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attaques, il s’en produit d’autres caractérisées par un afflux de sang au visage, des fourmillements dans les bras et dans les mains, souvent aussi par des douleurs dans les bras.
C'est une femme petite, maigre, le pouls est de 30 à 32, régulier, dur; au cou des pulsations carotidiennes fortes et rares sont facilement visibles, indépendamment des pulsations véineuses évidentes, qui sont notablement plus fréquentes. La pointe du cœur est dans le V® espace intercostal à un travers de doigten dehors de la ligne mamelonnaire, La matité cardiaque s'étend à gauche, jusqu'au niveau d’une ligne passant par la pointe du cœur, dépasse d'un travers doigt le bord droit du sternum. A la pointeil y a un souffle systolique, le bruit aortique est renforcé. Le foie ne paraît pas hypertrophié.
La malade, mise au repos fut traitée par la caféine, l’état sub- Jectif s'améliora. On n'observa pas, pendant le séjour que fit la malade à la clinique, d'attaques avec perte de connaissance; quant aux autres attaques (congestion de la face, fourmillements et douleurs dans les bras) elles diminuèrent notablement.
Le pouls resta pendant quatre jours entre 30 et 40; il s'éleva, au cours d’une amélioration de l'état général, à 55, et resta ensuite de fréquence variable : en quelques minutes il variait de 30 à 60 ou 70, puis, au bout de 3 semaines, il s'éleva définitivement à 6o ou 80.
Le tracé du pouls pris peu de temps après l'entrée de la malade montra une dissociation entre les contractions de l’oreillette et du ventricule.
Quatre jours plus tard, alors que le pouls battait à 65, les pulsations veineuses et artérielles se produisaient normalement, à chaque ondulation veineuse correspondait une onde carotidienne dans un intervalle normal et, malgré les irrégularités de la courbe veineuse, on put voir que l'intervalle AC élait normal.
Les jours suivants, quand le pouls devint irrégulier, on nota pendant une longue succession de battements, une dissociation complète. Par intervalles, les courbes témoignaient d’un {rouble de transmission, mais sans dissocialion. Le plus souvent, la contraction ventriculaire ne se produisait que toutes les deux pulsations auriculaires. L'intervalle AC avait alors le plus souvent sa durée normale 0,2” ; il paraissait s’allonger seulement de loin en loin.
Résumé. — Femme de soixante-cinq ans souffrant depuis six mois d'attaques du type d'Adams-Stokes. A l'entrée il s’agit d’une dissociation manifeste ; quelques j jours après il se produit une simple gène dans la (transmission avec absence, à intervalles
réguliers, d'une contraction ventriculaire, sans allongement de l'intervalle AV. Cet état persista quelques jours, puis la succes sion normale des battements se rétablit.
Osservarions XXI, XXII
Heineke, Müller, Hôsslin (von München, clinique du professeur Müller). « Syndrome d'Adams-Stokes et troubles de conductibilité. » (Deutsch. Arch. f. klin, Mediz., 1908, n° 93, p. 459.)
Os. I. — Un jeune boulanger de vingt-neuf ans se plaint, depuis quelques jours, de sensations de points et de piqûres au niveau de la poitrine, il tousse et présente une expectoration glaireuse. Il est faible, pâle, quelque peu obèse.
‘Les pulsations cardiaques sont fortes, rythmiques, lentes : on compte à peine 50 battements à la minute.
Pendant l'auscultation du cœur il se produisit soudainement une fois une augmentation de fréquence des battements atteignant le double de la fréquence antérieure. Et le malade restant au repos, étendu sur le dos, on put encore une fois compter 96 pulsations à la minute. La bradycardie était donc due à l’absence d'une contraction ventriculaire sur deux, vraissemblablement due à un trouble de transmission, Pendant la phase de bradycardie, quand le pouls battait à 40 ou 50, on pouvait observer dans la région cervicale une fréquence plus grande des pulsations veineuses qui purent être enregistrées sur une courbe :
A chaque pulsation artérielle correspondent 3 crochets de la courbe veineuse, un crochet carotidienv qui correspond à la contraction ventriculaire, tandis que les deux autres at et a? sont constitués par les systoles auriculaires. Une contraction auriculaire sur deux est suivie d'une systole ventriculaire, ce qui indique une dissociation incomplète.
