AIR
‘Il présentait de la difficulté pour articuler, sans aphasie,
Pendant les huit premiers jours, il eut des sensations douloureuses dans tout le côté parésié ; ces phénomènes s'amendèrent peu à peu. Pendant ces huit premiers jours, il présenta également une amblyopie assez marquée.
A son entrée à l'hôpital, on se trouve en présence d'un vieillard ne paraissant pas amaigri, mais semblant: n’avoir jamais eu une constitution robuste.
Les temporales ne sont pas sinueuses, il n’y a pas de varicosités des pommettes.
Nous n'insistons pas sur les symptômes d’hémiplégie; nous rappellerons seulement le symptôme douleur, en ajoutant que le malade présentait des troubles de la sensibilité profonde ne lui permettant pas de reconnaître par le toucher la forme d'un objet.
Les pupilles sont égales et réagissent à la lumière.
Le malade se plaint d'amblyopie, il ne présente pas d’hémianopsie.
Le pouls est régulier à 50, la tension ne paraît pas augmentée.
La pointe du cœur bat dans le V° espace au niveau de la ligne mamelonnaire ; il y a aussi des battements dans le VI® espace.
Les bruits sont réguliers.
Il n’y a pas d'éclat du deuxième bruit à la base.
Le premier bruit est légèrement soufflant et prolongé à la pointe.
Les urines présentent un très léger disque d'albumine, pas de sucre.
19 mars, — Le matin sans que le malade ait pris de digitale, on note au cœur un rythme couplé intermittent, avec défaut de transmission au pouls de la deuxième pulsation. Ce qui fait que le pouls varie du simple au double suivant qu’on le compte au moment où le cœur bat, suivant le rythme couplé ou suivant le rythme normal, Il passe ainsi de 80 à 40. Tension — 16.
22 mars. — Persistance du même phénomène, alternance du rythme couplé et du rythme normal, comme cette alternance se produit plusieurs fois en une minute, la numération du pouls n'est qu'approximative et variable.
Compté pendant une minute le pouls est à 54, à 10 heures et demie du matin on injecte en injection sous-cutanée 1 milligramme d’atropine,
À 10 h. 45 : Pouls : 68
A 11 heures : Pouls : 94.
Les systoles avortées sont beaucoup plus rares, elles ne se
produisent que de loin en loin toutes les 10 ou 12 pulsations.
A 11h. 15 : le pouls est à 100, on ne trouve pas d’intermittences pendant les-trente secondes pendant lesquelles on a compté les pulsations. Ensuite se produisent quelques rares intermittences très espacées.
A 11 h.25 : 88 pulsations, la tension mesurée à ce moment est de 16 (au sphygmomanomètre de Potain).
À 11 h. 45 : 84 pulsations.
À 6 heures du soir : 72 pulsations.
23 mars. — Pouls à 52, le rythme couplé est redevenu très fréquent.
Persistance de ce même phénomène.
Les premiers jours d'avril le malade présente des déterminations pulmonaires et des accidents de faiblesse cardiaque plus marquées. Arythmie banale. Hypotension,
20 avril. — Le malade meurt.
21 avril. — Autopsie.
On trouve au niveau de l'hémisphère gauche, au niveau de la partie postérieure du lobe pariétal une zone de ramollissement peu étendue en profondeur.
Au niveau des noyaux centraux quelques lacunes de désintégration.
Cœur : Hypertrophié et dilaté uniformément. Le myocarde est pâle, jaunâtre, se laisse facilement déchirer, il ne fut pas fait d'examen microscopique.
OBsERvATION II.
Pouls lent dans la convalescence d'une pneumonie chez un jeune homme de vingt-cinq ans syphilitique. Injection d'atropine: Accélération des orerlletles, accélération incomplète des ventricules (pouls alternant.
L... C..., vingt-cinq ans, chiffonnier, entré à Sainte-Elisabeth le 19 août 1907 pour la première fois, et depuis y fit plusieurs séjours.
C'est un jeune homme de vingt-cinq ans entaché de tares diverses, qui n'a jamais pu exercer d'autre métier que celui de chiffonnier parce que, dit-il, il est trop faible.
On note dans ses antécédents aussi bien héréditaires que personnels de nombreuses atteintes de bacillose : son père est mort à trente-six ans de fluxion de poitrine, sa mère est morte tuberculeuse. Un frère et une sœur morts à vingt-sept et vingt et un ans tuberculeux.