syncopes. Ces attaques se produisirent parfois dans la rue, alors que le malade se promenait tranquillement, il fut maintes fois obligé, pour ne pas tomber, de s'arrêter ou de s'appuyer sur sa canne. Ces phénomènes ne se produisaient pas toujours dans la rue, le patient, dans l’automne de 1904, prit

. deux attaques à deuxionrs d’intervalles, l’une au lit pendant le repos du matin, la deuxième survint au café : il tomba subitement de sa chaise sur le sol mais put se relever aussitôt sans difficulté. Une fois, il se blessa le front à un meuble. Il ne présentait, avant ses attaques, aucun prodrome et était très étonné de se trouver par terre. Pour Pâques, en 1905,une attaque se produisit le matin alors que le malade était en train de déjeuner, elle cessa rapidement sans qu'il persistât aucun trouble. Depuis, la perte de connaissance a toujours été légère. Pendant les attaques il ne se produit aucun symptôme anormal ni douloureux du côté de la tête (la congestion exceptée) ni du côté du cœur. Il n'éprouve pas de douleur de tête, ni d'autres phénomènes douloureux. I] dort très bien, il est tranquille, de bonne humeur et pas du tout nerveux. Les digestions sont bonnes et régulières ; la seule chose dont il se plaint en même temps que de ses attaques, c'est

d'avoir depuis deux ans le souffle court. Il est oppressé quand il marche vite ou qu'il monte, maisila dans ces dernierstempsencore pu s'élever de 100 à r5o mètres lentement, sans grandes difficultés. C'est à peine s'il fut obligé de se reposer une fois ou deux.

C'est un petit mangeur, et il a toujours bu et fumé très modérément. En dehors des maladies d’enfants telles que la rougeole, le patient ne se souvient pas d’avoir fait de maladie grave. Il était toujours bien portant et actif jusqu'ici, la mémoire était bonne, c'était un homme intelligent, ouvert et actif. Ses parents, ses frères et sœurs sont également bien portants. Un frère mourut à trente-huit ans de maladie inconnnue.

28 mai 1905. — L'examen montre un homme bien constitué pour son âge, d'un embonpoint moyen et pesant 73 kilos. Il présente un emphysème médiocre sans catarrhe. Le choc de la pointe n'est pas perçu, les bruits du cœur sont très faibles, purs, réguliers, à peine perceptibles avec le phonendoscope à la base. Aucun bruit surajouté, Le pouls à la radiale présente 40 pulsations, il est fort, bon et plein. La matité cardiaque relative dépasse la ligne mamelonnaire d’1 centimètre et demi à gauche. Elle s'écarte de la ligne médiane de 15 centimètres à gauche, de 5 centimètres à droite, elle commence dans le II: espace intercostal. La matité absolue est très faible. Les contractions cardiaques perceptibles ne sont pas plus fréquentes que les pulsations radiales.

Dans la position étendue, des pulsations apparaissent au niveau des jugulaires, qui se produisent plus fréquemment que les pulsations carotidiennes. Quelques pulsations veineuses sont manifestement plus fortes que les autres.

La paroi de la radiale est dure et sinueuse à gauche aussi bien qu'à droite, au niveau de la temporale les mêmes phénomènes se retrouvent, mais moins importants. La pression sanguine s'élève à 140 millimètres d'après le Gartner, la réaction pupillaire est bonne. Du côté des nerfs cérébraux, aucun phénomène anormal. L’urine montre un léger trouble d'albumine, aucun sédiment, pas de sucre.

Dans des examens ultérieurs, l’état présenta quelques légères modifications. Les bruits du cœur étaient parfois plus forts, parfois plus faibles, À la pointe s’entendait parfois un souffle systolique. Une fois, il fut perçu comme cela a été décrit, un bourdonnement léger entre les bruits du cœur, ce phénomène n'était pas net à la base. Il n’y avait aucune extra-systole, aucune contraction fruste de Quincke-Hochhaus. La pulsation de la jugulaire était évidente dans la position étendue et souvent on

putcompter exactement un nombre de pulsalions veineuses double de celui des pulsations carotidiennes où radiales. Souvent des ondulations veineuses paraissaient se fondre l’une dans l’autre, si bien que le calcul exact ne put en être fait,

Les pulsations radiales s'élevaient, au cours d'examens ultérieurs à 30 ou 32 et ne variaient de fréquence que très peu sous l'influence des mouvements modérés ou des changements de position. Après une marche rapide un peu longue, elles s’élevaient à 40, mais redescendaient toujours rapidement à 30.

En été 1905 et l'hiver suivant il n’y eut aucune modification, le malade ne souffrait pas. En juin 1905, furent prises les premières courbes du pouls,

En février de la même année on trouva de nouveau un pouls tout à fait régulier de 30 à 32 et un nombre exactement correspondant de bruits cardiaques. Rarement on entendit du côté de la pointe un bruit surajouté donnant l'impression d’un triple battement, le plus souvent les deux bruits étaient normaux, parfois on entendait un faible souffle systolique. Au niveau du ventricule droit et à la base, les bruits étaient légers et purs. La matité cardiaque, le 10 février 1906, avait la même étendue qu'en mai 1905. Le choc de la pointe n’était pas du tout senti, il n'y avait aussi aucune pulsation épigastrique. Le foie avait une dimension normale, 1l n’était pas palpable. Rien d'anormal au niveau de l’abdomen, les troubles de la marche étaient restés les mêmes. Les congestions et les petites attaques qui les précédaient ne se produisaient plus que très rarement sans que le malade eut suivi de thérapeutique spéciale, mais par de simples modifications rationnelles dans ses conditions d'existence. L'état général était bon.

Tension artérielle (mesurée au Riva-Rocci):

Le 12 février: pression systolique 210 mm. ; diastolique 170

Le 21 février: — 190 MM. ; — 140

L'urine était toujours claire, de quantité normale, sans albumine, sans sucre, sans sédiment.

DEUX EXAMENS RADIOSCOPIQUES du cœur pratiqués avec l'appareil de la clinique, grâce à l’amabilité du D' Link, ne purent nous apporter de renseignements utiles au sujet des particularités du rythme du cœur dans ses relations avec le pouls veineux, Mais on put établir avec certitude que, à une pulsalion radiale correspondait toujours une seule contraction du ventricule gauche ; el aussi deux observateurs comptant en même lemps purent établir que, à une contraction du ventricule gauche répondaient deux ondulations des oreillettes, la plus visible étant celle de

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