L'intervalle AV est allongé, il atteint 0,4”.
L'explication de ce phénomène peut être diversement établie: irréqularité d'action de l'excitation d’origine ; affaiblissement de la capacilé de conduction dans la région de l'oreillette, entre le lieu d’origine de l'excilalion el la musculature auriculaire.
Ons. IT. — Il s'agit d'un homme de soixante-sept ans qui, depuis des années souffre de dyspnée et depuis quelques mois de palpitations.
La pointe du cœur est dans le V® espace intercostal à un travers de doigt en dehors de la ligne mamelonnaire. Pouls petit, plein, irrégulier, inégal. Les urines contiennent des traces d’albumine, quelques cylindres hyalins.
Il s'agit d’une insuffisance cardiaque chez un vieillard atteint d'emphysème et de sclérose rénale.
La palpation et l’auscultation du cœur montraient que les intermissions du pouls n'étaient dues qu’en partie à des extra-systoles. Pendant la plupart des « intermissions » le cœur était au repos complet, et on ne pouvait ni sentir de soulèvement de la pointe à la palpation, ni entendre à l’auscultation de bruit pendant le grand silence.
L'absence de pulsations veineuses au cou ne permit pas d’obtenir de tracé, et le mauvais état du patient interdit l’enregistrement des ondes auriculaires par la sonde œsophagienne d'apres la méthode de Minkowski.
N'ayant pas de courbe veineuse, il est impossible de conclure. Toutefois le simple examen de la courbe sphygmographique radiale permet de la considérer, d'après Wenkebach, comme caractéristique d’un trouble de propagation en raison de l’accroissement progressif des périodes. Wenkebach considère ce phénomène comme relevant d’une diminution pathologique de la capacité de propagation : le temps de transmission augmente chaque fois un peu et, finalement, la contraction ventriculaire fait défaut. Pendant l'intermission, la capacité de transmission se rétablit et le cycle recommence.
L'absence de pulsations veineuses rend impossible l'analyse de cette courbe, on ne peut définir s'il s'agit d'extra-systoles avec ou sans pause compensatrice, ou s'il s’agit d'arythmie primitive.
La digitale resta naturellement sans effet.
TROUBLES DE CONDUCTIBILITÉ INTRACARDIAQUE AU COURS D'AFFECTIONS PRÉEXISTANTES
Osservarions XXIII, XXIX, XXV, XXVI (Arch. f. klin. Mediz., 1905, n° 85, p. 373).
Quatre cas de troubles de conductibilité du muscle cardiaque par Joachim,
Pleurésie purulente droite.
Cas I. — Ménagère de soixante-treize ans. Quatre semaines avant l'entrée elle s’exposa au froid et au chaud: toux sèche, points de côté, dyspnée. Par la ponction exploratrice on trouva du pus dans le côté droit de la poitrine.
A l'entrée, 24 janvier 1905 : Mauvais état général, cyanose, dyspnée modérée, température sublfébrile. Forte cyphose de Ja
colonne dorsale. Epanchement pleural droit s'étendant jusqu’à l’épine de l’omoplate. Cœur élargi légèrement à gauche. A Ja pointe, bruits systoliques faibles, rien d’anormal.
Sang : hémoglobine 65 pour 100, R. 3.812.000, B. 26.000.
A la clinique : Immédiatement après l'entrée on remarque l'irrégularité du pouls, on prend alors le tracé du pouls. La patiente n’a malheureusement pas de battements de la pointe enregistrables, ni de pouls veineux, si bien que nous devons nous en tenir au pouls radial. Comme la photographie ci-contre du pouls le montre, l'irrégularité du pouls se produit par manque d'une seule pulsation et ce battement fait défaut toutes les 9 pulsations :
Artéreradiale